Le gouvernement a annoncé un plan de réouverture des régions qui se fera de manière graduelle et qui s’étalera sur plusieurs semaines.

Depuis le 4 mai, l’accès est permis dans :

  • les territoires des municipalités régionales de comté d’Antoine-Labelle, d’Argenteuil, des Pays-d’en-Haut et des Laurentides pour la région sociosanitaire des Laurentides;
  • les territoires des municipalités régionales de comté d’Autray, de Joliette, de Matawinie et de Montcalm pour la région sociosanitaire de Lanaudière;
  • le territoire des municipalités régionales de comté de Bellechasse, de L’Islet et de Montmagny, pour la région sociosanitaire de Chaudière-Appalaches;
  • la Ville de Rouyn-Noranda pour la région sociosanitaire de l’Abitibi-Témiscamingue.

Depuis le 11 mai, l’accès est permis dans :

  • la région sociosanitaire de l’Outaouais (sauf pour les passages d’Ottawa à Gatineau);
  • les régions sociosanitaires du Saguenay—Lac-Saint-Jean, de l’Abitibi-Témiscamingue;
  • l’agglomération de La Tuque pour la région sociosanitaire de la Mauricie et Centre-du-Québec.

Depuis le 18 mai, les endroits suivants sont accessibles :

  • les régions sociosanitaires du Bas-Saint Laurent et de la Gaspésie — Îles-de-la-Madeleine;
  • le territoire des municipalités régionales de comté de Charlevoix et de Charlevoix-Est, pour la région sociosanitaire de la Capitale-Nationale;
  • le territoire de la Ville de Gatineau et de la MRC de Les Collines-de-L’Outaouais contiguë avec l’Ontario.

À partir du 1er juin, l’accès sera permis dans :

  • la région sociosanitaire de la Côte-Nord, incluant la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent (Basse Côte-Nord).

À partir du 9 juin, les territoires suivants seront accessibles :

  • Jamésie;
  • Terres-Cries-de-la-Baie-James.

Un plan de réouverture sera présenté plus tard pour les autres régions et territoires.

Malgré la réouverture de certaines régions, il est demandé à toute personne d'éviter autant que possible de se déplacer d'une région à l'autre ou d’une ville à l’autre.

Aussi, afin de protéger des populations plus vulnérables, des contrôles sont réalisés dans l'objectif de limiter les entrées et sorties dans les régions et territoires du Nord-du-Québec, de Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-James. Les seuls déplacements autorisés vers ces régions sont ceux jugés essentiels, soit pour des fins humanitaires, pour travailler ou exercer une profession dans un milieu de travail dont les activités n’ont pas été suspendues ou pour obtenir des soins ou services de santé nécessaires.

Les policiers peuvent être présents aux entrées et sorties de ces régions et territoires. Afin de valider la pertinence des déplacements d’une personne, les policiers peuvent lui demander de fournir certaines pièces justificatives, notamment une preuve de résidence, un permis de conduire ou un document fourni par un employeur. Bien sûr, les policiers peuvent toujours utiliser leur pouvoir discrétionnaire pour prendre une décision.

Dans le cas où une entreprise doit recourir au transport aérien régional à l’intérieur du territoire québécois pour ses travailleurs (fly-in/fly-out), l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) recommande d’appliquer les mesures d'atténuation suivantes afin de limiter les risques de propagation de la COVID‑19 :

  • Réduire le nombre de travailleurs par avion.
  • Effectuer un triage des travailleurs symptomatiques ou ayant eu des contacts avec un cas avant l’embarquement.
  • Exclure les travailleurs présentant des facteurs de comorbidité.
  • Appliquer des mesures strictes de distanciation.
  • Limiter le nombre de personnes dans les aires communes.
  • Hausser la fréquence des désinfections.
  • Prévoir des mesures d’isolement pour des travailleurs qui débuteraient des symptômes dans le milieu de travail.
  • Instaurer la surveillance des symptômes.
  • Mettre en place des services de santé adaptés et suffisants.
  • Prévoir des transports d’urgence au besoin.

Nouvelle procédure pour les déplacements vers les Îles-de-la-Madeleine

Les voyageurs qui doivent emprunter le route et le traversier afin de se rendre aux Îles-de-la-Madeleine ou en revenir doivent dorénavant remplir un formulaire pour avoir le droit de traverser le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard.

Ils doivent imprimer ce formulaire et l’avoir en main lors de leur déplacement de même que leur réservation à bord du traversier CTMA ainsi que tous les documents confirmant le motif valable de leur voyage (preuve de résidence principale, de résidence secondaire [compte de taxes], papier médical, document fourni par un employeur, etc.).

Si le voyageur remplit le formulaire en français, il lui est recommandé d’imprimer aussi la version anglaise du formulaire sans le remplir pour faciliter les vérifications par les autorités du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard.

Cette autodéclaration ne garantit pas le droit de traverser le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard. Ce sont les autorités de ces provinces qui prennent la décision lorsque les voyageurs se présentent aux points de contrôle.

Remplir le formulaire