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Au Québec, la population inuite s’élève à plus de 13 000 personnes, la quasi-totalité habitant les 14 villages du Nunavik, au nord du 55e parallèle. La langue maternelle de la très grande majorité est l’inuktitut, tandis que l’anglais est la langue seconde de la plupart.

Au cours des années 1950, les Inuites et Inuits sont passés très rapidement du semi-nomadisme à la sédentarité et ont dû s’adapter, en quelques décennies, à des siècles d’évolution technologique, ce qui a modifié profondément leur mode de vie. Aujourd’hui, ils tiennent à conserver leurs valeurs, leur langue et leur culture.

La Convention de la Baie-James et du Nord québécois, signée en 1975, entre les Inuits, les Cris et les gouvernements du Québec et du Canada, leur reconnait des droits issus de traités et des avantages en fonction de leurs intérêts sur un territoire défini. Elle prévoit notamment l’allocation de 8 417 km2 de terres à l’usage et au bénéfice des Inuits ainsi que des droits de chasse, de pêche et de piégeage sur une superficie d’environ 82 000 km2. Elle prévoit également la prise en charge de nombreuses responsabilités gouvernementales dans les domaines de la santé et des services sociaux, de l’éducation et de la sécurité publique, avec l’aide du financement associé, tout en leur accordant certaines indemnités. Elle a transformé l’univers des Inuits, car elle a entraîné la création d’institutions et d’organismes administratifs, dont l’Administration régionale Kativik, la Commission scolaire Kativik, la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik, de même que de nombreuses entreprises qui contribuent à l’essor économique de la population inuite.

Depuis plus de 30 ans, la mise en œuvre de la Convention entraîne l’intensification des liens entre les organismes publics nordiques et les ministères du Québec en matière d’élaboration de politiques, d’accroissement du financement et d’adaptation du cadre législatif. Par exemple, le Québec et les Inuits ont conclu l’Entente de partenariat sur le développement économique et communautaire au Nunavik (l’entente Sanarrutik) en 2002. En 2004, le gouvernement du Québec et l’Administration régionale Kativik ont signé l’Entente sur le financement global de l’Administration régionale Kativik (l’entente Sivunirmut), grâce à laquelle une grande partie du financement de plusieurs ministères et organismes a été regroupée en une seule enveloppe globale.

Sur le plan de l’autonomie, les Inuits ont fait valoir au gouvernement du Québec, dès les années 1980, leur aspiration à une institution gouvernementale qui leur serait propre. À la suite de la création de la Commission du Nunavik, à la fin des années 1990, le Québec, les Inuits et le gouvernement fédéral ont conclu, en 2003, une entente-cadre sur la négociation à entreprendre pour qu’un gouvernement régional de compétence québécoise puisse être formé. Le tout a été suivi, en 2007, de la conclusion d’une entente de principe qui fixait le cadre et le processus selon lesquels le futur gouvernement régional du Nunavik pourrait être créé. Le 27 avril 2011, le Nunavik a tenu un référendum sur un projet de gouvernement régional. Cette proposition a été rejetée.

En 2014, la nation inuite a déposé le Rapport de consultation Parnasimautik. Celui-ci était le fruit d’un large exercice de consultations tenues auprès de la population inuite. Il comportait plusieurs recommandations à l’égard des conditions de vie des Inuits, de la préservation et de la pratique de la langue et de la culture, du développement économique, communautaire et social, de l’accès aux services essentiels et de l’autonomie gouvernementale, notamment.

En 2016, le gouvernement du Québec a renouvelé le mandat de la Table Québec-Nunavik, un lieu de discussion privilégié avec la nation inuite.

Dernière mise à jour : 31 mars 2021