Les lauréats du Prix de la ministre de la Sécurité publique

Le Prix de la ministre vise à reconnaître la contribution de la recherche scientifique au domaine de la sécurité publique. Ce prix est remis tous les deux ans à un étudiant dont le mémoire ou le stage de maîtrise se démarque par son apport à la mission du ministère de la Sécurité publique.

Lauréate 2019

Mme Angy Riendeau-Dalphond

En 2019, le Prix de la ministre de la Sécurité publique a été accordé à Mme Angy Riendeau‑Dalphond, de l'École de criminologie de l'Université de Montréal, pour son mémoire de maîtrise intitulé Le Registre national des délinquants sexuels au Québec : un problème de mise en œuvre.

Dirigé par les professeurs Carlo Morselli et Rémi Boivin de l'Université de Montréal, le mémoire de Mme Riendeau‑Dalphond a pour objectif d’analyser les influences des différents acteurs sociaux et politiques sur la mise en place et l’utilisation du Registre national des délinquants sexuels (RNDS). Son mémoire démontre toute l’importance de l’interaction entre les personnes gérant et utilisant le RNDS. Au-delà des aléas soulevés, Mme Riendeau‑Dalphond propose neuf recommandations qui permettraient d’optimiser le fonctionnement et l’utilisation du RNDS par l’ensemble des policiers municipaux et provinciaux.

Lauréate 2017

Mme Cateline Autixier

En 2017, le Prix de la ministre de la Sécurité publique a été accordé à Mme Cateline Autixier, de l'École de criminologie de l'Université de Montréal, pour son mémoire de maîtrise intitulé Vivre en libération conditionnelle au Québec : une expérience entre contrôle et accomplissement personnel.

Dirigé par la professeure Marion Vacheret de l'Université de Montréal, le mémoire de Mme Autixier a pour objectif de comprendre l’expérience des personnes en libération conditionnelle au Québec. Son analyse démontre que la libération conditionnelle est globalement vécue comme une expérience positive. Bien que la libération conditionnelle soit assortie de conditions et de contrôles, elle permet à la personne contrevenante de finir de purger sa peine dans la communauté plutôt qu’en détention et de se sentir aidée. C’est une période de transition entre la vie carcérale et la vie normale qui offre aux personnes la possibilité de travailler sur elles-mêmes et, ce faisant, de progresser vers leur réinsertion sociale. Avec son mémoire, la lauréate de 2017 jette un nouvel éclairage sur ce que vivent les personnes contrevenantes qui bénéficient d’une libération conditionnelle.

Lauréate 2015

Mme Gabrielle Fortin

En 2015, le Prix du ministre de la Sécurité publique a été accordé à Mme Gabrielle Fortin, de l'École de criminologie de l'Université de Montréal, pour son mémoire de maîtrise intitulé « Crime organisé et construction : un duo indissociable? ».

Dirigé par le professeur Carlo Morselli de l'Université de Montréal, le travail de Mme Fortin aborde les enjeux de la présence de la collusion et du crime organisé dans l'industrie de la construction à Montréal. Son analyse rigoureuse d'un problème complexe lui a permis d'explorer le marché de l'industrie de la construction des égouts et des aqueducs à Montréal et d'y relever des pratiques et des comportements anticoncurrentiels. La lutte contre la corruption et la collusion est une priorité pour le gouvernement du Québec, et elle est au cœur même de la mission du ministère de la Sécurité publique.

Dans ce contexte, le travail exceptionnel de Mme Fortin a été reconnu comme étant d'un grand intérêt.

Lauréate 2013

Mme Marie‑Pier Charland

En 2013, le Prix du ministre de la Sécurité publique a été décerné à Mme Marie-Pier Charland, de l'École de criminologie de l'Université de Montréal, pour son mémoire intitulé Les gangs de rue en prison.

Mme Charland a réalisé une recherche qualitative sur l'intégration des membres des gangs de rue dans certains établissements de détention du Québec. Son mémoire constitue une contribution intéressante, tant sur le plan criminologique que sur celui de la sociologie carcérale, par l'analyse de l'adaptation des gangs de rue dans les établissements de détention.

La lauréate 2013 du Prix du ministre a présenté les résultats de sa recherche en 2012 lors du Colloque annuel de la Société de criminologie portant sur l'emprisonnement et la mise sous garde.

De plus, l'étude de Mme Charland a fait l'objet d'un article scientifique soumis dans une revue scientifique britannique, alors qu'elle a également rédigé un chapitre d'un ouvrage portant sur les gangs de rue en prison, plus précisément sur les défis de leur intégration. Ces réalisations contribuent positivement au rayonnement du ministère et soulignent le caractère exceptionnel du travail de Mme Charland.

Lauréate 2011

Mme Marie-Ève Demers

En 2011, le Prix du ministre de la Sécurité publique a été accordé à Mme Marie-Ève Demers, de l'École de criminologie de l'Université de Montréal, pour son mémoire intitulé La qualité des services policiers au Québec : une analyse exploratoire.

Ce mémoire s’inscrivait dans un stage effectué au sein de la Direction de la vérification interne, des enquêtes et de l’inspection du ministère de la Sécurité publique. Rigoureux, fouillé et réalisé avec un véritable souci de faisabilité pour le milieu pratique, le travail de Mme Demers consistait à définir les indicateurs liés à la qualité des services policiers et à élaborer une méthodologie d’évaluation pour l’inspectorat. Dans un contexte où les services de police québécois se donnent de plus en plus de normes et de mesures afin d’assurer la qualité de leurs services, l’étude de Mme Demers permettra à l’inspectorat de suivre les tendances actuelles dans ce domaine et d’inspirer les futures inspections de la qualité des services policiers qui seront réalisées au Québec. Le mémoire a également été remarqué par la communauté policière et a fait l’objet d’un article scientifique publié en janvier 2011 dans la Revue internationale de criminologie et de police technique et scientifique. Ces réalisations contribuent positivement au rayonnement du ministère et soulignent le caractère exceptionnel du travail de Mme Demers.

Lauréat 2009

M. Patrick Michaud

En 2009, le Prix du ministre a été accordé à M. Patrick Michaud, de l'École de criminologie de l'Université de Montréal, pour son mémoire intitulé Individus barricadés et prises d'otages : analyse des situations de crise ayant nécessité une intervention policière spécialisée de la Sûreté du Québec.

Ce mémoire s'intéresse aux 534 événements de prises d'otages et de barricade qui se sont déroulés au Québec de 1990 à 2004. Ce mémoire, nous indique son auteur, « offre une analyse empirique systématique des incidents critiques mettant en scène des individus qui refusent de se rendre aux policiers et qui représentent un danger pour eux-mêmes ou pour autrui. Même si ces situations de crise n'ont pas toujours lieu dans des endroits dits stratégiques, leur survenue entraîne toujours une perturbation des activités citadines habituelles et des risques éventuels pour la sécurité des citoyens ».

Lauréate 2007

Mme Nina Admo

École de criminologie, Faculté des arts et  des sciences, Université de Montréal.
Mémoire : La justice réparatrice vue par les personnes contrevenantes et les personnes lésées.

Lauréate 2005

Mme Geneviève Martel

École de criminologie, Université de Montréal.
Mémoire : Polymorphie chez l'agresseur sexuel : analyse typologique de modus operandi.

Lauréate 2003

Mme Katia Petit

École de criminologie, Faculté des arts et  des sciences, Université de Montréal.
Mémoire : Opération Caviar : structure et évolution d'un réseau d'importateurs de drogues

Lauréate 2001

Mme Suzanne Castonguay

École de criminologie, Faculté des arts et  des sciences, Université de Montréal.
Mémoire : Le traitement pénal de la violence conjugale et ses alternatives : le point de vue des acteurs pénaux