Le Plan d’action gouvernemental 2021-2026 en réponse aux recommandations de la Commission spéciale sur l’exploitation sexuelle des mineurs (PDF 5.62 Mo) prévoit des investissements de 150 millions $ sur cinq ans pour réaliser 37 mesures. Intitulé Briser le cycle de l’exploitation sexuelle, il vise à agir sur tous les fronts pour contrer cette problématique au Québec.

Cinq axes d’intervention

  • La recherche
  • La communication et la sensibilisation
  • La prévention et la formation
  • La répression
  • La reconstruction et la réhabilitation

Ces axes d’intervention permettent de répondre aux besoins de l’ensemble des populations touchées. Étant donné que l’âge moyen d’entrée dans le monde de la prostitution se situe entre 14 ans et 15 ans, la plupart des mesures ont été élaborées en fonction des réalités des personnes mineures. Les partenaires gouvernementaux ont néanmoins convenu d’élargir la portée de plusieurs actions aux clientèles adultes, puisque les situations d’exploitation sexuelle se poursuivent très souvent au-delà de la majorité.

Par ailleurs, certaines mesures mises de l’avant s’adressent exclusivement aux peuples autochtones. De plus, plusieurs actions du volet général font l’objet de mesures d’adaptation et de sécurisation culturelle à leur intention ou elles prévoient des modalités particulières pour accroître leur accessibilité auprès de ces clientèles.

Le plan d’action quinquennal résulte de la concertation et de la mobilisation de 18 ministères et organismes gouvernementaux chargés de planifier et de mettre en œuvre les mesures qui relèvent de leur champ d’expertise. L’ensemble de ces mesures, de même que d’autres initiatives récentes du gouvernement, apportent des réponses partielles ou complètes à 56 des 58 recommandations de la Commission, dont le rapport a été déposé à l’Assemblée nationale en décembre 2020.