Le Québec est le 2e producteur de volaille au Canada après l’Ontario, autant pour la production de poulets que pour celle de dindons.​

L’élevage de volaille fait partie des productions soumises au système de la gestion de l’offre.

Poulet​

L’élevage de poulet s’effectue en trois grandes étapes.

Tout commence par l’acquisition de poussins. Des œufs fécondés sont achetés de producteurs spécialisés dans les œufs d’incubation. Le Québec compte 37 producteurs d’œufs d’incubation. Ces derniers ont fourni 214,5 millions d’œufs en 2018.

Les œufs fécondés sont expédiés aux couvoirs, établissements spécialisés dans l'incubation des œufs. Les poussins se développent à l’intérieur de leur œuf pendant une période de 21 jours. Ils restent au couvoir jusqu’à leur éclosion.

Les poussins sont ensuite transférés chez les producteurs de poulet. Ils vivent dans les poulaillers pour une période variant entre 6 et 9 semaines. La période d’élevage dépend du poids final que l’on souhaite obtenir pour le poulet.

Au Québec comme ailleurs au Canada, les poulets sont élevés en liberté tout au long de leur vie dans les poulaillers.

Élevage du poulet au Québec en chiffres

Voici un portrait statistique de l'industrie du poulet au Québec (données de 2018) :

  • Nombre de producteurs : 1 026
  • Nombre de détenteurs de quotas : 740
  • Volume de production (poids éviscéré) : 336 millions de kilogrammes
  • Recettes : 690 millions $.

Répartition des éleveurs de poulet au Québec

Les éleveurs de poulets se trouvent principalement en Montérégie (28 %), en Chaudière-Appalaches (26 %), dans Lanaudière (15 %) et dans le Centre-du-Québec (10 %).

Consommation

La viande de poulet, comme celle des autres volailles, se sépare en deux catégories :

  • Viande blanche : la poitrine, le filet de poulet, l’aile de poulet.
  • Viande brune : la cuisse, le haut de cuisse, le pilon.

Les consommateurs québécois préfèrent généralement la poitrine du poulet, parce qu’elle est plus maigre. La viande brune est toutefois plus juteuse, tendre et goûteuse et elle se prête à plusieurs recettes.

Dindon​

Il existe deux types de production de dindon au Québec : le dindon léger et le dindon lourd.

Le dindon léger est destiné principalement à être vendu entier. Il peut également être offert sous la forme de découpes, telles des poitrines ou des pilons. L’élevage commercial s’échelonne sur une période de 12 à 16 semaines. Ces dindons atteignent un poids maximal de 10,8 kg.

Le dindon lourd est plutôt destiné à la fabrication de produits à valeur ajoutée. On le trouve, par exemple, sous forme de poitrines ou de lanières désossées, de saucisses, de découpes marinées ou de poitrines farcies. La période d’élevage dure 20 semaines et les dindons parviennent à un poids supérieur à 10,8 kg.

Comme les poulets, les dindons du Québec et d'ailleurs au Canada vivent en liberté dans les poulaillers.

Élevage du​ din​don au Québec en chiffres

Voici un portrait statistique de l'industrie du dindon au Québec (données de 2018) :

  • Nombre de producteurs : 245
  • Nombre de détenteurs de quotas : 147
  • Volume de production​ (poids éviscéré) : 35 millions de kilogrammes
  • Recettes : 81,4 millions $.

Répartition des éleveurs de dindons au Québec

Les éleveurs de dindons se trouvent principalement en Montérégie (29%), en Chaudière-Appalaches (12%), dans la Capitale-Nationale (11%) et en Estrie (11%).

Industrie en changement

Traditionnellement, le dindon était consommé à l’Action de grâce et durant les fêtes de Noël et du Nouvel An. Cependant, au Québec comme au Canada, la consommation de dindon a diminué avec le temps. Plusieurs facteurs ont eu une incidence sur cette tendance :

  1. Les familles d’aujourd’hui sont plus petites. Les consommateurs sont donc moins intéressés à acheter de la viande en grande quantité.
  2. La population actuelle compte une plus grande diversité ethnique. Dans certaines communautés, le dindon ne fait tout simplement pas partie de la tradition culinaire.
  3. Les consommateurs ont diversifié leurs préférences culinaires et s’éloignent de plus en plus de la traditionnelle dinde du temps des fêtes.

C’est ainsi que l’industrie du dindon s’est tournée vers la mise en marché de découpes ou de produits transformés pour regagner la clientèle. Elle développe de plus en plus de produits faciles et rapides à cuisiner. On trouve notamment en épicerie des souvlakis, des saucisses à hot-dog, de la dinde hachée et de la dinde tranchée. Le dindon fait de plus en plus partie de notre alimentation quotidienne.​

Hormones et antibiotiques

Certains mythes sur l'utilisation des hormones et des antibiotiques persistent.

Sans hormones

La présence d’hormones dans le poulet canadien est un mythe. En réalité, il est interdit d’en faire usage dans les élevages de volaille depuis les années 1960.

Les allégations du type « élevé sans hormones » sont donc considérées comme trompeuses, puisqu’elles sous-entendent qu’une partie de l’élevage canadien a reçu des hormones alors que c’est interdit.

Prévenir l’antibiorésistance

Les antibiotiques sont utilisés pour détruire les bactéries causant des maladies, ou du moins pour les empêcher de se reproduire. Certaines bactéries développent toutefois la capacité de croître et de se multiplier malgré l’exposition aux antibiotiques. C’est ce qu’on appelle l’antibiorésistance (ou résistance aux antibiotiques).

Différents facteurs peuvent expliquer cette résistance, dont une utilisation abusive des antibiotiques chez les humains ou dans l’agriculture.

Pour lutter contre l’antibiorésistance, les industries du poulet et du dindon se sont dotées d’une stratégie de réduction de l’utilisation d’antibiotiques dans les élevages. En effet, il est interdit d’utiliser à titre préventif certaines catégories d’antibiotiques importantes pour traiter les humains. Cette mesure a été mise en place de façon graduelle depuis 2014.

Soutien aux producteurs agricoles

Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation met plusieurs programmes d’aide financière Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. à la disposition des producteurs agricoles. Il est possible d’obtenir des conseils ou de l’information en consultant un conseiller régional. Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.