Le Prix Hommage Aînés du gouvernement du Québec vise à souligner l’apport d’une personne aînée œuvrant bénévolement dans sa région pour favoriser le mieux-être des personnes aînées ainsi que leur participation accrue à la société.

Les candidatures régionales pour ce prix sont recueillies par chacune des 18 tables régionales de concertation des aînés (TRCA), puis analysées par un comité de sélection indépendant. La candidature d’une personne par région est ensuite recommandée par chaque TRCA au ministre responsable pour la remise de ce prix.

La personne aînée engagée dans son milieu laisse une empreinte positive à travers le temps. La réussite, l’innovation, l’énergie et l’honneur sont les qualificatifs évoqués et transmis par le visuel du Prix Hommage Aînés.

Lauréats

Voici les lauréats des dernières années pour le Prix Hommage Aînés.

2019

La remise des Prix Hommage Aînés 2019 a eu lieu le 6 novembre au Manoir Montmorency. À cette occasion, la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, madame Marguerite Blais, a souligné, en compagnie des représentants des Tables régionales de concertation des aînés du Québec, l’engagement bénévole exceptionnel de 18 personnes aînées provenant de toutes les régions du Québec. Découvrez ces lauréates et lauréats!

  1. Bas-Saint-Laurent – Pâquerette Coulombe
  2. Saguenay–Lac-Saint-Jean – Réal Payette
  3. Capitale-Nationale – Francine Gendron
  4. Mauricie – Marthe Poisson
  5. Estrie – Louise Ostiguy
  6. Montréal – Ghislaine Rouly
  7. Outaouais – Yolande Gravel
  8. Abitibi-Témiscamingue – Julianne Pilon
  9. Côte-Nord – Lucie Lessard
  10. Nord-du-Québec – Marcelle Rossignol-Pomerleau
  11. Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine - Marguerite Cummings
  12. Chaudière-Appalaches – Andrée Laroche
  13. Laval – François Dyotte
  14. Lanaudière – Yvette Gariépy
  15. Laurentides – Pierre Lemieux
  16. Montérégie – Cécile Choinière
  17. Centre-du-Québec – Suzanne Forestier
  18. Nunavik – Carole Beaulne

1 – Bas-Saint-Laurent – Pâquerette Coulombe

Madame Pâquerette Coulombe est une femme exceptionnelle, qui a su faire de son retour dans sa région natale, en 1996, une occasion de redonner à la communauté qui l’a vue grandir.

Au cours des 17 dernières années, elle a cumulé de nombreux engagements bénévoles au sein de la communauté de la municipalité de Grosses-Roches, notamment pour le Centre d’action bénévole de la région de Matane, entre autres à la clinique d’impôt, au service d’accompagnement des personnes âgées, ainsi qu’à la popote roulante Les P’tits Givrés.

De 2003 à 2007 et de 2013 à 2017, elle s’est engagée en politique municipale. Lors du 2e mandat, elle a agi à titre de responsable du dossier des aînés de Grosses-Roches. Elle a ainsi participé activement à la mobilisation de son milieu dans l’élaboration d’une politique des aînés et d’un plan d’action Municipalité amie des aînés. Sa principale réalisation est le projet Forum d’action sociale des aînés, qui visait à favoriser le développement des connaissances par des ateliers, des formations, des conférences, des groupes de discussion et des échanges entre les aînés et les jeunes générations, et ce, tout à fait gratuitement. Ce projet avait également pour but de contrer l’isolement social des personnes âgées en prenant des moyens concrets pour les rencontrer. Pour elle, rien de mieux que le porte-à-porte et le téléphone.

En plus de toutes ces réalisations, madame Coulombe a mis sur pied, en 2015, un journal local et s’est entourée d’une personne bénévole assidue à la tâche. Cette initiative avait pour but de fournir aux aînés de la communauté de l’information locale et de favoriser leur participation à la vie de la collectivité.

Forte de ses nombreuses qualités et de son esprit d’initiative hors pair, madame Coulombe a à cœur de renforcer le tissu social de sa communauté, particulièrement auprès des personnes plus vulnérables. Sa générosité et son sens de la solidarité font d’elle une personne appréciée de tous, dont l’engagement profond demeure un exemple pour l’ensemble de la société.

2 – Saguenay–Lac-Saint-Jean – Réal Payette

Monsieur Réal Payette est un homme profondément engagé dans son milieu de vie. Indigné de constater la misère et l’isolement que vivent certains aînés, il s’active depuis son tout jeune âge à offrir bénévolement de son temps pour améliorer la qualité de vie de ces personnes vulnérables ainsi que de l’ensemble de sa communauté.

Depuis maintenant 25 ans, il offre l’essentiel de son temps libre, soit de 40 à 70 heures par semaine, aux résidents du Centre Georges-Hébert, à leur famille et au personnel de la résidence. Dans le cadre de son implication, il offre une écoute active et du soutien aux personnes qui le souhaitent, en plus d’organiser de nombreuses activités visant à divertir les personnes. Passionné de culture, il leur fait par exemple la lecture, s’occupe de la chorale et participe même à l’aménagement des lieux pour les rendre encore plus conviviaux, entre autres à Noël.

Monsieur Payette a de nombreuses autres cordes à son arc de bénévole. En plus de s’impliquer depuis 1960 dans l’organisation du Salon du livre du Saguenay – Lac-Saint-Jean, il est également membre actif de la troupe de théâtre qui joue la Fabuleuse histoire d’un Royaume, et ce, depuis le début. La Paroisse Saint-Philippe et le diocèse de Chicoutimi ont également pu compter sur son aide entre 1985 et 2015, entre autres à titre de bedeau et de membre de la chorale. Ce ne sont là que quelques exemples qui témoignent de la générosité de monsieur Payette et de son amour pour la vie sociale de sa région.

Toujours disponible pour aider, monsieur Payette n’hésite jamais à donner le meilleur de lui-même, ce qui lui a valu de nombreuses distinctions, dont le Prix Victoire de la qualité décerné par le Fonds de dotation Santé Jonquière. Pour cet homme dévoué, le bénévolat représente un apprentissage continuel, qui lui permet de se renouveler à chaque instant, grâce à des échanges enrichissants ainsi que des rencontres qui sont pour lui source de bonheur et d’amitié.

3 – Capitale-Nationale – Francine Gendron

Depuis maintenant 23 ans, madame Francine Gendron s’implique bénévolement au sein des Petits Frères de Québec, un organisme voué aux aînés qui vivent de l’isolement. Ces personnes, appelées les Grand.e.s Ami.e.s, bénéficient d’un soutien humain et bienveillant qui prend la forme de différents programmes comme le jumelage et les visites à domicile. En plus d’offrir ce type de soutien, madame Gendron est membre du Comité des fêtes, chauffeuse-accompagnatrice et souvent préposée à l’accueil lors de différents évènements, en plus de rendre des visites à l’hôpital et de faire de l’accompagnement en fin de vie. Elle fait d’ailleurs partie du comité organisateur de la cérémonie commémorative annuelle pour les Grand.e.s. Ami.e.s décédé.e.s.

À ces actions bénévoles s’ajoutent sa belle voix douce et son amour pour le chant. Ces deux qualités l’ont menée à être responsable de la chorale des Grands Amis, qu’elle dirige une fois par mois, et dont la première prestation publique a été l’animation de la messe de Noël en 2017. Il s’agit de sa plus grande fierté. De plus, madame Gendron est fréquemment invitée à chanter lors de funérailles. Elle est d’ailleurs très fière de partager sa passion pour la chanson avec les aînés fréquentant l’organisme, qu’elle a le plaisir de divertir en entonnant avec eux de beaux airs d’autrefois, lors d’activités de groupe ou de célébrations.

Madame Gendron est par ailleurs profondément engagée dans sa communauté. Elle a notamment été bénévole au sein de sa paroisse et a contribué à l’accueil de familles syriennes. Cela témoigne de sa grande ouverture, de sa capacité d’écoute et de sa bienveillance à l’égard des personnes vulnérables. Comme elle le dit elle-même, « le bénévolat permet des rencontres enrichissantes » et lui donne l’occasion également d’être « dispensatrice de bonheur », au grand plaisir de Grand.e.s Ami.e.s et des autres bénévoles des Petits Frères de Québec.

4 – Mauricie – Marthe Poisson

Dotée d’un sens de l’initiative hors du commun, madame Marthe Poisson est reconnue comme une personne unique au sein de sa communauté. 

Elle a œuvré comme bénévole auprès de nombreux organismes au fil des années, notamment plusieurs comités au sein de la paroisse et de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières et du Musée POP, mais elle démontre particulièrement un fort sentiment d’appartenance envers la Maison des Grands-Parents de Trois-Rivières, qu’elle a jointe en 2002.

Elle est une formidable ambassadrice de la mission de l’organisme, qui est axée sur le maintien et le développement des liens intergénérationnels. Décidée, énergique et très rigoureuse, elle cumule environ 300 heures de bénévolat par année. Elle s’implique particulièrement dans les activités visant à promouvoir une saine alimentation chez les aînés, alors qu’elle fut notamment responsable des dîners communautaires de 2005 à 2014. Elle a également mis sur pied des ateliers de cuisine collective dont les objectifs étaient de briser l’isolement, de favoriser de bonnes habitudes alimentaires et de réaliser des économies.

Madame Poisson participe de façon très active aux activités qui donnent lieu à des rencontres significatives entre les générations, que ce soit l’aide aux devoirs, les ateliers Mémoires d’hier ou les diverses sorties culturelles ou sportives lors des journées pédagogiques. Toutes ces activités se révèlent pour elle des occasions précieuses pour prêter une oreille attentive aux jeunes, les soutenir et développer des liens d’exception avec eux.

Ce besoin de partager et d’inciter les gens autour d’elle à échanger et à entrer en relation les uns avec les autres, peu importe leur âge, se reflète dans l’ensemble de ses actions. Sa grande expérience et sa volonté de transmettre ses connaissances font d’elle une ressource indispensable pour le recrutement et l’intégration de nouveaux bénévoles.

5 – Estrie – Louise Ostiguy

Madame Louise Ostiguy a une longue feuille de route en matière de bénévolat. Infirmière de formation, elle s’est impliquée dans le conseil d’administration (CA) de son association professionnelle régionale, ainsi que dans les CA de la Villa Marie-Claire et du CLSC Fleur de Lys. Par la suite, elle s’est notamment tournée vers divers organismes tels que la Cuisine collective le Blé d’Or, dont elle a fait partie du CA entre 1998 et 2014. Elle a toujours su multiplier les occasions de servir la collectivité, et ce, auprès de différentes clientèles de sa région.

De 2010 à 2018, elle a été présidente du comité de programmation de l’antenne de Sherbrooke relevant de l’Université du troisième âge (UTA) de l’Université de Sherbrooke, de même que vice-présidente de l’Association générale des étudiantes et des étudiants aînés de l’Université de Sherbrooke. Cet engagement lui a permis, pendant plus de huit ans, de présider les travaux du comité avec professionnalisme et un sens de l’organisation exceptionnel, qui représentent le cœur de la mission éducative de l’UTA. Madame Ostiguy a ainsi contribué à ce que des milliers d’étudiants aînés puissent suivre des activités éducatives pour le plaisir d’apprendre, et ce, trois trimestres par année.

Dans son rôle au sein de ces deux organisations, elle a mis à profit son sens de l’innovation et sa capacité de trouver des solutions, le tout dans un souci de cohérence à travers les décisions qui ont été prises. Le programme ne s’en trouve que plus riche, avec des choix d’activités et des formules pédagogiques les mieux adaptés possible au besoin des étudiants aînés qui s’y inscrivent.

Ses nombreuses participations bénévoles font de madame Ostiguy une femme profondément engagée dans son milieu, ce qui lui a valu de nombreuses reconnaissances, dont l’Ordre du mérite, décerné par l’UTA en 2018.

6 – Montréal – Ghislaine Rouly

Ghislaine Rouly est engagée dans une démarche de bénévolat depuis près de 45 ans, offrant de l’accompagnement aux personnes vulnérabilisées par la maladie. Elle-même touchée par deux maladies génétiques orphelines et par le cancer à trois reprises, madame Rouly est dotée d’une grande empathie et de compétences uniques qu’elle met à contribution pour mieux soutenir les personnes atteintes de maladie grave.

Forte de son engagement sincère et fidèle à ses idéaux, madame Rouly a également mis à profit son sens de l’innovation pour en faire bénéficier le réseau de la santé et des services sociaux en matière de soutien aux personnes en fin de vie, et ce, depuis plus de 40 ans. Cela lui a valu plusieurs reconnaissances, notamment de la part du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) et de deux autres centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux de la région de Montréal. Elle est d’ailleurs la première patiente partenaire à accompagner les personnes qui demandent l’aide médical à mourir et qui n’ont pas de famille ou de proches pour les soutenir.

De plus, madame Rouly est depuis maintenant 12 ans présidente bénévole de l’Association des Ami(e)s du Patient au CHUM et à l’Hôpital Notre-Dame, un organisme qui amasse des fonds afin d’offrir de nombreuses activités visant le mieux-être des personnes atteintes de cancer, de douleur chronique ou de maladies rares.

Outre ces réalisations, madame Rouly collabore au sein de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal à titre de patiente experte, participant au mentorat, ainsi qu’aux cours d’éthique et de pratiques collaboratives. Elle a par ailleurs participé à la création d’une innovation appelée « communauté soignante » dans le quartier Centre-Sud de Montréal, projet au sein duquel elle accompagne des patients en situation de grande vulnérabilité sociale.

Tous ces engagements font de madame Rouly une femme exceptionnelle, qui n’hésite jamais à s’engager pleinement auprès des membres de la communauté et à rendre au centuple ce qu’elle a reçu par le passé à titre de patiente. Comme elle le dit elle-même, « redonner aux autres, c’est partager avec son prochain un peu de fraternité, d’espoir et d’humanité. »

7 – Outaouais – Yolande Gravel

Madame Yolande Gravel a laissé une empreinte profonde sur les milieux bénévoles de sa communauté, depuis 34 ans de dévouement. À la suite du décès de sa mère de la maladie d’Alzheimer, en 1985, elle a fondé la Société Alzheimer Outaouais (SAO) avec un budget de 125 $. Au cours des trois premières années, elle a administré cet organisme à partir du sous-sol de sa résidence, pour ensuite s’installer dans les locaux de la Cabane en bois rond. De par son expertise et son ouverture à aider son prochain, de nombreuses personnes ont sollicité son aide pour de l’information, des services et des conseils.

En 1991, elle obtient une première subvention, ce qui lui permet d’offrir des services plus structurés, dont la mise sur pied d’une journée de répit pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et leurs proches. S’entourant d’une petite équipe de bénévoles, elle amasse graduellement des fonds pour créer la Maison Fleur-Ange, du prénom de sa mère, qui, dès 2000, accueille les 10 premiers résidents permanents. Cette maison a existé pendant 15 ans, accueillant plusieurs résidents et leur famille, après quoi la SAO a privilégié d’orienter ses actions vers les services de proximité, notamment en centres de jour et de répit et en répit à domicile.

Forte de ses nombreuses années d’engagement bénévole, madame Gravel est une pionnière et une travailleuse acharnée qui a su rallier à sa cause de nombreuses personnes. Elle a sans cesse lutté pour sensibiliser les gens à la maladie d’Alzheimer, partageant ses connaissances ainsi que son expertise afin de mieux aider les personnes qui en sont atteintes. Ses efforts se sont vu couronner de nombreuses distinctions à l’échelle locale et nationale, mais sa plus grande fierté demeure celle d’avoir rencontré toutes les personnes qu’elle a aidées au fil des ans, et de découvrir, comme elle le dit, que « le cœur ne fait pas d’Alzheimer ».

8 – Abitibi-Témiscamingue – Julianne Pilon

Madame Julianne Pilon a toujours su intégrer le bénévolat à une vie bien remplie. Entre son rôle de mère de deux enfants et son métier de journaliste, elle s’est fait un point d’honneur de consacrer le plus de temps possible à sa communauté, et notamment à la cause du mieux-être des aînés, tant en ce qui a trait à la défense de leurs droits qu’à la lutte contre la maltraitance et l’âgisme.

À cet égard, elle a su s’engager pleinement, et ce, dès 2001, à titre de membre et de secrétaire du conseil d’administration de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) de Rouyn-Noranda, organisme dont elle est d’ailleurs membre fondatrice. Après avoir occupé cette fonction pendant 16 ans, elle continue maintenant de s’impliquer au sein du comité de rédaction du bulletin de l’organisme.

Au cours de toutes ces années, elle a travaillé activement à améliorer les conditions de vie des aînés et à sensibiliser la population à l’importance de favoriser leur participation sociale, entre autres par des conférences et des ateliers donnés dans les écoles et auprès de divers groupes de la communauté. Membre de plusieurs comités, elle a aussi contribué à faire avancer cette cause en ralliant les personnes autour d’elle, dans un souci constant de mieux comprendre les enjeux et entreprendre les actions nécessaires pour faire évoluer la situation.

Collaboratrice hors pair, reconnue pour son intelligence, sa perspicacité et son sens critique, madame Pilon suscite un immense respect de la part de ses collègues. Son dévouement ainsi que sa grande ténacité lui ont permis de rendre de grands services aux aînés de sa région, et elle poursuit avec un grand enthousiasme ses efforts, enchantée par les échanges enrichissants que lui permet son engagement auprès de nombreuses personnes admirables de son milieu.

9 – Côte-Nord – Lucie Lessard

Madame Lucie Lessard est engagée dans sa communauté depuis de nombreuses années. En effet, c’est lorsqu’elle était toute jeune, en 1961, que le bénévolat est entré dans sa vie, alors qu’elle adhérait à la Jeunesse ouvrière catholique. Dès lors, elle n’a cessé de donner de son temps à diverses causes, ayant à cœur le mieux-être des gens de sa région, et tout particulièrement celui des aînés.

Parmi les causes qu’elle a soutenues au cours de ces décennies de bénévolat, notons qu’elle a été formatrice d’instructeur en réanimation cardiaque pour la Fondation des maladies du cœur du Québec pendant 30 ans, membre fondatrice et présidente de la Maison des organismes communautaires, directrice de la Garde côtière auxiliaire canadienne et présidente des Auxiliaires bénévoles du Centre intégré de santé et de services sociaux de Sept-Îles depuis 10 ans.

En 2001, madame Lessard est devenue membre de l’Association des auxiliaires bénévoles du Centre hospitalier régional de Sept-Îles, puis présidente. Investie dans ces fonctions, elle a à cœur d’offrir du bénévolat de qualité pour favoriser le bien-être des résidents du centre d’hébergement et de soins de longue durée. Les nombreuses activités offertes aux résidents visent à les aider à socialiser, de même qu’à les rassurer et à les valoriser. À titre d’exemple, elle organise, en collaboration avec les quelque 75 bénévoles de l’association, des activités telles que des bingos, de la zoothérapie, des sorties extérieures et des barbecues, afin d’améliorer la qualité de vie des aînés hébergés. Des activités intergénérationnelles, familiales et communautaires sont également offertes pour dynamiser les échanges au sein de la communauté.

Reçue membre de l’Ordre du mérite nord-côtier, madame Lessard a aussi obtenu de nombreuses autres distinctions pour son engagement remarquable, notamment le Prix du Gouverneur général du Canada pour les bénévoles et un certificat de l’Assemblée nationale du Québec, en remerciement de son bénévolat. Fière de son parcours, madame Lessard préfère avant tout les simples gestes qui peuvent éclairer la journée d’une personne ou faire naître un sourire dans son visage.

10 – Nord-du-Québec – Marcelle Rossignol-Pomerleau

Madame Marcelle Rossignol-Pomerleau est une femme de cœur engagée dans son milieu depuis maintenant 60 ans. Toute jeune, elle servait des repas à son école, et ce, pendant 10 ans, et elle s’est impliquée comme entraîneuse sportive pendant cinq autres années. Arrivée à Matagami en 1980 pour suivre son conjoint, elle s’est engagée immédiatement dans sa nouvelle communauté en joignant l’équipe du centre de récupération, dont elle est d’ailleurs maintenant la responsable depuis 2009.

Une bonne partie de son action bénévole est tournée vers les aînés les plus vulnérables et les personnes en perte d’autonomie. Elle combat également la maltraitance, laquelle est inadmissible, selon elle. Luttant pour améliorer la qualité de vie des personnes, elle participe à l’organisation de nombreuses activités favorisant leur participation sociale et l’établissement des liens intergénérationnels entre les membres de la communauté de Matagami. Elle s’est d’ailleurs investie pendant plusieurs années au Club de l’Âge d’Or Vive la joie, entre autres pendant 10 ans à titre de secrétaire du conseil d’administration de l’organisme.

Cuisinière professionnelle à la retraite depuis 2000, elle a également su utiliser ses compétences et son talent afin de préparer des repas qu’elle apporte à des personnes malades ou en perte d’autonomie de la localité, ou aux proches lors d’un décès.

Toutes ces actions montrent que madame Rossignol-Pomerleau est une personne dotée d’une générosité et d’un dévouement sans pareil. Forte de sa grande expérience de vie et de don de soi, elle est prête à faire face à toutes les situations et sait mobiliser la solidarité de son entourage au bénéfice des causes qu’elle défend. Toutes ces qualités lui ont valu la reconnaissance des gens de son milieu ainsi qu’une médaille du lieutenant-gouverneur du Québec en 2016, mais sa plus grande fierté demeure la satisfaction d’être utile aux gens de sa région.

11 – Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine – Marguerite Cummings

Aînée d’une famille de 10 enfants, madame Marguerite Cummings a très tôt pris goût au don de soi, en aidant ses parents et ses frères et sœurs. Jeune femme, dans son village natal de Lac-au-Saumon, elle rend visite chaque semaine aux aînés du foyer et prend conscience de la richesse de telles rencontres, conviction qui la suivra plus tard lorsqu’elle déménagera à Saint-André, en 1968.

Dès son arrivée, elle met à profit son amour du bénévolat, se fait « passeuse de tradition » et contribue à la qualité de vie des aînés de son village d’adoption. Généreuse, à l’écoute des autres, madame Cummings est profondément engagée auprès de cette communauté. Elle favorise les échanges intergénérationnels, notamment dans le cadre de sa participation au Cercle des fermières, à titre de secrétaire, puis de présidente, et où elle partage son savoir en matière d’arts textiles, soit le tricot, la broderie, la couture et le tissage.

En 2010, sa passion pour la transmission des connaissances l’a menée à participer à la création d’un livre de souvenirs dans lequel elle a recueilli 23 histoires d’aînés de plus de 70 ans. Ce livre est venu mettre en lumière l’apport des aînés du village, dans un souci de préserver et de transmettre cette richesse aux plus jeunes générations. Un tel souci de souligner la contribution des aînés l’a également conduite à organiser, au sein du Club des 50 ans et plus, dont elle est membre depuis 16 ans, des activités ludiques et des événements qui rendent périodiquement hommage à l’un de leurs membres.

Ses nombreuses réalisations font de madame Cummings une personne appréciée de sa communauté, une femme aux idées novatrices et rassembleuses qui sont au cœur du tissu social de Saint-André. Le bénévolat est pour elle un besoin vital, ce qui lui vaut le respect et l’estime de tous et qui fait d’elle une source d’inspiration pour l’ensemble des membres de la communauté.

12 – Chaudière-Appalaches – Andrée Laroche

Madame Andrée Laroche est attirée par le bénévolat depuis son enfance, mais son engagement exemplaire envers les aînés de sa communauté et l’amélioration de leur bien-être et de leurs conditions de vie a rééllement pris son envol dès le début de sa retraite, en 2004.

Humble, disponible et efficace dans chacune des fonctions qui lui sont confiées, elle est décrite comme une bénévole rêvée dont le dévouement est sans bornes. Elle est une alliée de longue date de plusieurs organisations de la région de Chaudière-Appalaches ayant à cœur le bien-être et les intérêts des aînés, entre autres le Carrefour des personnes aînées de Lotbinière, la FADOQ et l’Ordre des Filles d’Isabelle.

Parmi ses nombreuses réalisations, elle a notamment contribué à l’instauration d’un programmme d’information des aînés sur le choix d’un milieu de vie et à l’offre de formations diverses à l’intention des aînés et des bénévoles. Véritable ambassadrice du vieillissement actif, elle est également responsable du Défi Chaque minute compte dans sa municipalité et joue donc un rôle central dans la promotion de cette activité qui vise à inciter les personnes de tous les âges à cumuler le plus de minutes d’activité physique possible. Mais sa plus grande fierté, et qui illustre bien son implication auprès des aînés plus vulnérables, est la mise sur pied du programme Aide transport santé aînés (ATSA), une initiative visant à soutenir financièrement les aînés démunis de la communauté qui doivent effectuer des déplacements liés à des rendez-vous de santé.

Son leitmotiv, « Quand on est heureux, il est important de partager notre temps pour répandre le bonheur », met en lumière, sans équivoque, le leadership positif de madame Laroche au sein des organisations de sa communauté. Son engagement est une source d’inspiration pour l’ensemble des bénévoles qu’elle côtoie.

13 – Laval – François Dyotte

Monsieur François Dyotte est engagé depuis de nombreuses années auprès de sa communauté et fait du bénévolat depuis maintenant 30 ans. Il s’investit au sein de la Société canadienne du cancer en étant responsable d’un groupe de soutien destiné à aider des hommes de tous les âges atteints du cancer de la prostate. Les réunions de ce groupe de soutien se tiennent une fois par mois, à l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé.

Après avoir été lui-même atteint de ce cancer, monsieur Dyotte a subi, il y a 30 ans, une prostatectomie radicale et se considère chanceux d’avoir traversé cette épreuve, constatant que la vie vaut la peine d’être vécue. L’aide qu’il apporte aux hommes de ce groupe et à leurs proches permet de mieux les informer sur cette maladie, sur les traitements et les percées les plus encourageantes dans ce domaine ainsi que de briser leur isolement et de leur offrir du réconfort. Différents invités et des médecins spécialistes en urologie viennent d’ailleurs rencontrer le groupe dans le cadre des séances mensuelles.

Riche de cet engagement de plusieurs années, monsieur Dyotte fournit aux membres de ce groupe de soutien des outils essentiels pour soutenir leur combat contre la maladie et pour vivre avec sérénité les difficultés qu’ils ont à rencontrer sur leur chemin. Sa sagesse et son expérience font de lui un guide et un allié dans ce parcours difficile qui mène à la guérison souhaitée. Toujours à l’écoute, cet homme généreux et dévoué tente de redonner à la société ce qu’il a reçu, dans un souci d’empathie, de respect et de dignité.

14 – Lanaudière – Yvette Gariépy

Madame Yvette Gariépy a grandi au sein d’une famille de 19 enfants où l’entraide et le partage prédominaient. Ces valeurs qui lui ont été inculquées dès son jeune âge ont sans aucun doute pavé la voie à son long parcours comme bénévole.

Madame Gariépy a toujours démontré un fort penchant pour le militantisme et la défense des droits et de la condition des aînés. Dans les années 70, elle décide de s’impliquer auprès des comités de consultation et d’implantation du CLSC Brandon. En 1980, elle s’allie avec d’autres personnes âgées des secteurs de Saint-Gabriel-de-Brandon, de Sainte-Émélie-de-l’Énergie et de Sainte-Béatrix pour fonder la section de Brandon de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées (AQDR). Elle y assure la fonction de déléguée du comité de Sainte-Béatrix jusqu’en 1990, et demeure membre active jusqu’en 1998. Dans le cadre de son engagement auprès de l’AQDR, madame Gariépy a réussi à mobiliser à la fois les personnes âgées et différentes organisations de la communauté afin d’obtenir de multiples services pour améliorer la qualité de vie de ses pairs. Elle a notamment participé à la mise sur pied d’un système de transport utilisant les autobus scolaires afin de permettre aux personnes âgées de se rendre au village de Sainte-Béatrix ou à Joliette. Elle a également uni ses forces avec autres d’autres organismes afin de convaincre la municipalité d’entreprendre des démarches pour construire des habitations à loyer modique pour les aînés.

Maintenant âgée de plus de 100 ans, madame Gariépy, de par sa détermination et son énergie, demeure une véritable source d’inspiration et de motivation pour les aînés de sa communauté.

15 – Laurentides – Pierre Lemieux

Le moment de sa retraite arrivé, en 1994, monsieur Pierre Lemieux a décidé de mettre à profit son expérience professionnelle comme gestionnaire afin de contribuer à améliorer la qualité de vie des aînés.

Lorsque le directeur de l’Entraide bénévole, qui est également un ami, lui a demandé son aide afin de remettre sur pied l’organisme qui éprouve à ce moment des difficultés financières, monsieur Lemieux n’a pas hésité à prêter main‑forte. Lors de ce premier engagement auprès de l’Entraide bénévole, il a rapidement démontré les qualités et les compétences enviables lui permettant de s’impliquer par la suite auprès de nombreuses organisations visant l’avancement, la progression et l’évolution de la condition des aînés. Par la création d’un plan d’action efficace et d’une planification budgétaire rigoureuse, il partage ses connaissances et s’active à trouver des solutions. Surtout, il sait garder et inspirer le calme en situation de crise, toujours avec beaucoup d’humour et de doigté.

Il est devenu président du secteur de Centraide Laurentides et de la Fabrique des paroisses de Sainte-Adèle. Il s’est impliqué notamment auprès du conseil économique du Diocèse de Saint-Jérôme, des comités d’administration et de résidents du CHSLD des Hauteurs de Sainte-Adéle, de la FADOQ des Laurentides, de la Table des aînés et du conseil de surveillance pour la Caisse Desjardins de la Vallée des Pays-d’en-Haut.

Au-delà de ses aptitudes professionnelles, monsieur Lemieux est reconnu pour sa grande intégrité et sa façon positive de voir les choses. Il veille toujours à ce que les personnes qui gravitent autour de lui se sentent bien accueillies et intégrées au groupe. Bien que son quotidien soit fort occupé, il demeure toujours actif au sein d’organismes communautaires et joue au golf, ce qui lui permet de conserver une bonne santé physique et psychologique.

16 – Montérégie – Cécile Choinière

Madame Cécile Choinière est assurément une femme de parole et un modèle d’engagement citoyen. Cette attitude la caractérisait déjà dans sa carrière comme enseignante auprès des jeunes ayant des troubles d’apprentissage. Mais c’est véritablement au sein de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) que cet engagement s’est incarné de façon impressionnante depuis près de 35 ans.

Femme de tête et de cœur, Cécile Choinière a mis la défense et la promotion des droits des aînés au centre de ses actions. Elle fut entre autres membre du conseil d’administration de l’AQDR section Granby et ensuite présidente de 1990 à 1999. Elle siégea également au conseil d’administration provincial de l’AQDR et notamment au comité Droits des femmes. De fil en aiguille, elle a assumé des responsabilités diverses touchant l’information, la sensibilisation et la lutte à la violence faite aux aînés. Aujourd’hui encore, madame Choinière demeure pleinement impliquée en écrivant sur la condition des aînés dans le journal de l’AQDR et dans La Voix de l’Est.

Cette grande dame est convaincue qu’une communauté peut se prendre en main et provoquer des changements durables qui permettent d’améliorer le mieux-être des personnes vieillissantes. D’ailleurs, pour souligner l’impact indéniable de cette femme d’exception, la Table de concertation des aînés de la Haute-Yamaska a créé, en 2017, le prix Cécile Choinière. Cette marque de reconnaissance hautement significative vise à mettre en valeur sa contribution dans la lutte contre la maltraitance chez les aînés.

Maintenant âgée de plus de 90 ans, madame Choinière poursuit son engagement bénévole auprès de l’organisme Aide Nicaragua, qui participe à l’implantation d’écoles, donnant ainsi les moyens à des jeunes de briser le cycle de la pauvreté en accédant à la scolarisation.

17 – Centre-du-Québec – Suzanne Forestier

Madame Suzanne Forestier est une femme très active dans sa communauté, et ce, depuis plus de trente ans. Accueillante, attentive aux autres, elle ne craint pas de s’engager au service des autres, et tout particulièrement des aînés.

Présidente de la FADOQ de Tingwick pendant cinq ans, elle a mené avec succès plusieurs projets visant à améliorer la qualité de vie des aînés de sa communauté. Parmi ces projets, notons l’aménagement d’un belvédère en bordure d’un sentier de marche afin de se reposer à l’abri du soleil ainsi qu’une offre de cours de peinture et d’éducation physique. Sur le plan régional, madame Forestier s’est également impliquée à la FADOQ Centre-du-Québec, à titre de secrétaire, ainsi qu’à la Table de concertation pour les personnes aînées de la MRC d’Arthabaska.

Ayant à cœur de lutter contre la maltraitance, madame Forestier est aussi devenue animatrice, depuis deux ans, du programme Aîné-Avisé Région du Centre-du-Québec. Elle offre ainsi gratuitement des séances d’information dans les milieux de vie des aînés, en vue de sensibiliser ces derniers à la maltraitance, à la fraude et à l’intimidation dont ils peuvent être victimes. Elle travaille aussi activement à développer les liens intergénérationnels et le transfert de connaissances en donnant des ateliers de sensibilisation aux impacts du vieillissement et à la lutte contre les préjugés, dans les écoles primaires de la MRC.

Généreuse, consciencieuse et passionnée, madame Forestier a su gagner l’estime et le respect de tous, en contribuant grandement au mieux-être des gens de sa région. Très sensible à l’isolement et à la solitude que peuvent vivre quotidiennement certains aînés vulnérables, elle n’hésite pas à donner de son temps pour apporter du bonheur dans leur vie, et c’est pour elle la plus belle des récompenses.

18 – Nunavik – Carole Beaulne

Motivée à partager ses connaissances et son expertise en santé communautaire, madame Carole Beaulne est arrivée dans le village de Puvirnituq en 1976. C’est le tout début d’une longue histoire d’amour entre la jeune infirmière et sa communauté d’adoption, qui se poursuit toujours depuis plus de 40 ans.

Madame Beaulne est reconnue comme un véritable modèle d’intégration dans le domaine de la santé et des services sociaux. Elle s’est fait un point d’honneur d’apprendre la langue inuktitute afin d’entrer facilement en relation avec les concitoyens et d’atteindre les objectifs de prévention et de promotion de la santé dans son milieu. Elle est engagée dans le développement et l’implantation de programmes touchant divers enjeux très importants pour la population tels que la santé et l’éducation sexuelles, les habiletés parentales et les saines habitudes de vie.

Par chacune de ses interventions, elle contribue à améliorer la qualité de vie de la population. Elle est particulièrement impliquée auprès des personnes âgées et effectue notamment des visites à domicile auprès des personnes en perte d’autonomie.

Chaque mois, elle ouvre les portes de sa résidence aux personnes de la communauté. Lors de cette journée, dans une atmosphère favorable aux échanges, les invités peuvent partager un repas, socialiser et s’exprimer sur divers enjeux. Ces rassemblements très appréciés sont également une occasion propice à la transmission de valeurs culturelles et aux échanges intergénérationnels.

Au cours des années, madame Beaulne a reçu plusieurs distinctions venant souligner son engagement, notamment une inscription commémorative, une mention du Nunavik Regional Board of Health and Social Services ainsi que deux prix de la Société canadienne du cancer. En 2015, elle s’est également vu décerner le prix Florence de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle.

Grâce à ses grandes compétences, mais surtout grâce à son dévouement exemplaire envers son milieu, madame Beaulne a su véritablement gagner le respect, la confiance et le coeur des gens de sa communauté.