Le 6 octobre 2019, le gouvernement du Québec a honoré 39 personnes, dont 12 citoyens. Ces lauréats ont fait preuve de sang-froid et de bravoure, permettant de sauver des vies ou d’éviter des conséquences graves.

Croix de courage

Service de sécurité incendie de l'Agglomération de Longueuil
Lieutenant Éric Beaucage et pompier Maxime Forest

Médaille pour acte méritoire

Régie intermunicipale d'incendie de Saint-Constant et Sainte-Catherine et Régie intermunicipale de police Roussillon
Pompier Claude Gagnon

Service de sécurité incendie de Gatineau
Pompier Kevin Murphy

Service de protection contre les incendies de la Ville de Sherbrooke
Directeur au moment de l'événement, Gaétan Drouin

Service de sécurité incendie de Dolbeau-Mistassini
Lieutenant Serge Gagné et le Lieutenant Carl Lupien

Service de sécurité incendie de la Ville de Saint-Jérôme
Lieutenant David Gagnon et pompier au moment de l'événement Patrick Corbeil

Service de sécurité incendie de la Ville de Terrebonne
Lieutenant Yannick Geoffroy, Lieutenant Pierre-Hugues Lafontaine, Pompier Olivier Beaudoin, Pompier David Boutet et Pompier Maxime Saint-Pierre

Citation d'honneur

Service de sécurité incendie de Schefferville–Matimekush–Lac-John
Daniel Vocelle, directeur

Service de sécurité incendie de la Communauté maritime des Îles-de-la-Madelein
Nathalie Arseneau, technicienne en prévention incendie

Administration régionale Kativik
Michel Charles Morin, coordonnateur FF1 et Richard Jones, chef de la sécurité incendie

Citation de reconnaissance

Municipalité de Sainte-Ursule
Citoyen Jocelyn Déry et Citoyen Claude Julien

Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu
Citoyen Yvon Blouin

Ville de Lévis
Citoyen Yannick Soucy 

Ville de Montréal
Citoyen Maxime Sauvé

Municipalité de Saint-Théodore-d’Acton
Citoyen Dave Tétreault

Ville de Magog
Citoyenne Sofyanna Brown-Dupuis, Citoyen Serge Laflamme et Citoyen William Thériault-Vennes

Ville d'Alma
Citoyen Stéphane Girard

Service des incendies de Saint-Marc-du-Lac-Long
Directeur Claude Pelletier

Régie intermunicipale d'incendie de Saint-Constant et Sainte-Catherine et Régie intermunicipale de police Roussillon
Policier Maxime Fillion

Service de sécurité incendie de Gatineau
Lieutenant Christian Mongeau et Pompier Marc-André Pilon

Service de sécurité incendie de Dolbeau-Mistassini
Pompier Patrice Savard

Service de sécurité incendie de la Communauté maritime des Îles-de-la-Madelein
Directeur Joël Sauvé et Citoyen Gaston Déraspe 

Service de sécurité incendie de la Ville de Saint-Jérôme
Stagiaire Patrick Champagne-Labrosse

Service de sécurité incendie de l'Agglomération de Longueuil
Pompier Benoit Galipeau et Pompier temporaire Steve Richard

Service de sécurité incendie de Dolbeau-Mistassini

Le 5 mai 2014, en fin de soirée, le Service de sécurité incendie de Dolbeau-Mistassini reçoit un appel du 9-1-1 signalant qu’un incendie fait rage dans un immeuble de deux étages comptant 13 chambres et 16 résidents. Une personne doit être évacuée du toit et une autre est possiblement toujours à l’intérieur de l’édifice en flammes.

En arrivant sur les lieux, les pompiers ont la confirmation qu’une femme se trouve au deuxième étage, à proximité de l’endroit où s’est déclaré le feu qui s’est ensuite propagé à l’entretoit. Il faut donc agir rapidement, car il ne reste que quelques minutes avant l’embrasement généralisé. La chaleur intense, l’accumulation de fumée ainsi qu’une visibilité presque nulle rendent toutefois les opérations extrêmement difficiles.

C’est le lieutenant Serge Gagné qui est affecté à la recherche et au sauvetage de la dame. Accompagné du lieutenant Carl Lupien, il amorce la recherche afin de localiser la victime. Les pompiers Michaël Michaud et Patrice Savard les assistent en refroidissant les gaz au plafond pour limiter les feux sporadiques, signes précurseurs d’un embrasement généralisé.

Le lieutenant Gagné trouve rapidement la femme qui est inconsciente sur son lit dans la chambre adjacente au foyer d’incendie. Il l’agrippe et l’extirpe de son lit jusqu’à la porte de la chambre. En empoignant la main du lieutenant Gagné, le lieutenant Lupien le guide dans le corridor et l’aide à évacuer la victime sur le balcon.

Pendant ce temps, les pompiers Michaël Michaud et Patrice Savard sont responsables de sécuriser la sortie, et ce, jusqu’à ce que leurs collègues et la dame soient hors de danger. Les ambulanciers prennent alors en charge la dame afin de lui prodiguer les soins appropriés.

Ce sauvetage in extremis n’aurait pu se faire sans une stratégie d’intervention efficace et rapide. Les lieutenants Serge Gagné et Carl Lupien, ainsi que les pompiers Michaël Michaud et Patrice Savard, ont fait preuve de courage tout en respectant les règles de l’art. Chacune de leurs actions a permis d’accomplir ce périlleux sauvetage et de protéger une vie.

Municipalité de Saint-Théodore-d’Acton

Le 1er décembre 2017 fut un vendredi noir pour les citoyens de Saint-Théodore-d’Acton. Ce matin-là, alors que M. Dave Tétreault, travailleur en construction, regarde dehors, il voit la résidence devant chez lui ravagée par les flammes. À une des fenêtres de l’étage, il aperçoit, à travers la fumée, une petite silhouette.

Immédiatement, il va chercher son échelle, grimpe et fracasse la vitre afin de porter secours au jeune Miguel âgé de 8 ans. Une fois ce dernier en sécurité, sachant que le père et le frère sont toujours à l’intérieur, M. Tétreault retourne vers la maison et tente de trouver une façon d’y entrer. Un voisin, alerté par les éclats de voix, vient lui prêter main-forte. Cependant, l’intensité du brasier et la fumée dense les empêchent d’avancer plus loin que le pas de la porte. Les cris et les appels pour localiser le père et le petit frère de Miguel demeurent malheureusement sans réponse.

Dès leur arrivée, soit 7 minutes après l’appel, les pompiers constatent que l’embrasement est tel qu’aucun sauvetage n’est possible. Ils parviendront finalement à extirper de la maison en flammes les corps du petit Raphaël, et de son père, François.

Sans l’empressement et surtout le courage exceptionnel du citoyen Dave Tétreault, ce drame affreux aurait été encore plus tragique. Sans formation ni expérience en sauvetage et malgré la situation dangereuse, il n’a pas hésité à mettre sa vie en péril. Il a su faire preuve d’initiative et de sang-froid, sauvant ainsi la vie d’un enfant.

Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu

À Saint-Jean-sur-Richelieu, le 17 décembre 2018 à 20 h 50, M. Yvon Blouin est assis dans sa salle de séjour lorsqu’il aperçoit un reflet lumineux dans la fenêtre. Il constate alors qu’un feu fait rage dans l’unité d’habitation derrière chez lui. Une épaisse fumée noire ainsi que des flammes jaillissent du deuxième étage, à l’arrière du bâtiment, ce qui menace également l’immeuble voisin.

Se dirigeant à l’extérieur, M. Blouin compose le 9-1-1 pour signaler l’incendie aux services d’urgence. Devant l’édifice, il constate d’abord que personne ne semble évacuer le rez-de-chaussée. Il décide alors de frapper aux portes, ce qui lui permet d’évacuer une dame qui n’est pas consciente qu’un violent incendie s’est déclenché au-dessus de son appartement.

Levant les yeux, il aperçoit sur le balcon, à proximité du brasier, un jeune garçon en sous-vêtements, seul, en pleurs, et complètement traumatisé. M. Blouin se précipite à l’étage, sur le balcon, pour évacuer le garçon. Malgré la chaleur et la fumée suffocante, il récupère l'enfant et le place en sécurité et au chaud dans une voiture garée tout près. Par la suite, Yvon Blouin aidera les autres occupants à évacuer, dont une personne à mobilité réduite.

Agissant à titre de bon samaritain, et ne possédant ni expérience ni formation en intervention d’urgence, M. Blouin a accompli cette opération de sauvetage de façon spontanée, dans le seul but de porter assistance à des personnes dont la vie était en danger.

Outre l’évacuation in extremis de l’enfant, un acte de bravoure et de civisme, M. Yvon Blouin a pris part à l’évacuation des occupants des unités d’habitation voisines. Les équipes de pompiers ont ainsi pu se concentrer principalement sur l’incendie, et ce, dès leur arrivée sur les lieux.

Service de sécurité incendie de l’Agglomération de Longueuil

Le 7 août 2018 à 6 h 39, la centrale transmet un appel au Service de sécurité incendie de l’Agglomération de Longueuil. Une intervention nautique est requise au lac du Village, à Saint-Bruno-de-Montarville, car une jeune femme est en détresse et risque de se noyer.

Le lieutenant Éric Beaucage et les pompiers arrivent sur les lieux de l’intervention où se trouvent déjà des policiers et des citoyens. Située à 30 mètres de la rive, la victime semble en état d’ébriété. Elle crie et pleure pour qu’on vienne lui porter secours.

Les pompiers attendent l’arrivée de leurs collègues de l’équipe nautique qui est bien outillée pour ce genre de sauvetage. Le temps presse. Le lieutenant Beaucage décide d’intervenir avec l’aide du pompier Maxime Forest. Au même moment, les pompiers Benoit Galipeau et Steve Richard se positionnent de l’autre côté du lac, afin d’avoir deux points d’accès pour atteindre la victime.

Sans leur habit de combat, MM. Beaucage et Forest plongent dans l’eau et nagent pour secourir la femme en détresse. Celle-ci disparaît sous l’eau. De peine et de misère, ils réussissent à l’agripper par le bras. À  bout de souffle, ils retournent vers la terre ferme. Muni d’une corde, Benoit Galipeau parvient à les rejoindre dans l’eau afin de leur prêter main-forte. Lorsqu’il réussit à empoigner la victime et les intervenants, leur collègue Steve Richard, toujours sur la rive, use de toutes ses forces pour les ramener sur le bord de l’eau. Tous sains et saufs, ils confient la femme aux ambulanciers afin que les premiers soins lui soient prodigués.

Le lieutenant Éric Beaucage et le pompier Maxime Forest ont accompli un acte d’héroïsme au péril de leur vie lors de cette intervention. Quant aux pompiers Benoit Galipeau et Steve Richard, ils les ont secondés en les ramenant sur la rive. Chaque seconde passée diminuait les chances de survie de la victime. Grâce à leur diligence, leur efficacité et leur sang-froid, une vie a pu être sauvée.

Régie intermunicipale d'incendie de Saint-Constant et Sainte-Catherine et Régie intermunicipale de police Roussillon

Le 13 septembre 2018, un citoyen contacte les services d’urgence pour signaler une personne en détresse dans la Voie maritime du Saint-Laurent à la hauteur de la Ville de Sainte-Catherine. Un homme de 71 ans, dont l’embarcation a chaviré, dérive au large en direction de La Prairie.

Les pompiers de la Régie intermunicipale d’incendie de Saint-Constant et Sainte-Catherine ainsi que deux policiers en service de la Régie intermunicipale de police Roussillon se rendent immédiatement sur les lieux et localisent l’homme qui est à plus de 20 mètres de la rive. Celui-ci s’accroche à sa chaloupe tout en tentant, en vain, de s’approcher de la berge. Il va sans dire qu’en raison des forts courants, de la profondeur et de la température de l’eau, nager ou même flotter à cet endroit s’avère très risqué.

Le pompier Claude Gagnon et le policier Maxime Fillion se portent volontaires et se tiennent prêts à intervenir avant l’arrivée du bateau du Service de sécurité incendie de La Prairie.

Rapidement, l’homme semble s’essouffler et cesse de nager. Comme le bateau de secours est encore loin, le chef aux opérations demande au pompier Gagnon et au policier Fillion de se jeter à l’eau avec une bouée de sauvetage pour aller secourir la victime qui manifeste des signes d’épuisement.

Sans hésiter, en dépit des conditions difficiles et de la paroi accidentée, les deux sauveteurs nagent jusqu’à l’homme et assurent sa sécurité pendant plusieurs minutes, jusqu’à l’approche du bateau de sauvetage. Il est alors ramené sur la rive et pris en charge par les services préhospitaliers d’urgence. Les deux sauveteurs regagnent ensuite la berge à la nage, faute de place dans l’embarcation.

En attendant l’arrivée de l’embarcation de sauvetage, le pompier Claude Gagnon ainsi que le policier Maxime Fillion ont mis leur vie en danger pour aller porter secours à un homme âgé qui risquait la noyade dans les eaux tumultueuses du fleuve Saint-Laurent. Malgré les risques évidents, ils ont fait preuve d’un sang-froid et d’une détermination remarquables.

Service de sécurité incendie de la Ville de Saint-Jérôme

Le 27 mars 2008, vers 10 h 30, un incendie est signalé au Service de sécurité incendie de la Ville de Saint-Jérôme et une équipe de pompiers est dépêchée sur les lieux. Une personne serait prisonnière d’un bâtiment en flammes.

À leur arrivée, la chaleur suffocante, l’importance des flammes et la fumée dense et opaque font craindre le pire. Des membres de l’équipe tentent d’abord de pénétrer dans l’édifice, mais c’est impossible en raison de l’intensité du brasier. On redoute de ne pas être en mesure de trouver la victime à temps

Le lieutenant David Gagnon est rejoint par le pompier Patrick Corbeil et le stagiaire Patrick Champagne. Ils tentent tous les trois d’entrer, mais la chaleur les force à rebrousser chemin. Dans ces conditions, l’équipe d’attaque décide de briser la fenêtre d’une chambre pour pouvoir pénétrer à l’intérieur et procéder rapidement à la recherche de la victime. La fumée et la chaleur rendent les conditions de recherche extrêmement difficiles. Cette dernière tentative leur permet toutefois de localiser la dame, qui est inconsciente. Ensemble, ils la soulèvent pour éviter qu’elle ne se coupe sur les tessons de vitre, puis l’évacuent par le balcon.

Les autres membres de l’équipe récupèrent la femme et lui prodiguent immédiatement les premiers soins, avant son transport vers le centre hospitalier.

Grâce à l’intervention organisée du lieutenant David Gagnon, du pompier Patrick Corbeil et du stagiaire Patrick Champagne, il n'y a pas eu de victime ce jour-là. En équipe, ils ont fait preuve de détermination et de ténacité en bravant les éléments afin de sauver une vie. Le leadership du lieutenant Gagnon ainsi qu’une prise de décision rapide ont grandement contribué au succès de cette opération.

Service de sécurité incendie de la Ville de Terrebonne

Le 21 février 2016, le Service de sécurité incendie de la Ville de Terrebonne est appelé à intervenir sur les lieux d’un incendie qui ravage un bâtiment. Arrivés sur place, les pompiers pénètrent à l’intérieur de l’édifice. L’équipe composée du lieutenant Yannick Geoffroy et des pompiers Maxime Saint-Pierre et Cédric De Lasalle fait son chemin jusqu’au premier étage malgré une visibilité presque nulle. C’est alors que le pompier De Lasalle sent le plancher céder sous lui. Pendant un moment, il reste suspendu dans le vide, retenu par le câblage électrique et l’armature du plafond.

Le lieutenant Geoffroy réagit rapidement, le rattrape par la main et tente de le remonter. Quelques secondes plus tard, le sol s’affaisse autour de Cédric De Lasalle, ce qui risque d’entraîner le lieutenant Geoffroy et le reste de l’équipe. Maxime Saint-Pierre empoigne alors le lieutenant et le tire vers l’arrière. Ce dernier lâche la main du pompier De Lasalle qui, en mauvaise posture, avait tout de même eu le temps de mieux se positionner. Il chute abruptement, d’une hauteur de plus de 2 mètres, jusqu’au sous-sol. En tombant sur ses pieds, il évite de graves blessures. Toutefois, son équipement respiratoire s’étant décroché, il respire difficilement en raison de l’épaisse fumée et perd conscience. Le code « Mayday » est alors lancé.

Pendant ce temps, le pompier David Boutet s'affaire à trouver une autre voie d’accès au niveau inférieur de l’édifice. En dépit de la fumée intense qui réduit grandement la visibilité, l'équipe de sauvetage, formée du lieutenant Pierre-Hugues Lafontaine et des pompiers Maxime Saint-Pierre, David Boutet et Olivier Beaudoin, retrouve finalement son collègue au sol, inconscient. Maxime Saint-Pierre, assisté de ses collègues, transporte alors la victime en lieu sûr, pour son évacuation.

Le pompier Cédric De Lasalle est conduit à l’hôpital et traité pour une intoxication à la fumée ainsi qu’une brûlure à la jambe gauche.

Afin de porter secours à leur collègue, les lieutenants Yannick Geoffroy et Pierre-Hugues Lafontaine, de même que les pompiers Olivier Beaudoin, David Boutet et Maxime Saint-Pierre, ont agi avec une efficacité exemplaire. Ils ont aussi su coordonner leurs efforts, tout en travaillant de façon sécuritaire et en respectant les règles de l’art.

Ville de Lévis

Le 16 novembre 2017, à Lévis, un incendie éclate dans le solarium à l’arrière d’un immeuble comprenant deux logements. Le feu gagne rapidement l’entretoit alors qu’une épaisse fumée envahit les deux étages et s’échappe des fenêtres en façade. De sa résidence, M. Yannick Soucy entend des cris et voit une femme à une des fenêtres à l’étage. Elle menace de sauter pour échapper à la fumée suffocante et au brasier.

M. Soucy s’empresse d’aller chercher son échelle portative et se rend rapidement devant la façade de l’immeuble pour accéder au deuxième étage. C’est une manœuvre périlleuse, notamment en raison du risque d’embrasement subit. De plus, les fils électriques dangereusement proches menacent de tomber à tout moment. S’ajoutent les étincelles et les courts-circuits causés par le feu. M. Soucy porte tout de même secours à sa voisine et l’aide à sortir en passant dans l'espace restreint d’une fenêtre à battant.

Aussitôt celle-ci en sécurité, ayant entendu des cris provenant d’une autre fenêtre, il déplace son échelle et brise la vitre afin d’atteindre l’autre personne. Les pompiers arrivent alors sur les lieux. Constatant la dangerosité de la situation, on ordonne à M. Soucy de s'éloigner immédiatement de la façade. Ils prennent la relève et évacuent la seconde victime.

Sans aucune formation en matière d’intervention en situation d’urgence, et malgré le danger imminent, le citoyen Yannick Soucy a fait preuve d’un courage exemplaire en portant secours, sans délai, à ses voisins, et ce, au péril de sa propre vie. Son geste héroïque a permis de sauver deux personnes tout en facilitant grandement le travail des pompiers.

Ville d’Alma

Le 19 août 2018, vers 18 h, M. Stéphane Girard constate qu’un violent incendie se propage dans l’édifice voisin. Ce dernier, situé en plein cœur d’Alma, abrite plusieurs commerces et un logement. Les flammes montent rapidement dans la cage d’escalier menant à l’appartement, empêchant ainsi une femme enceinte et ses deux enfants de fuir les lieux.

Voyant la petite famille prise au piège et en état de panique, M. Girard n’hésite pas une seconde et se précipite vers son garage pour récupérer une échelle. Il repère une fenêtre au deuxième étage par laquelle il peut les évacuer. Une fois arrivé dans le logement en flammes, malgré la fumée et la chaleur intense, il prend quelques minutes pour rassurer tour à tour les jeunes enfants et leur mère avant d’amorcer l’évacuation par la fenêtre. D’abord les enfants, qu’il dépose au pied de l’échelle.

Puis, lorsque vient le temps de prêter assistance à la femme enceinte de plusieurs mois, il constate qu’il sera difficile pour elle de sortir. Voyant que le feu se rapproche dangereusement, M. Girard lui vient en aide sans tarder afin qu’elle puisse s’échapper par la fenêtre et atteindre l’échelle. Il peut maintenant évacuer la pièce à son tour, juste à temps. L’intervention a duré une dizaine de minutes.

Saine et sauve, la famille a pu être rassemblée et mise en sécurité un peu avant l’arrivée des pompiers du Service de prévention des incendies de la Ville d’Alma.

M. Stéphane Girard a fait preuve de sang-froid et d’un courage exceptionnel. Bien que sa propre maison soit menacée par le brasier, maison qui sera par ailleurs évacuée, il n’a pas hésité à porter secours aux occupants du logement en feu. Par son intervention rapide et efficace, sans équipement ni formation de pompier, il a sauvé la vie de cette femme enceinte et de ses deux jeunes enfants. Ce geste héroïque dépasse largement son simple devoir de citoyen. 

Service de sécurité incendie de Schefferville–Matimekush–Lac-John

C’est à la demande du directeur général et de l’administrateur de la Ville de Schefferville que Daniel Vocelle se joint, en septembre 2016, au Service de sécurité incendie. Dès son arrivée, il constate le manque d’équipement et d’effectifs. L’équipe, composée alors uniquement de cinq ou six pompiers volontaires, doit répondre à tous les appels d’urgence tout en assurant la sécurité de la communauté.

Nommé directeur du service incendie, Daniel Vocelle s’attelle immédiatement à la tâche de former un service de sécurité incendie qui puisse répondre aux besoins de la population vivant en milieu isolé, en misant sur la formation et l’ajout d’équipement. Il a su instaurer un lien de confiance avec les différentes communautés autochtones sur le territoire, en s’engageant à mieux répondre à leurs besoins et spécificités, et ce, malgré l’isolement et des moyens limités. D’ailleurs, aujourd’hui, la moitié des membres de son équipe, maintenant composée de 18 personnes formées et compétentes, sont autochtones.

Le leadership dynamique de Daniel Vocelle a permis de mobiliser les ressources sur place, tout en renforçant la collaboration entre les instances locales, régionales et nationales. Avec dévouement et détermination, il a réussi en quelques années seulement à réorganiser le Service, à s’assurer du bon déroulement et de la continuité des opérations, en plus de redonner un sentiment de sécurité et de confiance à la population.

Exerçant ses activités en milieu éloigné, à 500 km au nord de Sept-Îles, le Service de sécurité incendie de Schefferville-Matimekush-Lac-John fait face à des enjeux complexes. Malgré ceux-ci, le directeur Daniel Vocelle contribue toujours de manière exceptionnelle au développement du Service de sécurité incendie de la Ville de Schefferville. Son engagement envers l’amélioration des services et son implication active méritent d’être soulignés.

Service de sécurité incendie de la Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine

Originaire des Îles-de-la-Madeleine, Nathalie Arseneau fut marquée à l’adolescence par le décès de plusieurs enfants dans un incendie, dont une amie. Comment éviter de telles tragédies? Voilà la question qui la hante et qui fait germer en elle le désir de contribuer concrètement à la prévention des incendies dans l’archipel.

En 1998, appuyée par le directeur du Service de sécurité incendie de Cap-aux-Meules et par le centre local d’emploi, elle met en place un projet d’éducation du public. Après avoir suivi une formation de base, Nathalie Arseneau effectue ses premières visites résidentielles et, dans le cadre d’un programme de vérification des avertisseurs de fumée, elle inspecte plus de 1 000 résidences. Après avoir suivi une autre formation lui permettant d’occuper un poste d’agent de sensibilisation du public, en 2000, elle devient officiellement employée municipale saisonnière en éducation du public et visites résidentielles. Deux ans plus tard, elle agit à titre de chargée de projet et participe à la rédaction du premier schéma de couverture de risques en sécurité incendie.

Ce champ d’intervention devenant de plus en plus stratégique et spécialisé, elle décide de compléter sa formation à Québec et devient, en 2015, technicienne en prévention incendie. C’est ainsi qu’en 2018, après 20 ans de travail acharné et d’implication active, Nathalie Arseneau devient la première technicienne en prévention incendie à temps complet de la Municipalité des Îles-de-la-Madeleine.

Son cheminement est marqué par plusieurs réalisations, dont la mise en place du premier programme de prévention incendie résidentiel, de programmes d’éducation et de sensibilisation du public, d’entraînement et de recherche. Elle siège également à plusieurs comités qui visent l’amélioration des interventions d’urgence et de sécurité publique. Soucieuse de bien servir sa communauté, Mme Arseneau poursuit actuellement sa formation avec le cours Pompier I.

Communicatrice hors pair, Nathalie Arseneau met chaque jour ses compétences au bénéfice de sa communauté. Avec son sens aigu du service public, elle participe de manière remarquable à la promotion et au développement de la prévention et de la sécurité incendie.

Service de sécurité incendie de Gatineau

Le 15 juillet 2018, à 4 h 23, le Service de sécurité incendie de Gatineau est appelé à intervenir sur les lieux d’un bâtiment en feu. L’équipe, composée du lieutenant Christian Mongeau et du pompier Kevin Murphy, est dépêchée sur place. Elle reçoit entre-temps l’information qu’une dame est coincée dans son appartement situé au troisième étage. Prisonnière des flammes, celle-ci est prise de panique et menace de se jeter par la fenêtre.

Dès leur arrivée, le lieutenant Mongeau constate qu’il s’agit d’un feu de structure. Des flammes et de la fumée s’échappent de l’immeuble à logements. L’équipe n’a pas une minute à perdre pour effectuer le sauvetage.

Pendant que le lieutenant Mongeau rassure la dame en lui disant que l’équipe viendra la chercher tout en gérant simultanément les opérations de son équipe, les pompiers Murphy et Pilon s’affairent à installer l’échelle portative. Le lieutenant insiste auprès de la femme en lui demandant de ne pas sauter et la questionne sur la présence d’autres personnes à l’intérieur. Une fois la confirmation qu’il n’y a aucun autre occupant qui s’y trouve, il lui ordonne de s’accroupir près du sol, à proximité de la fenêtre, pour éviter d’être encore plus incommodée par la chaleur et la fumée.

Dès que le pompier Pilon assure l’ancrage de l’échelle au sol, son collègue Murphy y grimpe. Une fois parvenu à la fenêtre, il se penche vers l’intérieur et sécurise la dame. Conscient du risque imminent d’embrasement qui guette le bâtiment, ainsi que de celui d’être projeté au sol par le soufflement d’un tel brasier, le pompier procède sans tarder à l’évacuation de la victime. Celle-ci sera ensuite confiée aux bons soins des ambulanciers qui s’assureront de son état de santé.

La prise de décision rapide du lieutenant Christian Mongeau et l’exécution sans faille des pompiers Kevin Murphy et Marc-André Pilon ont permis de sauver la vie d’une dame en panique qui était la proie des flammes. Ce sauvetage sous pression a été réalisé dans les règles de l’art avec beaucoup de sang-froid et de courage.

Ville de Montréal

Le 8 juillet 2018, vers 2 h du matin, M. Maxime Sauvé circule à vélo dans le quartier Pointe-aux-Trembles lorsqu’il voit de la fumée et des flammes s’échappant d’un immeuble à logements de trois étages. Il fonce vers le bâtiment.

Ne voyant aucun signe de vie, il entre, appuie sur les sonnettes des 12 appartements jusqu’à ce qu’un résident ouvre enfin la porte. Pendant que ce dernier contacte les services d’urgence, M. Sauvé décide de gravir les marches en criant « Au feu! » et en frappant aux portes pour réveiller les occupants. L’incendie semble provenir de l’appartement 11, mais il n’y a pas de réponse. Ayant eu la présence d’esprit de saisir un extincteur, il tente, sans succès, d’enfoncer la porte avec celui-ci. La voisine ouvre alors sa porte. M. Sauvé se presse de traverser l’appartement pour accéder au logement voisin par le balcon. Bien qu’il soit seul et au troisième étage, il prend le risque d’enjamber le garde-corps pour parvenir à l’appartement en flammes.

Après avoir enfoncé la porte, il pénètre à l’intérieur et vide son extincteur afin de diminuer les flammes, en vain. Cela lui a toutefois permis de s’assurer qu’il n’y a personne dans le logement. Voyant le feu qui s’approche à vive allure, M. Sauvé retourne alors dans l’appartement voisin et aide la dame âgée à sortir de l’immeuble. À l’arrivée des secours, tous les résidents ont été évacués, sains et saufs. Les victimes étant en sécurité, les pompiers ont pu, dès leur arrivée, mobiliser leurs efforts à maîtriser l’incendie et ainsi éviter sa propagation.

Cette nuit-là, le citoyen Maxime Sauvé a accompli un acte d’héroïsme qui a sauvé plusieurs vies. Avec empressement, et au péril de sa vie, il est passé à l’action avant l’arrivée des premiers intervenants d’urgence. Sans son intervention et sa détermination, les résidents auraient été gravement incommodés par la fumée, ce qui aurait pu compromettre leur chance de s’en sortir vivants.

Service de protection contre les incendies de la Ville de Sherbrooke

Tous se rappellent la terrible tragédie de Lac-Mégantic au cours de laquelle 47 personnes ont perdu la vie. Dans la nuit du 5 au 6 juillet 2013, un train transportant du pétrole brut déraille, provoquant des feux et de violentes explosions qui ont dévasté une partie du centre-ville.

Gaétan Drouin, alors directeur du Service de protection contre les incendies de la Ville de Sherbrooke, est dépêché sur place, à la demande des autorités de Lac-Mégantic. En dépit de la situation dramatique, il doit rapidement analyser la situation, évaluer les priorités et mettre en œuvre un plan d’intervention. Celui-ci nécessite le regroupement de multiples ressources, à la fois internes et externes, de plusieurs régions et même des États-Unis. Une opération sans précédent au Québec.

Dans les heures qui suivent la tragédie, Gaétan Drouin conseille les plus hautes instances politiques, administratives et opérationnelles, tout en assurant la cohésion des nombreuses organisations présentes.

La violence des brasiers, l’ampleur des dommages, les nombreux intervenants ainsi que les dangers toujours présents pour les citoyens et les gens sur place, exigent une maîtrise absolue de la situation. Gaétan Drouin a su, grâce à la collaboration des diverses équipes, circonscrire l’immense brasier tout en limitant les risques de déflagrations supplémentaires. Ses efforts et son énergie ont également contribué au rétablissement rapide de la communauté. Il partage d’ailleurs son expérience, contribuant ainsi à la prévention de telles catastrophes.

Gaétan Drouin a su relever de nombreux défis lors de la tragédie de Lac-Mégantic. Sa solide expérience jumelée à un sang-froid et un leadership remarquables lui ont permis d’intervenir de façon novatrice. Sans son action énergique, les conséquences auraient pu être encore plus désastreuses.

Municipalité de Sainte-Ursule

Le 22 novembre 2018, vers 5 h 30, MM. Claude Julien et Jocelyn Déry, deux citoyens de Saint-Ursule, en route pour le travail, traversent la municipalité de Sainte-Angèle-de-Prémont.

En chemin, ils aperçoivent une fumée dense qui se dégage d’un garage adossé à une maison. Ils s’approchent et constatent que des flammes se propagent. N’ayant pas de cellulaire, ils demandent à un voisin d’appeler les secours. Ils apprennent alors que les propriétaires sont des personnes âgées de 96 et de 98 ans. Comme la fumée commence à envahir la résidence, M. Claude Julien s’empresse alors d’entrer afin de les aider à évacuer rapidement les lieux. Sachant que la dame se déplace difficilement, il la prend dans ses bras et l’amène en sécurité à l’extérieur rejoindre son conjoint. Les deux hommes retournent ensuite dans la maison enfumée pour récupérer des médicaments.

L’incendie menaçant de se propager à un bâtiment voisin, les pompiers de Saint-Angèle font appel à leurs confrères de Sainte-Ursule, de Saint-Paulin et de Saint-Léon-le-Grand afin de maîtriser l’incendie qui aura détruit le garage sans toucher la résidence. L’histoire finit bien, car il n’y aura ni blessé ni perte de vie.

Claude Julien et Jocelyn Déry, deux braves citoyens, ont eu un comportement exemplaire lors de cette intervention. En passant rapidement à l’action, ils ont pu sauver la vie de deux personnes âgées, inconscientes des dangers qui les guettaient. Sans hésitation, malgré la situation critique, ils ont courageusement posé les bonnes actions pour ainsi éviter le pire.

Service des incendies de Saint-Marc-du-Lac-Long

Le 5 septembre 2018, à Saint-Marc-du-Lac-Long, un homme d’une soixantaine d’années travaillant à la mine d’ardoise Glendyne est victime d’un accident de travail. Un pan de minerai se détache de la paroi de la mine et l’ouvrier se retrouve ainsi écrasé par la pierre pesant plus de 300 livres.

Claude Pelletier, pompier volontaire et chef de la brigade incendie de Saint-Marc-du-Lac-Long, travaille également dans la mine lorsqu’il entend sur les ondes radio qu’un accident est survenu. Il se rend sans tarder sur les lieux.

Accompagné de trois autres travailleurs, ils réussissent à dégager la pierre pour libérer l’homme. M. Pelletier constate alors l’état très grave de la victime et lui administre aussitôt les premiers soins. Il n’y a pas une minute à perdre puisque l’hôpital se situe à 30 minutes de la mine et que les secours mettront un certain temps à arriver.

Selon les témoins, les gestes précis et le sang-froid de Claude Pelletier permettent d’assurer la sécurité de la victime en prenant soin de ne pas aggraver son état. Malgré le risque que d’autres pierres se décrochent de la paroi, il n’hésite pas à prendre la situation en main en dirigeant les autres travailleurs afin que chacun puisse jouer un rôle central dans le sauvetage. Par son leadership, il contribue sans aucun doute à sauver la vie du travailleur, en plus de sécuriser les lieux afin d’éviter la panique générale dans la mine.

Grâce à sa formation et à ses nombreuses années d’expérience à titre de pompier volontaire, Claude Pelletier a su agir rapidement dans des circonstances périlleuses afin de porter secours à un homme gravement blessé. Son courage et son aplomb ont permis de maintenir la victime en vie en attendant que les services ambulanciers arrivent sur les lieux.

Ville de Magog

Dans la nuit du 15 au 16 octobre 2018, la ville de Magog connaît des conditions météorologiques difficiles, avec des vents violents de plus 85 km/h. Les services d’urgence reçoivent des appels signalant des problèmes électriques ainsi que la chute d’un poteau sur un bâtiment. Peu de temps après, un puissant brasier est localisé dans un vieil édifice à logements de trois étages du centre-ville.

À l’intérieur, Mme Sofyanna Brown-Dupuis, M. William Thériault-Vennes et M. Serge Laflamme sont réveillés par le bruit du poteau électrique qui fracasse leur immeuble et par l’odeur de fumée. S’apprêtant à sortir du bâtiment, ils réalisent que le système d’alarme ne fonctionne pas et que personne ne semble évacuer. Ils décident alors de rester dans l’immeuble afin de réveiller les autres locataires en criant et en frappant à toutes les portes. À l’arrivée des secours, ils ont réussi à évacuer la presque totalité des résidents, soit plus de 20 personnes. Un locataire, toujours prisonnier de son logement, sera secouru par les pompiers.

Les vents violents ayant accéléré le brasier, les pompiers du Service de sécurité incendie constatent que le feu s’est répandu avec force sur deux édifices voisins. Ils appellent en renfort leurs collègues des municipalités voisines. Cet événement tragique est depuis qualifié comme étant un des plus importants incendies de l’histoire de Magog.

Malgré les flammes, la chaleur et la présence de fumée, Serge Laflamme, Sofyanna Brown-Dupuis et William Thériault-Vennes ont réussi à évacuer rapidement, en pleine nuit et sans électricité, la majorité des occupants de l’immeuble. Ils ont ainsi facilité le travail des pompiers. Avec bravoure et rapidité, ils sont passés à l’action en n’ayant qu’une idée en tête, sauver des vies.

Administration régionale Kativik

Michel Charles Morin a pris sa retraite en 2004, après une carrière de 30 ans chez IBM Canada, dont 20 ans à titre de directeur de la brigade incendie. Il a aussi travaillé à titre de capitaine au Service de sécurité incendie de Saint-Paul-d’Abbotsford, de 1984 à 2011. Toujours animé par ce désir de venir en aide et de partager ses connaissances, il obtient par la suite un poste de coordonnateur à la formation des pompiers au Nunavik et part habiter à Kuujjuaq.

Pour sa part, Richard Jones s’établit au Nunavik en 1975. En 1985, il débute au service de sécurité incendie comme pompier volontaire, avant de devenir, deux ans plus tard, directeur adjoint. L’un de ses objectifs était d’obtenir un centre de formation pour les pompiers du Nunavik à Kuujjuaq, lequel pourrait desservir les 13 autres communautés nordiques.

De 2016 à 2019, MM. Morin et Jones unissent leurs efforts afin de mettre sur pied un centre de formation conçu et adapté en fonction des besoins de la région. Tout d’abord, un espace avec des conteneurs est aménagé. Puis, ils procèdent à l’achat d’un terrain pour l’établissement du Centre de formation et d’équipements tels des appareils respiratoires et des lances. Deux formations sont offertes : Officier non urbain (ONU), de même qu’une formation sur l’utilisation des camions aéroportuaires. En 2017, ils font l’acquisition d’une roulotte de 40 pieds qui servira de local de classe. Ils se déplaceront ensuite dans les communautés pour faire passer les examens écrits de l’École nationale des pompiers du Québec.

En 2018, ils parviennent à offrir des formations à des instructeurs, une sur la désincarcération et une autre intitulée Matières dangereuses opérations (MDO). Simultanément, le centre continue de croître, et ils acquièrent même des panneaux solaires pour alimenter le système de caméras de surveillance.

Les réalisations de Michel Charles Morin et de Richard Jones démontrent leur contribution exceptionnelle au développement et à la promotion de la sécurité incendie dans un milieu isolé. Grâce à leur projet, un rayonnement positif s’opère sur les populations nordiques, contribuant ainsi à leur offrir un milieu de vie plus sécuritaire de même que des pompiers bien formés pour faire face à tout genre de situation.