QUÉBEC, le 29 avril 2021 /CNW Telbec/ - Le député des Îles-de-la-Madeleine et porte-parole du Parti Québécois en matière de santé, Joël Arseneau, réclamait depuis plusieurs mois une bonification des indemnités que reçoivent les patients - et leurs accompagnateurs - devant se déplacer hors de leur région d'origine pour recevoir des soins spécialisés. Aujourd'hui, il salue le fait que le gouvernement ait honoré sa promesse de revoir sa politique, mais déplore que l'indexation soit insuffisante.

EN BREF

  • Le Parti Québécois réclamait un ajustement des indemnités pour les déplacements médicaux depuis plus d'un an; il l'a obtenu, à moitié.
  • Les montants, même indexés, demeurent largement insuffisants et ne correspondent pas davantage à la réalité.
  • Au Québec, en 2021, personne ne devrait avoir à payer pour se faire soigner.

« À force de réclamer une révision des indemnités, nous avons réussi à faire faire un premier pas au gouvernement. C'est certainement une avancée, mais on ne saurait s'en contenter », a déclaré d'entrée de jeu Joël Arseneau.

Dorénavant, on remboursera aux patients 108 $ plutôt que 75 $ pour une nuitée à l'hôtel. Un accompagnateur recevra une indemnité quotidienne de 46 $ plutôt que de 20 $. Quant à la compensation pour l'utilisation d'une automobile, elle passe de 0,13 $ à 0,20 $ par kilomètre parcouru. En comparaison, les fonctionnaires devant se déplacer pour leur travail reçoivent, eux, 0,47 $ du kilomètre, et 138 $ pour leur hébergement, ce qui correspond beaucoup mieux aux coûts réels engagés.

Le double standard demeure, donc. « Nos demandes n'étaient pourtant pas exagérées; nous souhaitions que les patients aient droit aux mêmes indemnités que les fonctionnaires de l'État, ce qui nous semblait un minimum. Qui plus est, une incohérence demeure : les 200 premiers kilomètres parcourus ne pourront toujours pas être admissibles à une indemnisation », a ajouté le député.

Bref, bien qu'il ait entamé un nécessaire rattrapage, le gouvernement est demeuré extrêmement frileux à l'idée de compenser convenablement les gens devant se déplacer pour obtenir des soins spécialisés, et ce, même s'il ne parvient pas à expliquer sa décision. « Oui, il a ajusté sa politique. Mais celle-ci ne permet toujours pas des déplacements à coût nul pour les patients des régions éloignées. C'est très décevant; l'iniquité entre les régions et les villes demeure. Or, au Québec, en 2021, soit on rend disponibles les soins spécialisés dans toutes les régions, soit on indemnise adéquatement les gens qui doivent se déplacer pour en recevoir », a conclu Joël Arseneau, qui promet de continuer à réclamer la création d'un programme d'indemnisation mieux adapté à la réalité et doté d'un budget lui étant propre.

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Dernière mise à jour : 29 avril 2021