Bien que la qualité de l’air soit généralement bonne au Québec, les mesures de confinement associées à la COVID-19, qui ont entraîné une diminution du transport routier, ont eu un impact positif sur celle-ci. Ainsi, les concentrations dans l’air des principaux contaminants Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. associés au transport routier ont diminué. La période « avant la COVID-19 » s’échelonne du 1er janvier au 12 mars 2020, celle « pendant le confinement » s’étend du 13 mars au 24 mai 2020, et celle « depuis le déconfinement » s’étend du 25 mai au 5 juillet 2020.

L’exemple de l’autoroute Henri-IV à Québec

Une station de mesure située en bordure de l’autoroute Henri-IV à Québec évalue l’impact du transport routier sur la qualité de l’air ambiant Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.. Elle est équipée d’un radar qui comptabilise le nombre de véhicules qui circulent sur l’autoroute.

Le trafic routier a grandement diminué pendant les premières semaines de confinement, avant de progressivement revenir à des niveaux comparables à ceux qu’on observait avant. Au plus fort des mesures de confinement, le nombre de véhicules sur l’autoroute Henri-IV est passé de 500 000 à 200 000, une diminution de 60 %.

Plusieurs contaminants associés au transport routier peuvent affecter la qualité de l’air. Certains d’entre eux ont connu une diminution importante pendant le confinement. Voici les principaux :

  • Carbone noir : - 45 %
  • Monoxyde d’azote : - 65 %
  • Dioxyde d’azote : - 60 %
  • Oxydes d’azote : - 60 %
  • Monoxyde de carbone : - 35 %
  • Particules ultrafines : - 80 %

La figure suivante illustre les concentrations hebdomadaires de ces contaminants. 

La figure suivante illustre les concentrations moyennes de monoxyde d’azote (NO) mesurées à la station Henri-IV, du lundi au vendredi, en fonction de l’heure de la journée.  

Comme le montrent les deux images précédentes, les concentrations d’oxydes d’azote après le déconfinement ne sont pas aussi élevées qu’avant la COVID-19. Cette situation est normale et n’est pas la résultante d’une diminution du trafic routier; elle est plutôt due au cycle naturel de l’ozone et du rayonnement ultraviolet (UV). En effet, le déconfinement coïncide avec la période de l’année où les concentrations d’ozone sont plus élevées. Or, l’ozone réagit rapidement avec le NO, lorsque ces deux gaz sont en contact, pour former du dioxyde d’azote (NO2). De plus, le rayonnement UV réagit à son tour avec le NO2 pour recréer de l’ozone, ce qui abaisse, au final, les concentrations de NOX.

Les concentrations des autres contaminants mesurés à la station Henri-IV, dont le dioxyde de soufre et les particules fines (PM2,5), ont moins fluctué pendant le confinement, car ces contaminants proviennent davantage d’autres sources que le transport, telles que le chauffage au bois et les industries.

Le suivi de la qualité de l’air ailleurs au Québec

La diminution du trafic routier semble aussi avoir eu un impact positif sur la qualité de l’air ailleurs au Québec. La figure suivante illustre les concentrations moyennes hebdomadaires de dioxyde d’azote (NO2) en parties par milliard (ppb), un contaminant associé au transport routier, dans différents milieux urbains du Québec.

Une analyse statistique a permis de calculer la baisse des concentrations de NO2 dans l’air ambiant, qui est attribuable à la COVID-19. Durant la période de confinement, ces baisses étaient de :

  • Québec : - 41 %
  • Montréal : - 40 %
  • Laval : - 40 %
  • Longueuil : - 48 %
  • Gatineau : - 20 %

Pour en savoir plus

Pour en savoir plus sur le suivi de la qualité de l’air au Québec, consultez la page Web du Réseau de surveillance de la qualité de l’air du Québec Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

Pour obtenir en temps réel de l’information sur la qualité de l’air de votre région, consultez le site de l’indice de la qualité de l’air Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..