En énonçant l’ambition que « les citoyens communiquent leurs informations une seule fois à l’administration publique », le gouvernement du Québec affirme sa volonté de mettre à profit le numérique pour accroître la qualité des services aux citoyens, par un partage fluide et innovant de l’information.

L’administration publique est toutefois confrontée à un défi important en raison de la manière dont les services actuels ont été conçus et développés. En effet, afin d’assurer un tel partage de l’information, et ainsi favoriser le déploiement de services numériques rapides et intuitifs, l’élaboration d’une architecture numérique globale et cohérente doit être assurée. Le déploiement de pareils services numériques requiert également l’utilisation de nouvelles technologies que constituent les plateformes partagées au sein du gouvernement, lesquelles devront respecter les plus hauts standards de sécurité.

Par ailleurs, la mobilité des données implique de continuer à veiller à la sécurité de l’information, en assurant notamment la protection des renseignements personnels et confidentiels, selon les meilleures pratiques issues de normes internationales. La formation continue du personnel en sécurité de l’information et le rehaussement de l’encadrement en cybersécurité contribueront à maintenir la confiance des citoyens à l’égard de la sécurité de leurs renseignements. De plus, une politique québécoise de cybersécurité sera élaborée afin de maintenir et d’assurer une sécurité accrue de l’information que l’administration publique possède. Par ailleurs, une cellule de spécialistes en cybersécurité renforçant le CERT/AQ (qui réunit l’équipe de réponse aux incidents de sécurité de l’information de l’Administration québécoise relevant du ministère de la Sécurité publique) sera dorénavant rattachée au Secrétariat du Conseil du trésor.

Consolidation des centres de traitement informatique

Un premier jalon a été posé avec l’amorce de la consolidation des centres de traitement informatique et l’optimisation de la gestion du traitement et du stockage des données par le recours prioritaire à l’infonuagique publique. En plus de réduire les coûts et de rehausser le niveau de sécurité des données, cela permettra aux organisations publiques de concentrer leurs efforts pour réaliser leur mission et leurs mandats, plutôt que de faire la gestion d’infrastructures technologiques. Cette mesure rehaussera la maturité des infrastructures du gouvernement du Québec, nécessaire pour être en mesure de soutenir la transformation numérique, tout en s’assurant de conserver la maîtrise des données. Quant aux données considérées comme les plus sensibles, elles seront placées et protégées dans un nuage gouvernemental.