Au Québec, plus de 270 entreprises cultivent des arbres de Noël sur des superficies dépassant les 8 000 hectares. Bien que cette culture soit présente partout au Québec, elle s'effectue plus particulièrement dans le sud-ouest de la province, entre Sherbrooke, Thetford Mines et Lac-Mégantic.

Pour produire un arbre de Noël de 2,5 mètres, il faut 14 ans de travail entre l'ensemencement et la coupe.

Principales espèces cultivées au Québec

Les producteurs québécois cultivent surtout les 4 espèces suivantes : 

Sapin baumier

Le nom de ce sapin fait référence au parfum odorant qui se dégage de la résine de son écorce.

Le baumier est le plus nordique des sapins de l’Amérique du Nord. Le territoire où il peut se trouver est immense. Il s’étend du Labrador à l’Alberta en passant par le nord des États-Unis jusqu’aux Grands Lacs.

Cet arbre vigoureux atteint une hauteur moyenne de 60 pieds. Il tolère des sols plus humides et des pH plus élevés que son cousin, le sapin Fraser. En raison de sa résistance au froid et aux conditions climatiques rigoureuses de l'hiver, le sapin baumier est bien adapté aux sols du Québec.

Sapin Fraser

Les sapins baumier et Fraser ont beaucoup de ressemblances. À une époque, on considérait le sapin Fraser comme une sous-espèce du sapin baumier. Maintenant, la majorité des taxonomistes ont établi qu’il s’agissait de deux espèces différentes. Historiquement, le sapin Fraser est un sapin baumier qui a été isolé lors de la dernière glaciation (de 7 000 à 12 000 ans) et qui a développé les caractéristiques qu’on lui connaît.

Différencier les sapins baumier et Fraser
Il est parfois difficile de différencier les sapins baumier et Fraser. Le principal critère à considérer est le cône.

Le sapin baumier a un cône cylindrique oblong de 5 à 10 centimètres de longueur. La bractée (feuille modifiée près de la gaine) n’est pas visible à l’extérieur du cône.

Le sapin Fraser a un cône ovoïde de 3 à 5 centimètres de longueur. La bractée est visible à l’extérieur du cône.

Sapin Canaan

L’intérêt de ce sapin vient du fait qu’il possède les caractéristiques propres aux deux autres espèces : le baumier et le Fraser.

Même si le sapin Canaan porte le nom d’une vallée de la Virginie de l’Ouest, on le trouve à plusieurs endroits des Maritimes et jusqu’en Ontario, en passant par le Québec.

Le Canaan pousse dans les mêmes conditions froides et humides que le baumier, mais certains critères le font ressembler au Fraser. Il s’agit de groupes de sapins qui ont développé certaines caractéristiques en fonction de différentes situations environnementales au cours des derniers milliers d’années.

Les divers critères d’adaptation sont aussi importants pour un sapin baumier du Québec que pour un sapin baumier de la Virginie de l’Ouest. Ainsi, les caractéristiques de cette variété sont différentes d’une région à une autre, même si les arbres portent tous le nom de Canaan. 

Sapin Cook

Le sapin Cook est un sapin baumier possédant des éléments visuels qui lui sont propres :

  • une couleur bleutée;
  • des branches robustes;
  • une croissance vigoureuse;
  • de gros bourgeons.

Principale province productrice et exportatrice

Chaque année, environ 2 400 000 arbres de Noël sont vendus, dont la majorité est destinée au marché de l'extérieur de la province. Le Québec est la province qui produit et vend le plus d'arbres de Noël, rapportant 64 % des revenus totaux des exportations canadiennes dans ce domaine. Cela représente, pour l'industrie, des revenus qui se situent à près de 44 millions $.

Quelque 1 618 216 sapins québécois ont été exportés en 2018, totalisant un revenu de 43,8 millions $. De l’ensemble des arbres québécois exportés cette année-là, 98 % se dirigeaient vers les États-Unis. Ils provenaient principalement de l’Estrie et de la Chaudière-Appalaches. Le nombre d’arbres exportés a connu une hausse de 28 % depuis 2016.

Achat naturel et écologique

Acheter un arbre cultivé, c'est favoriser la conservation et le maintien de l'équilibre écologique de nos forêts.

Même cultivé, l'arbre de Noël demeure naturel. Il ne résulte pas de la pétrochimie. Une fois les célébrations terminées, il est recyclé en paillis, transformé en matière organique et retourné à la terre. Les arbres de plastique, eux, se retrouvent dans les sites d'enfouissement sans possibilité de décomposition avant des centaines d'années.

Les plantations d'arbres de Noël offrent de nombreux avantages agricoles et écologiques. Constituées uniquement de jeunes résineux, elles contribuent à la disparition des gaz carboniques et à l'assainissement de l'air que nous respirons.

Encourager une culture qui contribue à l'essor économique

La culture des arbres de Noël génère plusieurs milliers d'emplois dans la province, notamment dans les milieux ruraux où l'entretien des arbres occupe une place importante. Cette industrie favorise le développement de centres de services et d'emplois dans la vente au détail.

Soutien aux producteurs agricoles

Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation met plusieurs programmes d’aide financière Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. à la disposition des producteurs agricoles. Il est possible d’obtenir des conseils ou de l’information en consultant un conseiller régional. Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.