Le trappage et l’élevage d’animaux à fourrure comptent parmi les activités les plus anciennes au Québec.

De nos jours, le Québec autorise l’élevage de deux espèces à des fins de production de fourrure : le renard et le vison. Les entreprises ou les personnes qui se consacrent à cette activité élèvent les animaux et veillent à la préparation des peaux avant de les vendre.

Élevage des animaux à fourrure au Québec en chiffres

Dans les années 1980, le Québec fournissait environ 20 % des fourrures canadiennes. Aujourd'hui, cette proportion est d'environ 2 %. Malgré ce déclin, la fourrure du Québec se distingue sur le marché canadien par sa qualité exemplaire.

Voici un portrait statistique de l'industrie des animaux à fourrure au Québec (données de 2018) :

  • Nombre d’éleveurs : 9
  • Volume de la production : 36 890 peaux
  • Recettes : 1 133 026 $
  • Exportations (peaux brutes, apprêtées ou transformées de toutes sortes) : 9,5 millions $

Répartition du cheptel d’animaux à fourrure au Québec

Le cheptel se retrouve principalement dans trois régions : Lanaudière (55 %), Chaudière-Appalaches (30 %) et Montérégie (13 %).

Particularités de la production

La couleur de la fourrure des renards et de visons d’élevage varie selon les mutations et la sélection génétique.

  • Les éleveurs de renard qui commercialisent des fourrures privilégient les tons de roux et d’argentés.
  • Dans les élevages de vison, le noir et le brun sont les teintes les plus courantes.

La fourrure est classée et rassemblée en lots de peaux semblables pour la vente. Ce classement nécessite une expertise particulière, fruit de nombreuses années d’expérience. Les critères qui ont une incidence sur le prix de vente sont la couleur, la densité du poil, la grandeur, la texture et l’état général de la peau.

La grande majorité des fourrures, issues de l’élevage ou du piégeage, est écoulée par l’intermédiaire de maisons d’encans établies en Ontario.

Les peaux d’élevage sont exportées à 98 % vers les États-Unis. La Finlande, la Grèce, la Russie et la Corée du Sud se partagent le reste.

Bien-être des animaux

De manière à assurer le bien-être animal, l’élevage des renards et des visons est soumis à un guide de bonnes pratiques. Il comprend des recommandations relatives à l’entreposage des litières, à la biosécurité et à la grandeur de cages.

Il importe d’offrir aux animaux un milieu confortable et de leur donner des soins appropriés (logement, alimentation, hygiène, méthode de reproduction, etc.). Cela favorise par ailleurs des rendements plus intéressants pour les éleveurs et l’obtention de peaux de qualité.

Fourrure durable

Sur le plan environnemental, les fourrures d’élevage sont issues d’une ressource renouvelable et durable :

  • Elles se distinguent des similifourrures qui sont généralement confectionnées à base de pétrole, un produit non renouvelable.
  • Les animaux destinés à la production de fourrures consomment des résidus de l’industrie alimentaire, valorisant ainsi les sous-produits des abattoirs et des entreprises de transformation.

Soutien aux producteurs agricoles

Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation met plusieurs programmes d’aide financière Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. à la disposition des producteurs agricoles. Il est possible d’obtenir des conseils ou de l’information en consultant un conseiller régional. Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.