Québec, le 10 novembre 2020 – Le premier ministre du Québec, François Legault, a tenu à souligner, aujourd’hui, le 45e anniversaire de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, conclue, le 11 novembre 1975, entre le gouvernement du Québec, les Cris, les Inuit, le gouvernement du Canada et trois sociétés d’État, dont Hydro-Québec. L’événement revêt d’une telle importance que le premier ministre a déposé une motion à l’Assemblée nationale, ce mardi.

Pour souligner l’occasion, la route de la Baie-James sera renommée en l’honneur de l’un des artisans de la Convention, le grand chef signataire, Billy Diamond. Ainsi, l’apport inestimable de ce grand homme à l’unification de la nation crie sera immortalisé. La majorité des communautés cries sont reliées grâce à cette route, qui s’étend de Matagami à Radisson et qui croise les voies de communication qui mènent à Waskaganish, Nemaska, Eastmain, Wemindji et Chisasibi.

Rappelons que l’évolution des relations entre le Québec et les Autochtones, entretenues sur la base de la Convention, s’inscrit dans un processus de rapprochement par le dialogue, le partenariat, la coopération et le respect mutuel de nation à nation. La Convention a pavé la voie à la conclusion d’ententes significatives qui ont consolidé les partenariats déjà établis, notamment la Paix des Braves.

Citations :

« L’histoire a donné raison aux signataires de la Convention, à Billy Diamond et à Robert Bourassa. Le grand chef a eu l’audace de bâtir un partenariat gagnant-gagnant à long terme. Pour rendre hommage à ce visionnaire et pour souligner le leadership de ce grand homme, je suis heureux que la route de la Baie-James soit renommée en son nom. Dans le même esprit, le partenariat et la collaboration envisagés continuent de nous inspirer dans les relations entretenues également avec les nations inuite et naskapie. »

François Legault, premier ministre du Québec

« La Convention de la Baie-James et du Nord québécois constitue un exemple de partenariat réussi avec les Premières Nations et les Inuit. Les signataires de la Convention nous ont montré la voie à suivre, et il nous appartient maintenant de faire fructifier ce précieux héritage. »

Ian Lafrenière, ministre responsable des Affaires autochtones

À propos de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois

Souvent considérée comme le premier traité moderne au Canada, la Convention de la Baie-James et du Nord québécois a permis la conciliation de la protection du mode de vie traditionnel des nations signataires avec la mise en valeur des ressources naturelles du territoire. Par la conclusion de celle-ci, les parties signataires ont convenu de la réalisation du complexe hydroélectrique La Grande, sur la Grande Rivière. Elle a également pavé la voie pour la conclusion de la Convention du Nord-Est québécois, le 31 janvier 1978, avec la nation naskapie.

La Convention est en constante évolution, ayant fait l’objet, à ce jour, de 26 conventions complémentaires en vigueur, en plus d’avoir permis la conclusion d’autres ententes importantes entre le gouvernement du Québec et les nations crie et inuite.