MONTRÉAL, le 22 nov. 2020 /CNW Telbec/ - Hydro-Québec a transmis au Tribunal le 20 novembre une demande d'intervention. Dans cette demande, l'employeur allègue que depuis le 4 novembre les salariés des équipes de mécaniciens d'appareillage du complexe Bersimis refusent systématiquement et de manière concertée de travailler le soir et la fin de semaine. Depuis le 19 novembre, ce refus a aussi été signifié par les équipes de mécaniciens d'appareillage de l'installation Manic-2.

Pour l'employeur, le travail en heures supplémentaires de soir et de fin de semaine fait partie de la prestation usuelle de travail lorsque la situation le requiert ou lorsqu'il y a urgence. Selon Hydro-Québec, ce refus concerté a pour conséquence de retarder le retour en service des groupes turbines alternateurs qui sont hors fonction pour entretien ou à cause de bris. Ce moyen de pression affecte de manière importante la capacité de production à l'approche de la pointe de la demande en électricité durant la saison hivernale.

La séance de conciliation convoquée dès vendredi en soirée n'ayant pas permis au Syndicat des employé-es de métiers d'Hydro-Québec, section locale 1500 et Hydro-Québec de convenir d'une entente, les parties ont été entendues en audience le lendemain.

Dans sa décision, le Tribunal déclare que le refus concerté d'effectuer du travail en heures supplémentaires constitue un moyen de pression illégal. Il ordonne aux salariés des équipes de mécaniciens d'appareillage, d'électriciens d'appareillage et d'ouvriers civils compris dans l'unité de négociation travaillant dans la région de Manicouagan, de cesser immédiatement de refuser de façon concertée de fournir leur prestation de travail habituelle et d'effectuer les heures de travail requises en heures supplémentaires de soir et de fin de semaine.  

Le Tribunal autorise le dépôt de sa décision au greffe de la Cour supérieure du district de Montréal. Il rappelle aux parties que ce dépôt confère à l'ordonnance le même effet que s'il s'agissait d'un jugement de la Cour. Le défaut de s'y conformer peut être sanctionné par une procédure d'outrage au Tribunal.

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Dernière mise à jour : 9 mars 2021