Points de vue de nos collègues après 6 mois de travail en mode hybride


Mercredi 20 juillet 2022
Par l'équipe de Québec.ca

Les vacances de l'été 2022 marquent, pour plusieurs, la première vraie grande coupure depuis le retour au bureau et la mise en place, il y a un peu plus de 6 mois, d'une organisation de travail en mode hydride, télétravail et présentiel. Au-delà des grandes théories sur les avantages et inconvénients du travail en mode hybride, on vous présente ici les points de vue « terrain » de 5 de nos collègues sur cette nouvelle réalité.

On les remercie d'avance d'avoir joué le jeu et d'avoir répondu à nos questions!

Éloïse, designer d'interfaces utilisateur


Comment as-tu réagis lors de la première annonce des dates de retour au bureau?
Ça a été plutôt progressif et ça s'ancrait de plus en plus dans nos têtes après les premières communications. Pour moi, ce n'était pas si pire que ça. J’aimais ça venir au bureau et j’étais même déçue quand ça a été finalement repoussé puis annulé. 

Comment se sont déroulées tes premières journées au bureau? As-tu rencontré des enjeux ou fait des ajustements?
Je suis revenue parmi les premiers, et au début, je n’étais pas certaine. Mais finalement, j’aimais vraiment ça être au bureau. Les effets positifs du télétravail étaient devenus pervers, comme essayer de faire des brassées de lavage dans les temps de pause. Le bureau, ça fait une vraie coupure de rythme. On a moins de charge mentale qu’à la maison! Par contre, on doit faire attention à ne pas oublier nos outils de travail : un ou deux câbles, la souris, le chargeur, etc. On a aussi vécu des situations bizarres où l'on voyait que l'infrastructure des salles de réunion, au bureau, était parfois moins pratique que celle de la maison.

De manière générale, es-tu satisfaite du mode de travail hybride ou aurais-tu des améliorations à proposer?
Je vis très bien le travail hybride et j’étais rendue à en avoir besoin. Ça m’a donné un nouveau souffle, une nouvelle motivation. On s’est aperçu qu’au bureau il n’y a pas eu de grands changements dans l’organisation, c’est un retour à la normale. Après, j’aimerais qu’il y ait de la flexibilité complète par rapport à un certain nombre de jours ou d’heures, ou même des demi-journées.

Stéphanie, conseillère en expérience utilisateur


Te souviens-tu comment tu t'es sentie quand tu as appris pour la première fois qu'on retournait au bureau?
Le retour à la normale, je l’attendais, mais ça m’inquiétait tout de même car les cas de COVID ne baissaient pas tant que ça. Je savais qu’il fallait respecter toutes les mesures sanitaires en rentrant au bureau comme la distanciation ou la limite du nombre de personnes dans des espaces. J’ avais un peu l'impression de devoir retourner au bureau pour faire du télétravail. C’était vraiment un mélange de « c’est le fun, on reprend la vie normale » et d’inquiétude. Aussi, c’est certain que ça ne me tentait pas d'attraper la COVID au bureau et, le cas échéant, de la donner à quelqu’un d’autre.

Qu’est-ce qui a motivé tes choix de revenir au bureau en présentiel tel ou tel jour?
Comme on a plus de rencontres les mardis et mercredis, la décision s’est prise naturellement. C’est le fun, ça coupe la semaine de venir les mardis et mercredis. Aussi, je suis plus productive ces journées-là.

Comment se sont déroulées les premières journées au bureau?
Il y avait quelques trucs qui ne fonctionnaient pas avec mon poste de travail, mais à part ça j’étais fonctionnelle. De toute façon, je n'étais pas super bien installée à la maison! Donc je suis vraiment mieux équipée au bureau. J’ai aussi réussi à me faire des tâches de bureau et de maison pour ne pas trop perdre en productivité.

Ça fait maintenant près de 6 mois qu’on a pris le rythme du travail en mode hybride. Avec ce recul, quels sont les avantages ou inconvénients selon toi?
Au bureau, on rencontre les collègues et on est tout le temps en mode solution, c’est vraiment un avantage. On est clairement plus efficace pour faire des rencontres au bureau tandis qu’à la maison, on l’est plus pour rester focus et faire du travail de recherche.

Est-ce qu'il y a des points que tu aimerais améliorer?
C’est bien qu'on nous permette de faire de l’hybride, on a une meilleure conciliation. Mais ça pourrait être plus flexible, par exemple, on pourrait autoriser de faire des demi-journées si on a un imprévu.

Martin, directeur général


Qu'est-ce que tu avais retenu de l'annonce du retour au travail pour toute l'équipe?
Au départ, on se demandait comment on allait arriver à avoir une logistique d’équipe alors que chacun avait sa propre dynamique et logistique familiale. Il y avait aussi une légère crainte par rapport au transport, et les questions sur l’impact que ça aurait sur la santé de l’équipe. Après on s’est dit qu’on avait fait juste ça « des premières fois pendant la COVID donc on va expérimenter et s’ajuster ».

Comment as-tu décidé quelles journées allaient être en présentiel ou à la maison?
De mon côté, je viens les trois jours où il y a des membres de l’équipe qui sont là donc mardi, mercredi et jeudi. Ça fait une belle coupure avec la maison. La famille et le travail étaient rendus le même lieu. Ça me faisait plaisir de fréquenter la colline, ça ça me manquait, et ma concentration est meilleure au travail.

Comment se sont déroulées les premières journées au bureau?
Le plus compliqué de la logistique c’est qu'il ne faut pas oublier l’ordi, les fils, etc. Il a aussi fallu se trouver une routine du matin. De mon côté, j’ai doublé toutes mes affaires pour la maison et le bureau pour limiter les oublis. Je me suis fait une routine de préparation pour garder le focus.

Ça fait maintenant près de 6 mois qu’on a pris le rythme du travail en mode hybride. Avec ce recul, quels avantages ou inconvénients vois-tu à cela?
2 ou 3  jours au bureau, c’est un bel équilibre entre la vie de travail et la vie familiale et de maison. Pour ma part, je fais les mêmes tâches au bureau et à la maison, je ne me réserve pas de tâches particulières pour le bureau ou la maison.

De manière générale que retiens-tu du retour au bureau après quelques mois? 
C’est certain qu'il n’y a plus beaucoup de services autour du bureau! Ça, ça manque. Grande-Allée ce n’est pas pareil qu’avant. Mais d’avoir gardé nos espaces c’est une grande force pour le retour au travail. On pourrait même accueillir plus de monde avec le télétravail. Ça nous donne aussi plus de flexibilité en tant qu’employeur.

Mathieu, chargé de projets numériques


Te souviens-tu de ce qui t'avait traversé l'esprit lors de l'annonce du retour au bureau pour tout le monde? 
La première annonce j’avais trouvé ça correct. Ça avait l’air organisé. On cherchait quand même l’avantage de revenir au bureau plutôt que de rester en télétravail d'un point de vue « nécessité de travailler en présentiel versus le risque » d'attraper ou de transmettre la COVID. 

Qu’est-ce qui a motivé tes choix de tel ou tel jour au bureau?  
Je n’avais pas d’enjeux sur les journées de bureau, mais en télétravail je pouvais mieux concilier travail et vie personnelle. Ça me permettait, notamment de m'entraîner quelques fois par semaine. Je voulais essayer de garder cette habitude. Sinon, je veux être au bureau les journées où c’est vraiment utile d’y être. Par exemple, le mardi c’est notre statutaire d’équipe. C’est pour moi évident qu’il y a une valeur ajoutée de venir au bureau. Il est cependant demandé de venir au bureau deux jours par semaine. Pour le moment, la 2e journée est toujours considérée comme « l’autre journée », c'est moins clair son utilité, mais on trouvera bien! 

Tu retiens quoi de ta première journée, le fameux « retour » ? 
Ce que je retiens de la première journée de retour… Le temps de déplacement?! À 5 jours, on était habitué, c’était intégré. Mais, avec l’arrivée du mode hybride après deux ans de télétravail à 100 %, la première fois que tu restes une heure et demie dans le trafic, tu te demandes, un peu, ce que tu fais là…  

Avec plusieurs mois de recul, quels sont les avantages et inconvénients du travail au bureau et du travail de la maison (mode hybride) ? 
C’est certain que l’un des avantages au bureau c’est la cohésion d’équipe. Les discussions « de corridor » font avancer les dossiers et dénouent des enjeux de façon inattendue. Ce n’est pas aussi fluide lorsqu’on doit prévoir une convocation ou surveiller la pastille rouge d’un collègue sur Teams. Pour ça, vive le présentiel! Pour en profiter au maximum, j’évite de faire des réunions en Teams quand je suis au bureau.  Je préfère faire les réunions, les analyses, la priorisation, tout ce qui demande plus de concentration quand je suis à la maison. À la maison, c’est la productivité et la concentration. On peut se planifier pour les suivis de projets et abattre une somme de travail considérable sans être dérangé.  La seule ombre au tableau du mode hybride demeure pour le moment « l’autre journée » obligatoire.  Je ne suis aucunement contre, mais il faut lui trouver un avantage pour compenser les désagréments engendrés par les déplacements, le stationnement, etc. L’autre option est de revoir la formule. 

Des améliorations à proposer à la situation actuelle? 
Repenser la 2e journée de présentiel. Peut-être même revoir la formule, comme je disais un peu plus tôt. Pourquoi ne pas ramener le compte sur une plus longue période pour s’assurer d’optimiser nos présences au bureau? Par exemple, je serais partisan d’un certain nombre de journées par mois, ou aux deux semaines. Quelque chose de plus flexible comme des demi-journées, si ça t’arrange, ou des journées réservées à un projet en particulier avec une équipe dédiée. Exceptionnellement, plusieurs collées si ça peut aider. Dans un contexte comme celui de Québec.ca, on pourrait coller plusieurs journées, au besoin, si cela peut permettre de livrer un projet plus rapidement ou de mettre en place une collaboration solide avec de nouveaux joueurs. À l’inverse, on pourrait être plus souvent à distance à d’autres moments pour mieux planifier, préparer des formations ou rédiger des orientations. 

Marc, développeur web


Comment avais-tu réagi à l’annonce du retour au bureau ?
Je l’ai prise comme tout le monde, c’est-à-dire comme une très mauvaise nouvelle : j’étais bien chez moi! Mais j’ai mis ça dans un coin de ma tête en me disant que tout a une fin, et j’ai attendu d’avoir une communication officielle. De ce qu’on savait et dont on se doutait, le « monde d’après » impliquait plus de télétravail ; c’était fini le monde « d’avant », du présentiel à temps plein. J’ai donc fait contre mauvais fortune bon cœur en me consolant de pouvoir panacher mon présentiel avec une grosse dose de télétravail.

Comment as-tu choisi les journées où tu allais être au bureau ?
Je n’avais qu’une seule obligation familiale, qui était d’accompagner mon fils à son cours de conservatoire deux jours par semaine. Donc quand l’équipe a avancé les journées de mardi et mercredi pour les jours de bureau, ma seule contrainte a été d’inverser une journée avec ma femme, car c’est elle qui avait le plus de contraintes au bureau.

Comment se sont déroulées les premières journées au bureau ? 
Pour moi, le retour a été parfait, tout s’est très bien passé. Ça a été l’occasion de retrouver mon grand écran, ma souris et mes collègues ! Je me suis branché et tout fonctionnait ; il faut dire que j’avais parfois travaillé au bureau pendant la pandémie, ce qui avait été l’occasion de régler par anticipation quelques problèmes de connexion.

Quels constats fais-tu après presque 6 mois de mode hybride ?
Dès la première journée, je me suis rendu compte que j’avais été plus productif au bureau qu’à la maison : j’y suis plus confortablement installé et au calme — j’ai la chance d’avoir un bureau fermé —, ce qui me permet de mieux me concentrer sur mes tâches. Revenir au bureau m’a aussi permis de retrouver un rythme de marche que j’avais perdu. Surtout la marche du soir, qui permet de me vider la tête avant de revenir à la maison, ce qui fait une vraie césure entre le travail et le loisir. En télétravail, quand je fermais le capot de l’ordi, il me fallait un temps fou pour passer à autre chose ; non que je pensais tout le temps au travail, mais que mes pensées étaient trop embrouillées pour me plonger dans d’autres activités. Il ne m’a fallu que quelques jours de présentiel pour me convaincre que j’étais mieux au bureau et que j’avais retrouvé un rythme perdu pendant la pandémie.

Vois-tu des aspects à améliorer dans le mode hybride ?
Dès l’instant où j’ai retrouvé du plaisir, je ne me suis pas posé la question de ce qui pouvait être amélioré. Je ne sais pas exactement ce qui a motivé le retour partiel en présentiel pour toute la fonction publique, car toutes les questions qu’on se posait avant la pandémie sur le télétravail ont largement été traitées, et l’on sait maintenant comment travailler et collaborer à distance ; donc, je ne sais pas exactement ce que le mode hybride vient régler. Cependant, pour mon propre cas, c’est un mode de travail désiré.


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Dernière mise à jour : 26 octobre 2022

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