Le rôle du cheval en agriculture a beaucoup évolué. Il était autrefois considéré comme une bête de travail sur la ferme. On tirait notamment profit de sa force physique pour déplacer la machinerie agricole.

De nos jours, le cheval est surtout élevé pour le loisir et la compétition sportive. La majorité des chevaux détenus par les exploitations agricoles sont des chevaux de selle pour l’équitation et la randonnée.

Le Québec compte 3 197 entreprises agricoles hébergeant des chevaux. Près de 60 % d’entre elles possèdent 3 chevaux ou moins.

Secteur équin au Québec en chiffres

Voici un portrait statistique de l'industrie équine au Québec (données de 2018) : 

  • Nombre d’éleveurs équins : 530 entreprises
  • Nombre de poulains produits : 1 226
  • Recettes monétaires : 11,5 millions $
  • Nombre de chevaux enregistrés au MAPAQ : 17 242 individus.

Parmi les chevaux enregistrés au Québec, on compte 11 891 chevaux de selle (69 %) , 2 546 chevaux de trait (15 %), 874 chevaux de course (5 %) et 1 931 poulains de moins de 2 ans (11 %).

Contrairement à d’autres productions agricoles, la production de poulains n’est pas régulière d’une année à l’autre. Cela s’explique entre autres par la fluctuation de la demande et par la durée de gestation des juments (345 jours). Le haut taux de mortalité des poulains naissants est aussi en cause.

Répartition des éleveurs équins au Québec

Les éleveurs équins se trouvent principalement en Montérégie (22 %), dans les Laurentides (12 %), en Chaudière-Appalaches (11 %), dans le Centre-du-Québec (10 %) et en Estrie (10 %).

Chevaux de race pure

Il existe de nombreuses associations d’éleveurs et de propriétaires de chevaux de race pure au Québec. Les passionnés se regroupent selon leur race préférée : l’arabe, l’appaloosa, le belge, le canadien, le canadian warmblood, le clydesdale, le percheron, le quarter-horse et le standardbred, pour ne nommer que celles-là.

Il existe une race patrimoniale au Québec : le cheval canadien. Officiellement reconnue et classée en 1999, il s’agit de la seule race équine développée au Québec et au Canada. Le cheval canadien est apprécié pour sa polyvalence, son endurance et sa docilité. Il sert aussi bien de cheval de selle que d’attelage.

Viande chevaline

La viande chevaline est tendre et plus maigre que la viande de bœuf. Elle est particulièrement riche en fer et en vitamine B12. C’est pourquoi cette viande est recommandée aux personnes anémiques et aux femmes enceintes. Elle est également appréciée par les adeptes d’entraînement et de musculation.

La viande chevaline est en vente dans les supermarchés du Québec. On la trouve habituellement sous forme de viande hachée, de steak ou de viande à fondue. Elle peut toutefois se décliner en une variété de coupes, tout comme les autres viandes.

La viande chevaline provient habituellement d’animaux de réforme.

Exportations et importations

Le Québec est la 2e province exportatrice de viande chevaline, après l’Alberta. Cela correspond à plus de 14 millions $ annuellement, soit 28 % des exportations canadiennes.

Plus de la moitié de la viande chevaline est exportée vers les États-Unis (1,03 million de kg). Cependant, la viande achetée par le Japon est constituée de pièces plus nobles et de haute qualité, dont le prix est plus élevé. C'est pourquoi le marché japonais engendre des revenus plus importants (8,6 millions $).​

Principales destinations des exportations de viande chevaline

Le Québec exporte principalement la viande chevaline aux États-Unis (51 % en quantité, 18 % en valeur monétaire), au Japon (31 % en quantité, 61 % en valeur monétaire) et en France (9 % en quantité, 15 % en valeur monétaire).

Des chevaux sont exportés aux États-Unis, principalement pour une utilisation dans les disciplines sportives​. La valeur totale des exportations s’élève à 2,4 millions $, dont 24 % en chevaux de race pure destinés à la reproduction (0,6 million $).

Les importations québécoises de chevaux s’élèvent à 5,9 millions $, dont seulement 1,5 % en chevaux reproducteurs.

Bien-être animal

L’organisme Cheval Québec Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. est responsable du programme Équi-Qualité, reconnu par le gouvernement. Cette certification identifie, entre autres, les écuries et les fermes d’élevage qui respectent le code d’éthique de l’organisme.

De plus, les éleveurs et les propriétaires de chevaux doivent se conformer aux exigences du Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage, peu importe leur secteur d’activité. Leur Code de pratiques pour le soin et la manipulation des équidés Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. a été mis à jour en 2013.

Alimentation et santé des chevaux

L’alimentation des chevaux doit être d’excellente qualité afin d’éviter des problèmes de santé. En effet, la présence de moississures ou de toxines dans la nourriture peut les empoissoner gravement.

L’alimentation du cheval est principalement constituée de fourrages (foin ou ensilage d’herbe), de suppléments commerciaux et parfois de céréales. Les chevaux se retrouvent aussi fréquemment au pâturage, où la qualité de l’air et de l’herbe sont propices à leur santé.

Le Québec est un important producteur de fourrage de qualité pour les secteurs équins québécois et nord-américain.

Soutien aux producteurs agricoles

Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation met plusieurs programmes d’aide financière Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. à la disposition des producteurs agricoles. Il est possible d’obtenir des conseils ou de l’information en consultant un conseiller régional. Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.