La COVID-19 est encore présente et les aînés courent un risque plus grand de voir leur état s’aggraver s’ils contractent le virus. Cela peut générer des inquiétudes concernant les gestes posés au quotidien et les amener à se questionner sur le risque associé aux différentes activités réalisées habituellement.

Des mesures ont été mises en place pour protéger les aînés de la COVID-19. Cependant, elles ont entraîné la modification de plusieurs habitudes de vie. Cela a un impact sur le niveau d’activité physique et les contacts sociaux. Chez l’aîné, la diminution de l’activité physique et l’isolement social peuvent rapidement mener au déconditionnement. Il est cependant possible de prévenir le déconditionnement en réalisant plusieurs actions au quotidien pour maintenir une bonne santé physique (exercices, nutrition) et mentale (briser l’isolement, stimuler sa mémoire). La vaccination est également l’un des moyens pour se protéger puisqu’elle diminue le risque d’hospitalisations et de décès liés à la COVID‑19 chez les personnes les plus à risque et contribue à atténuer les symptômes si la maladie est contractée.

Facteurs de risque

Il faut continuer de se protéger en appliquant les consignes sanitaires de base et en évaluant les risques que comportent certaines activités dans son quotidien. Pour ce faire, il importe de connaître le mode de transmission du virus et de considérer les facteurs de risque suivants :

  • le nombre de personnes en interaction
    Plus le nombre de personnes réunies est élevé, plus le risque d’être en contact avec une personne infectée est grand. Il est notamment plus difficile de respecter la distanciation de 2 mètres dans un lieu achalandé, ce qui augmente le risque.
  • le niveau de proximité entre les personnes
    Les gouttelettes expulsées par une personne malade lorsqu’elle parle, tousse ou éternue peuvent être projetées sur une distance de 2 mètres. Le virus se transmet donc principalement lors de contacts rapprochés, à moins de 2 mètres (environ 6 pieds) de distance. La proximité entre deux personnes augmente alors le risque de contamination.
  • la durée de la proximité entre les personnes
    La proximité au-delà de 15 minutes cumulative sur une période de 24 heures avec une personne infectée augmente le risque.
  • le lieu où se déroule l’activité (extérieur ou intérieur)
    Le risque est augmenté à l’intérieur, surtout si l’espace est restreint, ventilé de façon inadéquate, à forte densité d’occupants et que la durée d’exposition est prolongée.
  • le type d’activité
    La transmission du virus s’effectuant principalement par les gouttelettes respiratoires expulsées dans l’air, les activités sollicitant la voix ou de fortes respirations (chant, cri, entraînement) augmentent le risque.
  • le partage d’objets
    La transmission par des surfaces ou des objets contaminés est possible, mais ne représente pas le mode de transmission principal. Le virus peut toutefois survivre de quelques heures à plusieurs jours sur les surfaces.
  • le niveau de transmission dans la communauté
    Un nombre élevé de cas dans une région vous expose à un plus grand risque. Consultez la carte des paliers d’alerte pour connaître les mesures à respecter selon la situation de votre région ou de votre municipalité. Un palier d’alerte élevé est un bon indicateur que le risque dans votre communauté est plus grand.

Le risque est d’autant plus important lorsque plusieurs facteurs sont combinés. La page Activités personnelles et sociales pendant la pandémie de COVID-19 Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. sur le site du gouvernement du Canada propose une série de questions permettant d’évaluer si l’activité que vous souhaitez réaliser vous expose à un niveau de risque faible ou élevé.

Même si le risque est faible, vous devez toujours tenir compte des mesures en vigueur dans votre région ou votre municipalité avant de pratiquer vos activités.

Exemples d’activités et de risque associé

Risque faible

  • Aller marcher à l’extérieur avec un proche en respectant les mesures sanitaires

    Cette activité est à plus faible risque, car elle :

    • est pratiquée à l’extérieur,
    • limite l’interaction à une seule personne,
    • permet de maximiser la distanciation physique de 2 mètres, sinon le port du masque est requis.

Risque élevé

  • Jouer aux cartes avec des amis dans sa résidence.

    Cette activité est à plus haut risque, car elle :

    • est pratiquée à l’intérieur,
    • la durée de l’activité risque d’être prolongée (dépasse 15 minutes),
    • ne permet pas de respecter la distanciation physique de 2 mètres,
    • implique l’échange d’objets,
    • met plusieurs personnes en interaction et sollicite leur voix pour les conversations.

Solutions possibles

Dans le cas d’activités jugées trop à risque, plusieurs solutions sont possibles, comme :

  • l’achat en ligne;
  • la livraison de certains biens nécessaires, comme l’épicerie et les médicaments. Dans le cas des épiceries et des pharmacies, la livraison est généralement offerte directement par le commerce. Pour les restaurants, des compagnies spécialisées en livraison peuvent aussi être utilisées;
  • l’aide d’un membre de la famille ou d’un proche;
  • le recours à divers programmes et services gouvernementaux pour les aînés, dont notamment des services d’aide à domicile;
  • la participation à des activités virtuelles. Ces événements virtuels peuvent être de nature sociale, spirituelle, physique, éducative, musicale, etc.