Maladie de Lyme chez les animaux

Description

La maladie de Lyme est une maladie causée par la piqûre d’une tique infectée par la bactérie Borrelia burgdorferi. Au Québec, la tique à pattes noires ou tique du chevreuil peut transmettre cette maladie.

Les populations de cette espèce de tique sont établies dans le sud de la province. Le risque d’infection est en augmentation autant chez les animaux que chez les humains.

Pour plus de détails concernant le risque d’infection chez les humains, visitez la page Maladie de Lyme dans la section Santé.

Animaux à risque

La maladie de Lyme touche principalement les chiens, les chevaux, les ânes et les mulets.

Signes de la maladie chez les animaux

Les tiques sont de très petits acariens. Leurs piqûres passent facilement inaperçues.

Les animaux infectés ne présentent généralement aucun symptôme. S’il y a des signes, leur gravité varie et se présente de diverses manières selon les espèces.

Généralement, on observe une atteinte rénale (néphrite) et une boiterie causée par des douleurs aux articulations qui touchent tour à tour chacune des pattes. On peut parfois noter de la fièvre, de la fatigue, une perte d’appétit, un manque d’énergie et des ganglions enflés.

Une rougeur est susceptible de s’étendre autour de la piqûre de tique. Elle est rarement visible sur la peau poilue des animaux.

Chez les chiens

Seulement 5 à 10 % des chiens infectés présentent des signes de la maladie. Ceux-ci surviennent de 2 à 5 mois après la piqûre d’une tique infectée.

Les signes disparaissent généralement d’eux-mêmes en moins d’une semaine. Parfois, ils réapparaissent de façon cyclique. Si la maladie n’est pas traitée rapidement, elle peut provoquer des problèmes cardiaques, nerveux ou rénaux qui sont souvent fatals.

Chez les chevaux, les ânes et les mulets

En plus des signes généralement observés, des changements de comportement et d’autres signes nerveux peuvent survenir. Certains cheveux présentent des problèmes oculaires.

Transmission et période d’incubation

Au Québec, seule la piqûre d’une tique à pattes noires infectée peut transmettre la maladie de Lyme. Le risque est faible si la tique reste accrochée à la peau moins de 24 heures. Il augmente si la tique y reste accrochée plus longtemps.

La tique ne saute pas et ne vole pas. Elle attend généralement dans la litière de feuilles mortes au sol, les herbes hautes ou les buissons, jusqu’à ce qu’un animal ou un humain passe à proximité.

Avant que la tique se nourrisse, sa taille peut varier entre 1 et 3 millimètres. Elle peut tripler de volume lorsqu’elle est gorgée de sang. Elle a besoin de se nourrir du sang d’un animal ou d’un humain à chacun des stades de son développement : larve, nymphe et adulte.

La maladie ne se propage pas d’un animal infecté à l’humain ni lors d’un contact entre deux personnes. Lorsqu’une tique à pattes noires est trouvée sur un animal, cela peut indiquer qu’il y a d’autres spécimens de l’espèce dans l’environnement immédiat ou qu’il y en avait dans un endroit visité récemment. Les propriétaires de l’animal sont donc aussi susceptibles d’avoir été en contact avec les tiques à l’origine de la transmission de la maladie.

Traitement

Si votre animal présente des signes de la maladie, communiquez avec un médecin vétérinaire. Une consultation permettra de déterminer si un traitement antibiotique est indiqué.

Protection et prévention

Les tiques à pattes noires susceptibles de transmettre la maladie de Lyme peuvent être actives à partir de 4 °C. Elles atteignent leur niveau d’activité optimale aux alentours de 25 °C.

Le risque de piqûre est présent surtout au printemps et à l’été, mais il persiste jusqu’à l’automne. Pendant cette période, il est important d’adopter des mesures de protection pour soi et pour son animal.

Plusieurs mesures peuvent aider à prévenir la maladie chez les animaux et les humains.

Éviter les piqûres de tiques

La meilleure façon de ne pas contracter la maladie est d’éviter les piqûres de tiques.

Si un animal a facilement accès à la forêt, à des boisés ou à de hautes herbes, informez-vous auprès d’un vétérinaire des produits offerts pour protéger les animaux.

Réduire la présence des tiques

D’autres actions contribuent à réduire la présence des tiques dans l’environnement immédiat.

Entretenez régulièrement votre terrain et votre bâtiment pour limiter la présence de rongeurs. Ils sont souvent porteurs de la bactérie et responsables de l’infection des tiques immatures.

Entretenez la végétation de manière à dégager le pourtour de la maison et des aires de jeux. Gardez l’herbe rase sur votre terrain et évitez l’accumulation de feuilles mortes au sol.

Il est conseillé d’installer une clôture pour garder les cerfs de Virginie à distance. Une fois adulte, la tique à pattes noires a une préférence pour ces animaux qui représentent un endroit propice à sa maturation et à sa reproduction.

À faire si vous repérez une tique

Dans les deux heures suivant une activité extérieure, vérifiez si une tique se trouve sur votre animal à l’aide d’une brosse. Si vous repérez une tique, retirez-la à l’aide d’une pince à pointe fine comme une pince à épiler, sans comprimer son abdomen.

Si la tête de la tique reste implantée dans la peau, vous pourrez ensuite la retirer délicatement avec la pince. Si vous n’arrivez pas à la retirer, laissez la tête de la tique en place et attendez que la peau guérisse, car cette partie ne peut plus transmettre la maladie de Lyme. Vous trouverez plus de détails sur la page Retrait d’une tique en cas de piqûre.

Conservez la tique dans un contenant hermétique placé au réfrigérateur à 4 °C. Notez l’emplacement de la piqûre puis la date et les endroits possiblement explorés par l’animal. La tique ainsi que ces renseignements seront utiles si vous avez besoin de consulter un médecin ou un vétérinaire.

Surveillance

Le système de surveillance a permis d’identifier quelques régions, au sud de la province, où le risque de transmission de la maladie est plus important. On observe que la proportion de tiques infectées varie et y est généralement faible, dépassant rarement 20 %. 

Les cas humains de la maladie de Lyme font partie des maladies à déclaration obligatoire. Les tiques trouvées sur les humains, sur les animaux (dans certaines régions du Québec) et dans l’environnement permettent de déterminer leur progression dans les zones où elles s’établissent ainsi que le pourcentage de tiques porteuses de la bactérie à l’origine de la maladie. Il est ainsi possible de mieux évaluer les risques pour la population québécoise.

Consultez la page Maladie de Lyme pour en savoir plus sur la situation au Québec.

Le Laboratoire de santé publique du Québec reçoit des tiques en provenance de centres hospitaliers et de cliniques médicales et vétérinaires. Il identifie les espèces de tiques et achemine celles à pattes noires au Laboratoire national de microbiologie à Winnipeg.

L’analyse des tiques animales n’est maintenue que dans les régions où aucune surveillance n’est effectuée dans l’environnement : Bas-Saint-Laurent, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Abitibi-Témiscamingue, Côte-Nord, Nord-du-Québec et Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Cela permet de suivre l’extension des tiques dans ces régions.

Dernière mise à jour : 31 août 2022

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