La grande migration
École Curé-Antoine-Labelle
Commission scolaire de Laval
Région de Laval

Directeur général de la commission scolaire : Yves-Michel Volcy
Directeur de l’école : Stéphane Côté
Responsable du projet : Anne Deslauriers
Ressources ou partenaires principaux : Chantale Harvey, Jean Désy, Chloé Sainte-Marie et Edouard Kaltush

La grande migration est une œuvre collective qui a permis à un bon nombre de bernaches de prendre leur envol artistique dans un parcours migratoire passant par 13 écoles de 6 commissions scolaires, pour finalement se rendre jusqu’à une communauté innue de la Côte-Nord. Nourris par leur réflexion sur l’environnement, la migration et la nordicité, les participants ont créé ou transformé des bernaches grâce à un agencement de branches naturelles, de papier recyclé ou de matières décomposables. Chantal Harvey, artiste multidisciplinaire, a agi à titre de médiatrice culturelle entre la communauté innue et les écoles du sud de la région pour faciliter les échanges dans le respect des rites innus. Un recueil de textes évoquant les réflexions de celles et ceux qui ont offert une identité et une culture à ces bernaches est venu clore ce vaste projet.

Disciplines visées : arts plastiques, français (langue d’enseignement), éthique et culture religieuse

Territoire en création 
École Pierre-Laporte
Écoles associées : école Monseigneur-Richard, école Saint-Laurent, école Saint-Georges et école Dalbé-Viau
Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys
Région de Montréal

Directeur général de la commission scolaire : Dominic Bertrand
Directeur de l’école : René Bernier
Responsables du projet : Pascale Bouchard, Brigitte Beaudry, Laurence Faidutti, Nathalie Beaudin, Hugo Lachance, Ann-Lisa Kessi, Johanne Lavigne et Julie Parenteau
Ressources ou partenaires principaux : Musée des beaux-arts de Montréal, Association des groupes en arts visuels francophones, Association canadienne d’éducation de langue française, Collectif Escargo et Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys     

Des élèves de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, jumelés avec des jeunes de quatre autres provinces canadiennes, ont pris part à un échange artistique francophone prenant appui sur des œuvres associées au thème Territoire et identité et répertoriées sur la plateforme ÉducArt du Musée des beaux-arts de Montréal. C’est à partir d’un questionnement portant sur l’influence du lieu sur la personne que l’on devient que 375 élèves issus de 170 pays ont donné forme à leur projet, intitulé Territoire en création. Le Collectif Escargo a agi comme commissaire de l’exposition et a conçu un dispositif mettant en valeur la diversité des créations des élèves. L’ensemble des réalisations artistiques issues de ce grand dialogue a fait l’objet d’une vaste installation immersive exposée au Musée durant six semaines et que les visiteurs pouvaient parcourir en déambulant d’un territoire identitaire à l’autre. Ce projet a permis de créer entre les communautés francophones des ponts que les élèves se plairont certainement à franchir de nouveau.

Discipline visée : arts plastiques

Le manifeste
Collège de Champigny
Région de la Capitale-Nationale

Directeur général de l’école : Jean Garneau
Responsables du projet : Catherine Tessier, Jean Garneau, Nancy Grenier, Marie Lachance Forget, Audrey Harrison Boisvert et Lory St-Laurent
Ressources ou partenaires principaux : Musée national des beaux-arts du Québec, Julie Valois, Christophe Bolduc, Stéphanie Thellen, Martine Castera et Karine Cloutier

Au Collège de Champigny, 70 ans après la publication du Refus global, 94 élèves ont relevé le défi de créer des passerelles entre les revendications d’hier et celles d’aujourd’hui. En se penchant sur des enjeux de société qui suscitent la révolte, ils ont créé des chorégraphies où le corps prenait la parole pour souligner les failles de la société. En plus de permettre une visite au Musée national des beaux-arts du Québec, où des œuvres en lien avec ce thème étaient présentées, le projet a pris appui sur de nombreux repères culturels qui ont nourri la démarche de création des élèves. Au cours de la représentation Le manifeste, les spectateurs ont aussi eu l’occasion d’exprimer leurs préoccupations, faisant de ce spectacle dansé un moment rassembleur porté par une seule et même voix.

Disciplines visées : danse, histoire, art dramatique, arts plastiques

Je m’accroche
École secondaire Amos
Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île
Région de Montréal

Directeur général de la commission scolaire : Antoine El-Khoury
Directrice de l’école : Nathalie Labelle
Responsables du projet : Séverine Giroux-LeBel, Steve Collins, Tanyalie Brabant-Carrier, Hélène Lévesque et Ariane Lussier
Ressources ou partenaires principaux : Éric Bergevin et Ivan Bielinski

Le projet Je m’accroche a rassemblé 200 élèves raccrocheurs de l’école secondaire Amos autour d’un projet de création d’œuvres permanentes qui ceinturent l’environnement extérieur de leur école. Ces élèves se sont intéressés de près au slam et à la photographie pour déceler, dans ces moyens d’expression, des avenues prometteuses. Accompagnés par le photographe Éric Bergevin, ils ont créé, en arts plastiques, une œuvre photographique représentant la capture d’un moment de leur vie tout en offrant une réflexion personnelle sur l’impact des images dans notre société. Les photographies, imprimées sur des vinyles grand format, ont été juxtaposées à des écrits produits par des élèves du cours de français initiés au slam par l’artiste Ivan Bielinski. Ces écrits sont venus poétiser et, parfois même, politiser les images. Tout au long du projet, les élèves sont demeurés motivés, reconnaissants de pouvoir s’affirmer et ouvrir un espace de dialogue avec les citoyens de leur communauté.

Disciplines visées : arts plastiques, français (langue d’enseignement)

Le vrai du faux
École Dorval-Jean XXIII
Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys
Région de Montréal

Directeur général de la commission scolaire : Dominic Bertrand
Directrice de l’école : Doinita Ramona Ezaru
Responsable du projet : Karine Poirier
Ressources ou partenaires principaux : Art Souterrain, Emmanuel Laflamme et Cité de Dorval

Le projet inclusif Le vrai du faux a convié 120 élèves de l’école Dorval-Jean XXIII à une réflexion des plus actuelles sur la distinction parfois difficile entre ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. En collaboration avec le Festival Art Souterrain et l’artiste Emmanuel Laflamme, les élèves ont eu l’occasion d’apprécier les œuvres d’artistes professionnels. Prenant appui sur leurs expériences d’appréciation, ils ont déployé leur créativité et leur talent dans des œuvres inspirantes et riches de sens. De plus, les élèves ont joué un rôle déterminant dans l’organisation de leur exposition, qu’ils ont montée et démontée et dont ils étaient responsables, de la planification au déroulement du vernissage qui a eu lieu au centre culturel Peter B. Yeomans. Les commentaires des visiteurs confirment l’effet positif d’un tel événement sur la communauté.

Discipline visée : arts plastiques

Reg’art public
Collège Laval
Région de Laval

Directeur général de l’école : Michel Baillargeon
Responsables du projet : Émilie Pouliot et Catherine Sauriol
Ressources ou partenaires principaux : Maude Lamoureux, France Legault, Sylvain Bouthillette et Caroline Steele

Les élèves d’arts plastiques jumelés aux élèves de danse de la 5e secondaire du Collège Laval ont soumis un dossier lors d’un appel de projets lancé par leurs enseignantes et qui consistait à créer une œuvre d’art public pouvant être exposée à l’extérieur de leur environnement immédiat. Sous la forme de maquettes sculpturales et de performances dansées inspirées des référents esthétiques de la danse in situ, les élèves ont rempli la mission qui consistait à exploiter les langages artistiques pour soulever une problématique sociale abordée dans le cadre du cours d’éthique et culture religieuse. Le projet Reg’art public s’est conclu par une exposition virtuelle des œuvres des élèves, dont le parcours est illustré par l’imagerie et la vidéo 360 degrés, une façon audacieuse de contribuer à la promotion des arts.

Disciplines visées : arts plastiques, danse, éthique et culture religieuse

Centre de tri de la mémoire
École des Hauts-Bois
Commission scolaire des Affluents
Région des Laurentides

Directrice générale de la commission scolaire : Isabelle Gélinas
Directrice de l’école : Martine Turnier
Responsables du projet : Marie-Claude Vezeau, Maeva Serou, Annie Lespérance et Louise Guénette
Ressources ou partenaires principaux : Pamela Sun-Arcand et Musée des beaux-arts de Montréal

Le projet Centre de tri de la mémoire avait pour objectif de sensibiliser les 300 élèves de l’école des Hauts-Bois à la surconsommation au moyen d’une œuvre collective. Leur réflexion portant sur l’environnement les a amenés à dénoncer l’impact des mots-déchets sur l’estime de soi tout comme celui des appareils électroniques et technologiques qui s’accumulent dans les centres de tri sur l’environnement. L’installation sonore, exposée au Musée des beaux-arts de Montréal, regroupe des diapositives entourant un amas de « serpuariens » en papier mâché sur lesquels sont entrelacés des rubans magnétiques chargés de mots-déchets et de mots doux, ceux-ci étant audibles au moyen d’un enregistrement sonore où les élèves du 1er cycle les prononcent avec émotion. Le projet, applaudi par l’Assemblée nationale, reconnaît l’importance et la pertinence de l’enseignement des arts à l’école.

Disciplines visées : arts plastiques, français (langue d’enseignement), musique

L’avenir, c’est nous
École Saint-Anselme
Commission scolaire de Montréal
Région de Montréal

Directeur général de la commission scolaire : Robert Gendron
Directrice de l’école : Linda Labrie
Responsables du projet : Cathy Faucher, Marie-Pier Mallette, Anick Daneault, Annie Blanchet, Marc-Antoine Ricard et Isabelle Thivierge          
Ressources ou partenaires principaux : Éco-quartier Sainte-Marie et Sentier urbain

Comment faire prendre conscience des enjeux environnementaux aux jeunes du primaire et modifier leurs habitudes au quotidien? Le projet L’avenir, c’est nous a privilégié les modes de communication artistiques pour que des élèves du 2e et du 3e cycle participent par la créativité aux changements souhaités. En plus de la mise sur pied d’un comité vert qui a veillé à ce grand virage où le recyclage d’appareils électroniques et le compostage ont encore la vedette, des projets réalisés en art dramatique et en arts plastiques ont permis de sensibiliser petits et grands à ces enjeux cruciaux. Après s’être intéressés à des artistes qui travaillent avec des matériaux à usage unique, les élèves ont créé des images personnelles d’un animal fragilisé par les dérives environnementales. En art dramatique, ils ont exprimé leurs préoccupations par une pièce de théâtre qu’ils ont écrite et interprétée. À l’école Saint-Anselme, les élèves racontent avec fierté les initiatives durables qu’ils ont implantées.

Disciplines visées : arts plastiques, art dramatique

La légende (inconnue) du cap Bon Ami
École Antoine-Roy
Commission scolaire des Chic-Chocs
Région de la Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine

Directrice générale de la commission scolaire : Deslilas Fournier
Directrice de l’école : Marie-Pierre Côté
Responsables du projet : Nathalie Daraiche, Mathieu Joncas, Philippe Meunier et Annick Paradis
Ressources ou partenaires principaux : Magazine Gaspésie, studio d’enregistrement de la Vieille Usine de L’Anse-à-Beaufils, Radio Gaspésie, Télé-Gaspé et Les Filles d’Isabelle de Rivière-au-Renard

Le paysage de la Gaspésie, sa mer enjôleuse comme ses hauts sommets ont engendré des personnages fantastiques qui colorent les légendes de la région. Des élèves de l’école Antoine-Roy s’en sont inspirés pour inventer à leur tour des légendes, nourris par la visite d’un conteur qui en a expliqué le processus de création. C’est à partir de La légende (inconnue) du cap Bon Ami, imaginée par une élève, que des jeunes de la 4e secondaire ont écrit et composé une chanson en utilisant des mélodies et des arrangements typiques de la région. Cette chanson a ensuite été enregistrée dans un studio professionnel pendant que les élèves du cours d’arts et multimédia en captaient des images pour une vidéo qui allait être diffusée par divers médias locaux. Les 61 participants à ce projet sont fiers d’avoir contribué à la promotion du patrimoine culturel gaspésien.

Disciplines visées : musique, arts plastiques, français (langue d’enseignement), histoire

Les Lavigueur, la nouvelle histoire…
Collège Saint-Paul
Région de la Montérégie

Directeur général de l’école : Jaziel Petrone
Responsables du projet : Julie Gauvin, Sophie Laflamme, Marie-Claude Nareau et Justine Demers
Ressources ou partenaires principaux : Jacques Savoie, Sophie Cadieux, Marc-André d’Anjou, Station Cirque, Marie-Michèle Bayard et Roxanne Laplante

Les Lavigueur, la nouvelle histoire… est un projet de création qui a convié les élèves participants à une réflexion sur l’identité culturelle québécoise. Avec l’accord de Jacques Savoie, auteur de la télésérie Les Lavigueur, la vraie histoire, des élèves du Collège Saint-Paul en ont réécrit les textes pour créer des tableaux alliant l’art dramatique, la danse, le chant, la photo et le multimédia. Par ce projet, les jeunes ont su repérer les éléments socioculturels associés à l’histoire des Lavigueur tels que les liens de fratrie, les écarts de richesse, les jeux de hasard ou le pouvoir des médias. Ils ont également été nourris par leur rencontre avec Sophie Cadieux, une comédienne ayant joué dans la télésérie, et le photographe Marc-André d’Anjou, qui les a préparés à leur séance photo dans le quartier Hochelaga, qui a vu naître les Lavigueur. Les spectateurs ont apprécié la richesse des textes, qui les ont propulsés dans une histoire qui fait rire, pleurer et réfléchir.

Disciplines visées : art dramatique, danse, français (langue d’enseignement), histoire

Matthieu
École polyvalente Lavigne
Commission scolaire de la Rivière-du-Nord
Région des Laurentides

Directrice générale de la commission scolaire : Guylaine Desroches
Directeur de l’école : Karim Adjaïlia
Responsable du projet : Anouk Michaud
Ressources ou partenaires principaux : Maryse Jasmin, Livia Girard, Pascal Gauthier et Joséphine Machalani

À l’école polyvalente Lavigne, les élèves ont la chance de côtoyer d’autres élèves de différentes classes spéciales sans pourtant avoir l’occasion de réaliser des projets avec eux. Afin de briser la frontière qui les séparait, les jeunes du cours de danse ont invité Matthieu, atteint d’une déficience intellectuelle, à participer à une chorégraphie dont la gestuelle était grandement inspirée de ses mouvements naturels. Le projet Matthieu, qui rappelle avec émotion comment l’art facilite l’inclusion, a connu des retombées importantes, dont l’ajout d’un cours de danse pour cette clientèle. La vidéo réalisée, prônant l’égalité des droits de tout un chacun et portant sur les enjeux d’intégration, sera diffusée par la chaîne de télévision communautaire de la région.

Disciplines visées : danse, français (accueil)

Racines croisées
École Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont
Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys
Région de Montréal

Directeur général de la commission scolaire : Dominic Bertrand
Directeur de l’école : Christian Girouard
Responsable du projet : Mélissa Lefebvre
Ressources ou partenaires principaux : Joannie Lafrenière, Paul Tom, Théâtre Outremont, ATSA, galerie Articule et arrondissement d’Outremont

Racines croisées est un projet de rencontre intergénérationnelle entre des élèves de classes d’accueil de l’école Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont et des aînés du quartier. Ces jeunes, nouvellement déracinés et marqués par l’absence de leurs grands-parents, ont apprécié ce contact avec des aînés du Québec qui souhaitaient faire leur connaissance. Par des ateliers d’art dramatique et de photographie, ils ont été amenés à partager leurs souvenirs, leurs rêves et leurs réalités respectives. Assistés par la photographe Joannie Lafrenière, ils se sont mis en scène dans des décors insolites reflétant avec fantaisie et tendresse le nouveau lien ainsi créé. Les photos, accompagnées d’une description personnelle de chacun des participants, ont été exposées à différents endroits ainsi que lors de l’événement Cuisine ta ville, tenuà la place des Festivals à Montréal. L’exposition Racines croisées a su figer dans le temps la beauté de cette rencontre mémorable entre deux générations. 

Disciplines visées : art dramatique, arts plastiques, français (accueil)

Fiel
École secondaire de la Cité-des-Jeunes
Commission scolaire des Trois-Lacs
Région de la Montérégie

Directrice générale de la commission scolaire : Sophie Proulx
Directeur de l’école : Martial Proulx
Responsables du projet : Paméla Vallée, Émilie Nadeau-Cauchon et Martine Dumas
Ressources ou partenaires principaux : Marilyn Perreault et Caroline Ménard

Adapter et mettre en scène la pièce de théâtre Fiel en compagnie de l’artiste Marilyn Perreault, qui en est l’auteure, voilà le défi relevé par 27 élèves d’art dramatique à l’école secondaire de la Cité-des-Jeunes. La comédienne, auteure et metteuse en scène a initié les élèves au théâtre physique et acrobatique, et les a conviés à des exercices d’écriture qui sont devenus les matériaux bruts de l’adaptation dramaturgique. La pièce Fiel est construite autour d’enjeux tels que les comportements à risque, les stéréotypes sexuels, la notion de consentement et la consommation de drogue. Elle a été présentée à un large public ainsi qu’aux élèves du 2e cycle du secondaire. Il y a fort à parier que le fait d’aborder pareils sujets aura contribué à sensibiliser et à responsabiliser non seulement les élèves comédiens, mais aussi ceux qui ont assisté à la pièce.

Disciplines visées : art dramatique, français (langue d’enseignement)

Moi, hier et demain 
École Piché-Dufrost
Commission scolaire des Grandes-Seigneuries
Région de la Montérégie

Directrice générale de la commission scolaire : Kathlyn Morel
Directeur de l’école : Dominique Lapalme
Responsables du projet : Maryse Desjardins, Élisabeth St-Marseille et Louise de Beaumont
Ressources ou partenaires principaux : Simon Ampleman, Talia Hallmona, Loïc Lacroix-Hoy et Romain Gailhaguet         

Élaboré conjointement par trois enseignantes de l’école Piché-Dufrost et l’organisme culturel Ample Man Danse, le projet Moi, hier et demain a été réalisé par des élèves de 6e année qui se préparaient au grand saut vers le secondaire. Par des textes, des chorégraphies et des éléments de scénographie, les élèves ont pu exprimer leurs émotions, leurs inquiétudes et leurs aspirations. Les artistes de Ample Man Danse, qui ont joué le rôle de guides, de passeurs de savoir, d’interprètes et de créateurs, ont accordé aux élèves une place centrale dans le processus de création. Cette riche expérience de partage avec des artistes a permis aux jeunes d’accéder à leur sensibilité et à leur créativité dans la réalisation de ce parcours déambulatoire offrant un nouveau point de vue des lieux qu’ils ont fréquentés pendant sept ans.

Disciplines visées : danse, art dramatique, arts plastiques

Ballade au Kamouraska
École Monseigneur-Boucher
Commission scolaire de Kamouraska–Rivière-du-Loup
Région du Bas-Saint-Laurent

Directeur général de la commission scolaire : Antoine Déry
Directrice de l’école : Louise Pelletier
Responsables du projet : Jacqueline Duval, Élaine Beaulieu et Marie-Philippe Thibeault-Desbiens
Ressources ou partenaires principaux : Guy Lavoie, Martin Morais, MRC de Kamouraska et Le band de Marie-Philippe 

Dans le cadre des Journées de la culture, un groupe d’élèves du 3e cycle du primaire de l’école Monseigneur-Boucher a participé à un atelier de musique animé par l’artiste Marie-Philippe Thibeault-Desbiens. Stimulés par cette expérience, ils ont rédigé le texte d’une chanson dont la musique a été composée et interprétée par l’artiste et ses musiciens. Dans un studio professionnel, les élèves ont ensuite eu la chance de jouer la Ballade au Kamouraska, qui rappelle combien cette ville est belle au fil des saisons. En plus de charmer la communauté locale, la chanson a connu un vif succès au cours de la Semaine de la relève québécoise. Les témoignages des élèves confirment que ce projet leur a permis de créer des liens avec la communauté et de renouveler leur regard sur leur beau coin de pays.

Disciplines visées : musique, français (langue d’enseignement), science et technologie

Vertige!
École du Coteau
Commission scolaire des Affluents
Région de Lanaudière

Directrice générale de la commission scolaire : Isabelle Gélinas
Directeur de l’école : Karino Roy
Responsables du projet : Christophe Surget, Martine Lapointe, Nancy Gilbert, Étienne-Olivier Lacasse et Isabelle Larocque
Ressources ou partenaires principaux : centre d’escalade Horizon Roc, Éric Bergevin et Créalab

Dans une approche où les disciplines d’enseignement étaient décloisonnées, 35 élèves de l’école du Coteau se sont investis dans le projet Vertige!, érigé autour de l’œuvre Homme qui marche I de Giacometti. Après avoir exploré les notions de déséquilibre et de vertige dans un centre d’escalade et à l’observatoire Place Ville Marie, où l’histoire de Montréal leur a été rappelée, les élèves se sont photographiés tour à tour dans des postures évoquant l’avancée fragile de l’homme qui marche. Guidés par le photographe Éric Bergevin, ils ont conçu une animation intégrant leurs photos, prises dans le style de la peinture à la lumière (light painting). C’est au centre multimédia Créalab qu’ils ont ensuite réalisé un documentaire présentant l’ensemble du projet et soutenu par une trame sonore percussive dont ils sont les interprètes. Quatre expositions de leur travail ont été proposées à un public curieux et comblé.

Disciplines visées : arts plastiques, danse, musique, projet intégrateur

Oikos
École Curé-Antoine-Labelle
Écoles associées : école d’éducation internationale de Laval et école Saint-Martin
Commission scolaire de Laval
Région de Laval

Directeur général de la commission scolaire : Yves-Michel Volcy
Directeur de l’école : Stéphane Côté
Responsables du projet : Isabelle Guillard, Julie Dufresne, Marie-France Brunet et Youssef Gharbaoui
Ressources ou partenaires principaux : Manuel Chantre, Nathalie Levasseur et Marie-Josée Pinard

Oikos est un projet de collaboration qui a réuni trois écoles secondaires de la Commission scolaire de Laval autour des pratiques artistiques écologiques, plus communément appelées éco-arts. Le corpus d’œuvres réalisées est constitué de mandalas créés à partir de matériaux organiques, de gravures au laser ainsi que de sculptures de formes humaines qui illustrent des problématiques sociales et environnementales reliées à la surconsommation. C’est ainsi que 3 artistes ont collaboré avec 213 élèves à la réalisation de l’un ou l’autre des 3 volets en les familiarisant avec une variété de techniques, des plus ancestrales aux plus contemporaines. Au cours du processus de création, ces élèves ont été encouragés à prendre conscience de leur action et à faire des choix judicieux de matériaux naturels ou recyclés. Voilà un projet qui, en offrant une vision, tient compte de l’urgence de développer de nouvelles façons artistiques de créer.

Disciplines visées : arts plastiques, éthique et culture religieuse

Rencontre
Commission scolaire de Laval
Écoles associées : école Leblanc, école du Bois-Joli, école Eurêka et école Jean-XXIII
Région de Laval

Directeur général de la commission scolaire : Yves-Michel Volcy
Responsables du projet : Mélanie Pépin, Frédérique Dussault, Marie-Lou Dubois, Patrick Bodner, Émilie Gohier, Maryse Rochon, Simon Boisier-Michaud et Josianne Mailloux
Ressources ou partenaires principaux : Musée des beaux-arts de Montréal, Rencontre Théâtre Ados et Jeff Malo

Dans le projet Rencontre, réunissant quatre écoles de la Commission scolaire de Laval, des élèves d’une classe d’accueil ont rédigé des textes littéraires qui relataient des échanges avec des personnes âgées que d’autres élèves du cours d’arts et multimédia avaient pris soin de photographier. Par la suite, les photos ont été transmises à des jeunes de trois écoles primaires, chacun d’eux ayant à créer une œuvre poétique suivant les impressions laissées par la personne photographiée. La collaboration de la comédienne Talia Hallmona et du photographe Jeff Malo a permis de bonifier les réalisations des élèves. Les jeunes du cours d’arts et multimédia ont recueilli les textes et les photos, qu’ils ont intégrés dans une chaloupe évoquant les récits de ces rencontres. L’exposition sera présentée à l’automne au Musée des beaux-arts de Montréal.

Disciplines visées : arts plastiques, français (langue d’enseignement), éthique et culture religieuse, histoire

Métal sur neige
École Saint-Arsène
Commission scolaire de Montréal
Région de Montréal

Directeur général de la commission scolaire : Robert Gendron
Directeur de l’école : Jean-François Dazé
Responsable du projet : Muriel Porret
Ressources ou partenaires principaux : Musée d’art contemporain de Montréal et Une école montréalaise pour tous   

Le projet Métal sur neige a débuté par la visite de l’exposition rétrospective de Françoise Sullivan présentée au Musée d’art contemporain de Montréal. Les élèves de l’école Saint-Arsène ont relevé trois axes principaux dans l’œuvre de cette artiste, soit le mouvement, le métal et la musique, qui les ont inspirés à leur tour. C’est ainsi qu’ils ont créé une œuvre collective numérique qui évoque un décor enneigé comportant des sculptures de métal sur lesquelles ils interprètent leur chorégraphie suivant le rythme d’une musique qu’ils ont composée. Le projet a été réalisé en collaboration avec des élèves du 2e cycle du primaire et un groupe d’élèves présentant des difficultés langagières qui ont profité de l’expressivité des langages artistiques pour se rapprocher les uns les autres. Le résultat de cette aventure, véritable passerelle entre les univers de Sullivan et ceux d’enfants de 10 ans, est diffusé sur la plateforme numérique du Musée d’art contemporain de Montréal.

Disciplines visées : arts plastiques, danse, musique

Une approche de l’écologie sonore adaptée à l’école
Collège international Marie de France
Région de Montréal

Directeur général de l’école : Éric Galice-Pacot
Responsables du projet : Pascale Goday, Valerie Restrepo et Éric Galice-Pacot
Ressource ou partenaire principal : Vincent Bouchard-Valentine

Depuis 2017, le projet Une approche de l’écologie sonore adaptée à l’école est mis en place au Collège international Marie de France. Par cette action artistique citoyenne, quelque 800 élèves ont appris à reconnaître certains sons et leurs caractéristiques pour tantôt s’en protéger, tantôt les orchestrer de façon créative dans leurs réalisations musicales. S’apparentant aux pratiques contemporaines des artistes sonores, ces réalisations ont pris la forme de promenades sonores, de contes thématiques ainsi que d’œuvres vocales, instrumentales et bruitistes. C’est avec fierté que les participants à ce projet dont le moteur est le son et le thème, l’écoute ont ainsi contribué, de façon individuelle et collective, à la diminution sonore de leur environnement scolaire.

Disciplines visées : musique, français (langue d’enseignement), arts plastiques