État d’urgence et pandémie

Un état d’urgence sanitaire peut être déclaré lorsqu’une menace à la santé de la population exige l’application immédiate de certaines mesures. Il permet au gouvernement du Québec et à la ministre de la Santé et des Service sociaux de disposer des pouvoirs nécessaires pour mettre en place l’ensemble des mesures visant à assurer la protection de la santé de la population. La ministre de la Santé et des Services sociaux pourraient, par exemple, procéder sans délai à l’achat d’équipements ou conclure les contrats nécessaires pour protéger la santé de la population.

Oui. Cette mesure exceptionnelle démontre la volonté du gouvernement du Québec de se doter des moyens nécessaires pour protéger la population.

Il y a transmission communautaire ou locale d’un virus lorsqu’il y a une transmission soutenue (touchant de nombreuses personnes) de personne à personne à l’intérieur d’une communauté, sans histoire de voyage.

Une pandémie est arrivée à son pic quand, à la suite d’une forte augmentation des cas, le nombre de nouveaux cas cesse d’augmenter et se met à diminuer.

Si aucune action n’est entreprise, la pandémie de COVID‑19 peut se propager très rapidement et causer un très grand nombre d’hospitalisations en très peu de temps. Des mesures préventives permettent de « aplatir la courbe », et donc de ralentir et d’étaler la propagation du virus afin que le nombre d’hospitalisations ne dépasse pas la capacité du système de santé à traiter les malades. En s’étirant sur une période de temps plus longue, le nombre de cas hospitalisés ne dépasse pas la capacité du système de santé à soigner correctement les cas de personnes ayant la COVID‑19.

Écoutez la radio ou la télévision et lisez les journaux, puisque le ministère de la Santé et des Services sociaux donnera les indications à suivre par la population pour les questions sur la santé et pour obtenir des soins.

Dans tous les cas, respectez les avis et consignes donnés par le gouvernement. Ces avis et consignes peuvent changer en fonction de l’évolution de la situation.

Pour savoir comment reconnaître une source d’information crédible, consultez la page Comment reconnaître une bonne source d'information en matière de santé.

Non. Il n’y a pas d’évidence que le virus se transmet par le sang.

Toutefois, les personnes qui présentent des symptômes grippaux (toux, éternuement, fièvre), qui sont atteintes de la COVID‑19 ou qui sont en attente d’un résultat d’un test de détection de la COVID‑19 doivent rester chez elle. Par conséquent, ces personnes ne peuvent pas donner de sang.

Les personnes qui travaillent ou habitent avec une personne atteinte de la COVID‑19 ou en attente d’un résultat peuvent seulement donner du sang 14 jours après la date de rétablissement de cette personne. Si le test démontre que cette personne n’a pas la COVID‑19, ceux et celles qui ont été en contact avec cette personne peuvent donner du sang.

Toute personne guérie de la COVID‑19 doit attendre 28 jours à compter de la date de rétablissement avant de donner de sang.

Pour plus d’information sur les critères de don de sang, consultez la page Puis-je donner? Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. du site Web d’Héma-Québec.

Voyageurs

La personne qui revient de voyage ne doit pas avoir de symptômes. Une personne peut se rendre à l'aéroport et la ramener à leur résidence (ou à l'endroit de la mise en quarantaine) pourvu qu'elles résident à la même adresse.

La personne qui revient de voyage doit suivre les consignes indiquées à la section Consignes d'isolement.

Le gouvernement du Québec invite les employeurs à faire preuve de compréhension et de souplesse envers un employé qui revient de voyage ou qui présente des symptômes.

Le gouvernement du Québec suggère aux personnes qui sont à l’étranger de revenir au pays dans la mesure du possible.

Le Gouvernement du Canada, dans sa section Conseil aux voyageurs et avertissements Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., recommande aux personnes qui sont à l’extérieur du pays de se renseigner sur les options commerciales qui s’offrent à elles pour revenir au Canada et de revenir plus tôt que prévu si ces options deviennent plus limitées.

Pour obtenir cette information, il conseillé de consulter les Conseils aux voyageurs et avertissements Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. du Gouvernement du Canada.

Le gouvernement du Québec demande d’annuler les voyages qui ne sont pas essentiels.

Si une personne part tout de même en voyage, il est d’abord conseillé de consulter les Conseils aux voyageurs et avertissements Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. du Gouvernement du Canada.

Un isolement obligatoire de 14 jours est demandé à toutes les personnes qui reviennent de l’étranger.

Les camionneurs et le personnel navigant sur les avions et sur les bateaux n’ont pas à se mettre en isolement s’ils sont asymptomatiques, étant donné le rôle important qu’ils jouent dans le transport de marchandises de première nécessité, comme la nourriture.

Pour l’instant, il n’y a pas de programme prévu pour le remboursement des programmes de voyage à l’étranger. Chacun doit voir avec son agence de voyages ou son assurance voyage.

Personnes atteintes de la COVID-19

Si vous présentez des symptômes de la maladie à coronavirus, vous vous sentirez faible et fatigué. Le repos vous aidera à combattre la maladie. Limitez vos contacts avec les autres jusqu’à la fin des symptômes. Vous pouvez reprendre vos activités quand votre état vous le permet.

Il est important que vous buviez souvent, parce que la fièvre fait transpirer et vous fait perdre beaucoup de liquide. Il est recommandé de boire au minimum 1,5 litre par jour. Buvez des liquides froids ou tièdes selon vos goûts. Évitez les boissons alcoolisées ou celles contenant de la caféine, comme le café, le thé et les boissons gazeuses. L’alcool et la caféine ont pour effet de faire uriner et d’augmenter les pertes de liquides (déshydratation).

Surveillez les signes de déshydratation suivants :

  • sensation de soif extrême;
  • bouche et langue sèches;
  • urines peu fréquentes ou foncées;
  • sensation d’étourdissements, d’être mêlé (confusion) et maux de tête.

Les complications de la COVID‑19 peuvent apparaître quelques jours après le début des symptômes. Si les symptômes deviennent plus aigus, il faut se rendre sans attendre à l'urgence ou, si vous avez besoin d'aide, il faut appeler le 911. Surveillez donc les signes de détérioration suivants :

  • température corporelle de plus de 38 °C (100,4 °F);
  • difficulté à respirer qui persiste ou qui augmente;
  • somnolence, confusion, désorientation ou difficulté à rester éveillé;
  • absence d’urine depuis 12 heures;
  • fièvre chez un bébé de moins de 3 mois.

Pour protéger votre entourage, voici ce que vous devez faire jusqu’à la fin des symptômes (fièvre, toux, fatigue, etc.) :

  • Isolez-vous dans une chambre pour éviter de contaminer vos proches;
  • Dormez et mangez seul dans votre chambre;
  • Utilisez une seule salle de bain;
  • Couvrez votre nez et votre bouche lorsque vous toussez ou éternuez, idéalement avec un mouchoir de papier. Crachez dans un mouchoir de papier. Lavez-vous les mains après;
  • Si vous n’avez pas de mouchoir de papier, toussez ou éternuez dans le pli de votre coude ou le haut de votre bras;
  • Déposez les mouchoirs de papier utilisés dans le sac à déchets d’une poubelle fermée. Gardez les mouchoirs utilisés hors de la portée des enfants;
  • N’accueillez pas de visiteur à la maison.

Les bonnes pratiques en matière de mesures d’hygiène et de prévention sont expliquées et illustrées dans le Guide autosoins.

Veuillez également consulter le document Consignes à suivre pour la personne atteinte de la COVID‑19 en isolement à la maison Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

La page Tousser ou éternuer sans contaminer illustre les précautions à prendre pour éviter de contaminer son environnement ou ses proches.

Le coronavirus (COVID‑19) peut vivre sur les objets et surfaces. Sa durée de vie est de quelques heures à plusieurs jours. Cela dépend notamment du type de surface (par exemple : cuivre, carton, acier inoxydable, plastique), de la température et de l’humidité ambiante.

Il est donc important que vous laviez les comptoirs, les lavabos, les poignées de porte et toutes les surfaces fréquemment touchées par les mains. Le nettoyage et la désinfection sont très efficaces pour éliminer le virus.

Pour nettoyer, utilisez de l’eau et du savon ou des produits de nettoyage à usage domestique.

Pour désinfecter, utilisez une solution javellisante ou des produits désinfectants. On recommande 1 partie d’eau de Javel pour 9 parties d’eau, donc 10 ml d’eau de Javel dans 90 ml d’eau.

Si vous êtes malade, votre literie, vos serviettes, vos vêtements et votre vaisselle peuvent être lavés avec ceux des autres personnes de la maisonnée avec les détergents habituels.

Il est possible qu'une personne soit infectée une deuxième fois par la COVID‑19. Toutefois, selon ce qu’il est observé, il s’agit de cas rares et ces cas sont souvent des patients avec des systèmes immunitaires affaiblis. Actuellement, la majorité des gens qui attrapent la COVID‑19 en guérissent et semblent être protégés contre une nouvelle infection par ce virus.

Pour connaître les soins à donner à un enfant ou une personne âgée malade, référez-vous aux sections Soins aux enfants malades et Soins aux personnes âgées du Guide autosoins.

Des médicaments en vente libre peuvent être utilisés pour soulager les symptômes de la maladie à coronavirus (COVID‑19). Avant d’en faire usage, lisez attentivement les étiquettes et respectez les doses recommandées. Il est fortement recommandé de demander conseil à votre pharmacien avant d’utiliser des médicaments en vente libre en présence de symptômes. Évitez de prendre en même temps des produits qui contiennent les mêmes ingrédients comme du Tylenol MD et du Tylenol sinus MD. Si vous souffrez de certains problèmes de santé, consultez votre pharmacien ou Info‑Santé 811 avant de prendre des médicaments en vente libre.

La prise d’anti-inflammatoires pourrait aggraver l’infection au coronavirus (COVID‑19), mais cette information est basée sur des observations cliniques et n’est pas confirmée ou infirmée. Certaines recommandations demandent d’éviter l’utilisation de l’ibuprofène pour soulager la fièvre lors d’une infection au coronavirus. L’Advil MD et le Motrin MD font partie de cette classe de médicaments. Si vous prenez déjà des anti-inflammatoires et que vous êtes positif au test du coronavirus, parlez-en à votre pharmacien, médecin ou infirmière praticienne spécialisée.

La fièvre est un mécanisme de défense qui aide à combattre l’infection. Si vous souhaitez abaisser votre fièvre pour être plus confortable, il est recommandé d’utiliser de l’acétaminophène, à moins d’un avis contraire d’un professionnel de la santé ou d’une allergie à ce médicament.

Les normes de fièvre sont les suivantes :

  • chez l’enfant de 0-5 ans : 38,5 °C (101,3 °F) et plus (température rectale);
  • chez l’enfant de 6 ans et plus : 38,1 °C (100,6 °F) et plus (température buccale);
  • chez l’adulte : 38 °C (100,4 °F) et plus (température buccale);
  • chez la personne aînée : 37,8 °C (100 °F) et plus (température buccale);
  • ou 1,1 °C de plus que la valeur habituelle d’une personne.

Gargarisez-vous avec un verre d’eau salée : 2,5 ml (1/2 c. à thé) de sel dans 250 ml (1 tasse) d’eau tiède (n’avalez pas la solution). Les bonbons durs ou les pastilles, de préférence sans sucre, peuvent également soulager votre mal de gorge.

Si vous éprouvez de l’inquiétude, n’hésitez pas à demander ou à accepter de l’aide. Il est important d’en discuter avec vos proches.

Pour obtenir de l’aide à domicile, vous pouvez aussi appeler au 211 ou demander le service de soins et services à domicile auprès de votre CLSC.

Pour obtenir de l’aide alimentaire, consultez le site Web des Banques alimentaires du Québec Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

Concernant les mesures de soutien financier aux particuliers, consultez le site Web du gouvernement du Canada Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

On ne connaît pas encore les conséquences à long terme de la COVID‑19. Toutefois, les personnes atteintes de la COVID‑19 qui développent une pneumonie peuvent prendre quelques semaines ou quelques mois avant de retrouver la forme. Pour les personnes qui présentent des symptômes sévères et qui sont traitées aux soins intensifs, il est possible qu’elles développent des séquelles à plus long terme, comme un essoufflement lors de marches rapides. Des études sont en cours pour mieux connaître les possibles séquelles de la COVID‑19.

Évitez les contacts avec les animaux. Si vous ne pouvez éviter les contacts avec un animal, portez un masque si vous en avez à votre disposition, sinon utilisez un mouchoir ou tout autre tissu pour couvrir votre nez et votre bouche.

Si vous devez néanmoins prendre soin d’un animal, respectez ces mesures d’hygiène :

  • Portez une attention particulière au lavage des mains avant de prendre soin de l’animal.
  • Respectez les mesures d’hygiène habituelles relatives au contact avec des animaux. Pour en savoir plus, consultez la page Maladies animales transmissibles à l’humain Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..
  • Idéalement, isolez les animaux de compagnie dans une pièce ou une cage qui leur est réservée, de façon à limiter les contacts et la contamination de l’environnement.
  • Pour les animaux qui sortent à l’extérieur, utilisez une laisse en tout temps ou un espace clôturé.

Si une autre personne doit prendre soin de votre animal, privilégiez un membre de votre foyer si possible. Faites-lui part des mesures d’hygiène énoncées ci-dessus, en particulier de limiter les contacts avec l’animal, de laver ses mains avant et après les soins, puis de désinfecter les objets manipulés par la personne malade et qui peuvent être en contact avec l’animal, comme les jouets, la laisse ou le porte-sac.

Ces mesures doivent être maintenues durant les 14 jours suivant l’apparition de symptômes.

Pour en savoir plus, consultez la page COVID‑19 – Questions et réponses pour les clientèles du MAPAQ Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., sur le site Web du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

Personnes à risque

Le risque de complications graves pour les personnes atteintes de la COVID‑19 augmente avec l’âge, mais il est présent même chez les jeunes adultes. Le risque de décès à la suite de complications respiratoires graves (pneumonie ou syndrome respiratoire aigu) dues à la COVID‑19 est particulièrement élevé chez :

  • les personnes âgées de 70 ans et plus;
  • les personnes ayant un système immunitaire affaibli;
  • les personnes atteintes de maladies chroniques telles que :
    • le diabète;
    • les maladies cardiaques;
    • les maladies pulmonaires;
    • les maladies rénales.

Il est possible d’aller livrer de l’épicerie à une personne âgée ou une personne ayant un système immunitaire affaibli uniquement si vous ne présentez aucun symptôme et ne revenez pas de voyage depuis moins de 14 jours. En tout temps, il importe de conserver une distance entre les personnes, d’éviter les contacts directs et de respecter les règles d’hygiène habituelles lorsque vous toussez ou éternuez.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, les femmes enceintes ne sont pas plus à risque de complications liées à la COVID‑19 que les adultes en général. Les scientifiques mentionnent qu’il n’y a aucun risque connu de malformation ou de transmission mère-fœtus. Pour les femmes enceintes, les règles de prévention d’usage s’appliquent. Pour en savoir plus, consultez la page Informations pour les femmes enceintes.

Oui, les enfants sont moins à risque. Cependant, ils peuvent tout de même transmettre le virus. Ainsi, les directives visant à contenir la propagation du virus s’appliquent aussi aux enfants. Pour en savoir plus, consultez la page Informations pour les parents d’enfants de 0 à 17 ans.

Misez sur des stratégies de socialisation à distance, qui vous aideront à maintenir et même augmenter les liens avec vos proches en utilisant des moyens de communication alternatifs.

Il ne faut pas minimiser les effets positifs de la socialisation à distance, puisque le maintien de vos relations sociales a un impact positif sur votre santé physique et psychologique dans chaque étape de la vie.

Par exemple, vous pouvez utiliser des moyens de communication directs, indirects ou encore vous montrer créatifs :

  • Moyens directs : appels téléphoniques ou vidéos, messages texte, réseaux sociaux, applications numériques (WhatsApp, Skype, etc.) ou autres moyens technologiques.
  • Moyens indirects : messages vocaux ou vidéos préenregistrés, lettres, cartes postales, photos numériques.
  • Moyens créatifs : dessins, bricolage, montage photo, enregistrement de la lecture d’une histoire pour les petits enfants, rendez-vous pour se saluer du balcon ou de la rue, souper en tête à tête par Skype.

Pour maximiser votre expérience, identifiez vos préférences et celles de vos proches concernant les moyens de communication et la fréquence à privilégier.

Oui. Par contre, tous les individus concernés devraient attendre 14 jours en isolement volontaire avant d’emménager ensemble, afin de vous assurer que vous n’êtes pas atteints de la COVID‑19. Les personnes qui ont des symptômes compatibles à la COVID devraient s’abstenir et consulter l’outil d’auto-évaluation pour obtenir une recommandation sur la marche à suivre, selon votre condition.

Si vous avez moins de 70 ans, que vous êtes en bonne santé et que vos petit-enfants n’ont pas accès à un service de garde ou qui ne peuvent retourner à l’école, et que les parents sont des travailleurs essentiels, vous pouvez les garder. Toutefois, il est important que les conditions suivantes soient respectées :

  • aucune des personnes ne présente des symptômes de la COVID-19;
  • personne n’a reçu de consigne d’isolement;
  • il n’y a pas d’enfants qui vont à l’école dans la famille;
  • vous ne vivez pas avec une personne à risque (ex. : malade chronique ou personne de 70 ans ou plus).

Dans la mesure du possible, il faudra limiter les contacts physiques avec les enfants et maintenir une distance physique de 2 mètres. Si vous devez être en contact à moins de 2 mètres avec l’enfant (ex. : nourrissons), portez un couvre-visage et lavez vos mains avant et après avoir pris l’enfant. Nettoyez et désinfectez régulièrement les surfaces et les objets qui sont fréquemment touchés, comme les poignées de porte, les interrupteurs d'éclairage, les poignées d'évier, etc. Augmentez la fréquence de nettoyage des toilettes. Nettoyez fréquemment les jouets, particulièrement ceux pouvant être portés à la bouche. Si vous avez été en contact étroit avec l’enfant, changez de vêtements lors du retour à votre domicile ou au départ de l’enfant. Il faut en tout temps suivre les consignes sanitaires.

Symptômes

Les principaux symptômes de la COVID-19 sont les suivants chez l'enfant, l'adulte et la personne aînée :

  • fièvre :
    • chez l’enfant de 0-5 ans : 38,5 °C (101,3 °F) et plus (température rectale),
    • chez l’enfant de 6 ans et plus : 38,1 °C (100,6 °F) et plus (température buccale),
    • chez l’adulte : 38 °C (100,4 °F) et plus (température buccale),
    • chez la personne aînée : 37,8 °C (100 °F) et plus (température buccale),
    • ou 1,1 °C de plus que la valeur habituelle d’une personne;
  • apparition ou aggravation d’une toux;
  • difficultés respiratoires;
  • vomissements, seulement chez l’enfant;
  • maux de ventre, seulement chez l’enfant;

ou

  • perte soudaine de l’odorat sans congestion nasale, avec ou sans perte de goût.

D’autres symptômes peuvent aussi apparaître comme un mal de gorge, un mal de tête, de la douleur musculaire, une fatigue intense, une perte importante de l’appétit et de la diarrhée. Les symptômes peuvent être légers ou plus sévères comme ceux associés à la pneumonie.

La durée des symptômes varie selon la sévérité de la maladie. Les symptômes durent généralement moins de 14 jours. Pour les cas sévères, les symptômes peuvent durer plus d’un mois.

Il n’est pas possible de faire la différence entre la COVID‑19 et la grippe en se basant seulement sur les symptômes, car ils se ressemblent trop. La seule façon d’être certain est de faire un test de détection.

Par contre, si vous développez des symptômes d’infection respiratoire alors que vous vivez avec une personne qui a reçu la confirmation qu’elle était atteinte de la COVID‑19, il est presque certain que vous êtes également atteint.

Une personne qui a des symptômes s’apparentant à ceux de la COVID‑19 peut être testée dans une clinique désignée de dépistage ou d’évaluation, une clinique de dépistage à l'auto ou encore une clinique extérieure.

En cas de doute, faites l’évaluation des symptômes sur Québec.ca/decisioncovid19 ou contactez le 1 877 644-4545 dans les plus brefs délais et suivez les directives qui vous seront transmises. 

Certaines cliniques sont accessibles seulement sur rendez-vous et selon un horaire précis.   

Transmission

La COVID‑19 se propage le plus souvent par des gouttelettes expulsées lorsqu’une personne malade tousse ou éternue. Ces gouttelettes sont projetées sur une distance maximale de 2 mètres et retombent rapidement.

Il est donc recommandé de suivre les consignes suivantes :

  • maintenez une distance d’au moins deux mètres (environ 6 pieds) entre vous et les autres;
  • évitez tout contact avec une personne infectée;
  • lavez-vous souvent les mains, avec de l’eau tiède et du savon, pendant au moins 20 secondes.

La maladie se contracte essentiellement par un contact rapproché avec une personne infectée. Elle se transmet par des gouttelettes respiratoires expulsées par le nez ou la bouche lorsqu’une personne malade tousse ou éternue. Ces gouttelettes peuvent être projetées sur une distance maximale de 2 mètres (environ 6 pieds) et retombent rapidement. C’est pourquoi il est recommandé de maintenir cette distance entre vous et les autres.

Les gouttelettes peuvent se retrouver et survivre pour une courte durée sur les objets et surfaces situés autour de la personne qui vient de tousser ou éternuer. Il faut donc éviter de toucher ces objets et ces surfaces et de porter ses mains aux yeux, au nez ou à la bouche.

Jusqu’à maintenant, rien n’indique que des personnes contractent la maladie dans l’air ambiant, par une transmission aérienne qui se ferait loin d’une personne infectée.

Il est également peu probable que le virus puisse se transmettre par un système de ventilation.

Le virus se transmet principalement, lors d’un contact étroit avec une personne infectée, par des gouttelettes respiratoires lorsque cette personne tousse ou éternue. Il peut aussi se transmettre lorsqu’une personne touche une surface contaminée par le virus puis qu’elle porte ses mains à son visage sans les avoir lavées.

Le virus a été détecté dans certains liquides biologiques comme le sang, le sperme et les selles. Toutefois, la possibilité de transmission par ces liquides biologiques demeure incertaine à l’heure actuelle.

La COVID‑19 se propage lors de contacts rapprochés entre les personnes. Ceci inclut les contacts sexuels tels que baisers, caresses, étreintes, relations sexuelles, etc. La COVID‑19 peut se transmettre même si la personne n’a pas de symptômes. Les partenaires sexuels doivent donc respecter les consignes sanitaires.

Le risque de contracter la COVID‑19 au contact d’une personne qui ne présente aucun symptôme est faible.

Cependant, beaucoup de personnes atteintes ne présentent que des symptômes discrets. C’est particulièrement vrai aux premiers stades de la maladie. Par exemple, il est possible de contracter la COVID‑19 au contact d’une personne qui n’a qu’une toux légère mais qui ne se sent pas malade.

C’est pourquoi il est conseillé de garder une distance d’au moins 2 mètres entre vous et les autres même si personne ne présente de symptômes.

C’est possible, mais jusqu’à maintenant, on constate que la COVID‑19 est présente dans de nombreux pays, peu importe leur climat. On ne dispose pas pour l’instant de données confirmant que la transmission de la COVID‑19 diminuera durant la saison chaude.

En général, les coronavirus (COVID‑19) ne survivent pas longtemps sur les objets. Ils vont survivre sur les surfaces de quelques heures à plusieurs jours. Cela dépend notamment du type de surface (par exemple : cuivre, carton, acier inoxydable, plastique), de la température et de l’humidité ambiante.

Des données expérimentales récentes indiquent que le virus pourrait être présent jusqu’à :

  • 4 heures sur le cuivre;
  • 24 heures sur du carton;
  • 48 heures (2 jours) sur de l’acier inoxydable;
  • 72 heures (3 jours) sur du plastique.

Non. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) affirme qu’à ce jour, il n’y a ni informations ni preuves que le coronavirus peut être transmis par les moustiques.

Non. Les méthodes de traitement appliquées dans les systèmes de distribution de l’eau potable sont en mesure de neutraliser le virus qui cause la COVID‑19.

Le gouvernement du Québec prend toutes les mesures nécessaires pour freiner le plus possible la contagion. En tant que citoyen, vous pouvez réduire la contagion en respectant les mesures de distanciation physique et les mesures d’hygiène recommandées.

Non. L’apparition ou la propagation de la COVID-19 ne peuvent être attribuées à la technologie dite de cinquième génération (5G). Les données scientifiques n'indiquent aucun lien entre cette technologie et le virus. Cette information est également corroborée par l'Organisation mondiale de la Santé Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. (OMS) et le scientifique en chef du Québec Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

Dans les faits, cette technologie ne présente pas plus de risque que les technologies de télécommunication actuellement déployées sur le territoire québécois qui respectent les exigences canadiennes Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.. Les moyens de télécommunication sont utiles au quotidien et revêtent encore plus d’importance dans le contexte actuel pour permettre les communications sans fil, d’où la nécessité de conserver leur intégrité.  

Rappelons que la COVID-19 se transmet d’une personne à une autre par le contact avec les gouttelettes qui sont projetées dans l’air quand une personne malade parle, tousse ou éternue. Elle peut aussi se propager par des mains infectées portées à la bouche, au nez ou aux yeux après avoir eu un contact avec une personne ou une surface infectée.

La transmission du virus par l’ingestion d’aliments est écartée. De plus, le coronavirus ne peut pas se multiplier dans les aliments.

Il est possible de contracter la COVID-19 en touchant une surface ou un objet où se trouve le virus, puis en portant la main à sa bouche, à son nez, à ses yeux, mais ce n’est pas le principal mode de transmission.

Il est donc important de toujours observer les règles d’hygiène de base : bien se laver les mains avant de manger et de cuisiner, bien laver les aliments avant de les consommer, tousser ou éternuer dans le pli du coude.

La pandémie de COVID-19 est associée à la transmission du virus de personne à personne. Rien n’indique que les animaux jouent un rôle significatif dans la propagation de la maladie. Cependant, quelques cas de transmission entre les humains et les animaux ont été identifiés. De plus, les animaux exposés au virus sont comparables à d’autres surfaces qui peuvent être contaminées. Les cas d’infection chez des animaux qui ont été rapportés sont généralement associés à une transmission du virus par un propriétaire infecté à son animal, souvent des chats et parfois des chiens. Aucun cas de transmission du virus par un animal de compagnie à une personne n’a été signalé.

En revanche, il est probable que des visons, infectés par des personnes, aient à leur tour infecté des employés de fermes touchées aux Pays-Bas. Le cas des visons est particulier puisque ces animaux sont très sensibles au virus. Dans les visonnières, le virus est parfois transmis des humains aux visons, qui se le transmettent entre eux et qui peuvent le transmettre à nouveau aux humains.

D’autres animaux de compagnie ou d’élevage ont pu être infectés à la suite d’inoculations du virus en laboratoire. C’est le cas des furets, des hamsters, des lapins et d’une faible proportion de bovins et de porcs. Les résultats Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. indiquent que les bovins et les porcs ne transmettent pas le virus et que les tissus utilisés pour la consommation humaine sont exempts du virus. Les quelques tentatives pour infecter la volaille ont échoué. Ces données sont souvent appuyées sur un faible nombre d’animaux exposés à de très fortes doses du virus. Elles doivent donc être interprétées avec prudence.

Le risque d’être infecté au contact d’un animal est généralement considéré comme faible. Les risques de transmission du virus entre les humains et les animaux sont réduits en appliquant les mesures suivantes :

Certaines situations nécessitent des mesures particulières :

  • Les personnes ayant des symptômes de la COVID-19 ou qui suivent les consignes d’isolement des autorités de santé publique doivent éviter les contacts avec des animaux.
  • Les professionnels qui ne peuvent éviter les contacts avec l’animal d’un propriétaire infecté doivent suivre les recommandations qui s’appliquent, en s’appuyant par exemple sur les mesures pour les travailleurs en soins vétérinaires Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

Prévention

Il est important de répondre puisque que ce sont les autorités de santé publique qui veulent vous contacter. Votre collaboration avec la santé publique est essentielle pour contrôler les éclosions de la COVID‑19.

Les personnes qui sont en isolement doivent rester à la maison et surveiller leurs symptômes. En cas de doute, faites l’évaluation des symptômes sur Québec.ca/decisioncovid19 ou contactez le 1 877 644-4545 dans les plus brefs délais et suivez les directives qui vous seront transmises.  

Certaines pratiques sont recommandées si elles habitent avec d’autres personnes qui n’ont pas voyagé. Pour plus de détails sur les consignes à suivre, se référer à la section Consignes d'isolement.

Si vous ne sortez pas de votre domicile et que vous n’avez pas de contact avec d’autres personnes, vous ne pouvez pas transmettre ou attraper la COVID‑19. Se laver les mains souvent et adéquatement est tout de même une bonne habitude à prendre en tout temps et pas seulement lors d’une pandémie. Par ailleurs, si vous deviez sortir de chez vous ou si vous étiez en contact avec une personne ou avec un objet potentiellement contaminé, vous aurez déjà acquis une bonne hygiène des mains.

Il n’est pas nécessaire de prendre des précautions spéciales. Il suffit de suivre les recommandations habituelles, soit d’ouvrir les fenêtres régulièrement, nettoyer le sol et les surfaces qui sont fréquemment touchées, etc.

Le risque d'être infecté par le virus en touchant des surfaces et des objets contaminés existe, mais il est faible.

Pour vous protéger, lavez vos mains avec de l’eau tiède et du savon après avoir manipulé des objets potentiellement contaminés. Évitez de vous toucher les yeux, le nez ou la bouche avant d’avoir lavé vos mains adéquatement.

Si cela est possible, vous pouvez laver l’objet potentiellement contaminé avec les produits nettoyants et désinfectants que vous utilisez habituellement à la maison. Par exemple, lavez vos sacs réutilisables avec votre détergent habituel.

Avant de consommer vos fruits et légumes, lavez-les bien à l’eau courante en les frottant. Nul besoin d’ajouter de savon ou de produits désinfectants.

Ces habitudes sont bonnes à prendre en tout temps et pas seulement lors d’une pandémie.

La distanciation physique veut dire de garder une certaine distance entre vous et les autres. Comme la COVID‑19 se transmet surtout par des contacts rapprochés avec des personnes infectées, il s'agit d’un des moyens les plus efficaces pour réduire la propagation de la maladie. Afin de réduire au minimum le nombre de contacts rapprochés avec d’autres personnes qui sont infectées, il faut :

  • Rester à la maison le plus possible;
  • Cesser les rassemblements non essentiels avec d’autres personnes que celles vivant sous votre toit (par exemple, des soupers entre amis);
  • Éviter les contacts physiques avec les personnes les plus à risque de complications (aînés, personnes atteintes de maladies chroniques et ayant le système immunitaire affaibli);
  • Si vous devez sortir, maintenez autant que possible une distance d’au moins 2 mètres (environ 6 pieds) avec les autres.

Le plus souvent possible, mais surtout :

  • Après avoir toussé, éternué ou s’être mouché;
  • Après être allé à la toilette;
  • Lorsque les mains sont visiblement sales ou après avoir touché quelque chose de sale;
  • Avant et après avoir préparé les repas;
  • Avant et après avoir mangé;
  • Avant et après être allé dans un lieu public (exemples : épicerie ou pharmacie);
  • Avant et après avoir soigné un proche;
  • Lorsque vous pensez que vos mains sont contaminées.

Il est aussi important d’éviter de toucher son visage, particulièrement les yeux, la bouche et le nez. Au cours d’une journée, vos mains touchent à plusieurs objets qui peuvent avoir été contaminés par des virus ou des bactéries. Lorsque vous portez vos mains sans les avoir lavées à vos yeux, à votre nez ou à votre bouche, vous risquez de développer une infection comme la grippe, la COVID‑19 ou la gastro-entérite.

Deux méthodes sont efficaces pour le nettoyage des mains : la désinfection avec une solution hydroalcoolique (comme les gels, les mousses ou les liquides antiseptiques) ou le lavage des mains avec de l’eau et du savon. Lorsque les mains sont visiblement sales, il est préférable d’utiliser de l’eau et du savon pour éliminer les saletés et les agents infectieux, comme les germes et les bactéries. Les solutions hydroalcooliques sont efficaces contre les agents infectieux lorsqu'elles sont utilisées sur des mains qui ne sont pas visiblement sales, et qu'elles sont composées d’eau et d’alcool à une concentration de 60 % ou plus.

Les techniques de lavage des mains avec du savon et de l’eau ou d’hygiène des mains avec une solution hydroalcoolique sont décrites et illustrées dans la page Lavage des mains.

Si vous ou votre enfant avez des irritations de la peau ou une réaction allergique ou inflammatoire de la peau lorsque vous faites une hygiène des mains avec une solution hydroalcoolique, veuillez cesser l’utilisation de ce produit. Utilisez plutôt de l’eau et du savon pour vous laver les mains. Le lavage fréquent des mains avec de l’eau et du savon et l’hygiène des mains avec une solution hydroalcoolique peuvent causer une sécheresse de la peau.

Afin de prévenir cette sécheresse, il est recommandé d’appliquer de la crème hydratante non parfumée sur les mains tous les jours (par exemple avant le départ pour l’école et au retour à la maison ou au coucher). L’application de crème hydratante est d’autant plus importante en hiver puisque la température froide peut contribuer à une sécheresse de la peau. Il est aussi important de ne pas mélanger les produits utilisés pour le lavage ou l'hygiène des mains. Par exemple, se laver les mains avec de l'eau et du savon puis utiliser une solution hydroalcoolique peut être irritant pour les mains.

Si ces irritations ou ces réactions de la peau persistent, vous devriez consulter un médecin.

La température de l’eau n’est pas importante lorsque l’on se lave les mains ou lorsque l’on nettoie les vêtements. C’est le savon qui permet d’éliminer le virus et non la chaleur de l’eau utilisée.

Pour assurer un bon lavage de mains, il est suggéré de se frotter les mains avec du savon au moins 20 secondes. Les techniques de lavage des mains avec du savon et de l’eau ou avec un produit antiseptique sont décrites et illustrées dans la page Lavage des mains.

Le lavage des mains avec de l’eau tiède et du savon, pendant au moins 20 secondes, est à privilégier, le gel antiseptique étant à utiliser que lorsque ceux-ci ne sont pas disponibles. Les produits à base d’acétone, tels que le dissolvant pour vernis à ongles, ou de peroxyde d’hydrogène, vendus notamment en pharmacie, ne sont pas conçus pour désinfecter les mains. Cela constitue un risque pour la santé.

Il est recommandé de se laver les mains au retour. Se laver les mains fréquemment lorsqu’on est à la maison est d’ailleurs une bonne pratique à adopter. Prendre une douche et laver ses vêtements au retour n’est pas nécessaire.

Une pénurie de gants médicaux est en cours. Leur utilisation devrait être réservée aux professionnels de la santé.

Porter des gants peut entraîner un faux sentiment sécurité. Le meilleur moyen de protection est de se laver les mains fréquemment et adéquatement. Consultez la page Lavage des mains pour savoir comment.

Non. Suivez toujours les instructions du fabricant. Les lingettes ou vaporisateurs désinfectants sont destinés à être utilisés sur des surfaces. N'utilisez pas de lingettes ou vaporisateurs désinfectants sur votre peau ou sur votre animal, car ils peuvent provoquer une irritation de la peau et des yeux. L’injection, l’inhalation ou l’ingestion de ces produits peut causer des conséquences graves ou la mort. En cas d'injection, d’inhalation ou d’ingestion, appelez immédiatement le Centre antipoison du Québec au 211.

Montrez-leur :

  • la bonne façon de se laver les mains avec de l’eau et du savon;
  • à se moucher ou à éternuer avec des mouchoirs jetables;
  • à tousser ou à éternuer dans le pli du coude ou le haut du bras.

Les bonnes pratiques en matière de mesures d’hygiène et de prévention sont expliquées et illustrées dans le Guide autosoins.

Rappelez-leur souvent de se tenir à l’écart des autres personnes qui sont malades.

Gardez à la vue ou à la portée de la main l’Outil d’aide à la décision disponible dans le Guide autosoins. Cet outil vous guidera sur la marche à suivre en présence de symptômes, selon la situation.

Quand ils ne sont pas à l’école, les enfants sont soumis aux mêmes restrictions que la population générale selon le palier d’alerte régional en vigueur. Par exemple, en zone rouge, bien que les rassemblements privés soient interdits, les activités en plein air dans un lieu public ne sont pas interdites. Il est possible d’y voir des personnes d’autres résidences, à condition de respecter la distanciation physique requise. Pour les enfants de 16 ans et moins, cette distanciation est de 1 mètre dans les zones verte, jaune ou orange, et de 2 mètres en zone rouge.

Rappelons qu’en zone rouge, les activités organisées en groupe dans un endroit public sont cependant interdites. Il ne serait pas permis, par exemple, d’organiser un pique-nique d’anniversaire au parc en regroupant plusieurs amis. Nous vous invitons à faire preuve de bon jugement afin de limiter le plus possible les interactions sociales.

Il est recommandé de continuer l’allaitement pendant la pandémie, car le lait maternel contient de nombreux facteurs immunitaires pour combattre les infections. Par ailleurs, le virus de la COVID‑19 ne peut pas se transmettre par le lait maternel.

Même si vous êtes atteinte de la COVID‑19 et que vous avez des symptômes, vous pouvez allaiter, si vous êtes assez en forme pour le faire. Toutefois, vous devrez prendre les précautions suivantes :

  • Lavez vos mains rigoureusement avant d’allaiter.
  • Portez un masque.
  • Changez vos vêtements avant d’allaiter pour éviter que votre bébé soit en contact avec des sécrétions infectées.
  • Lavez vos seins avec de l’eau et du savon si vous croyez qu’ils ont pu être en contact avec des sécrétions.
  • Entre les allaitements, maintenez une distance de 2 mètres (environ 6 pieds) entre vous et votre bébé. Demandez à un proche en santé de s’occuper de votre bébé.
  • Si vous avez des inquiétudes particulières quant à la santé de votre bébé, discutez-en avec votre médecin ou l’infirmière de votre CLSC qui vous est assignée, si c’est le cas, ou composez le 1 877 644‑4545 (sans frais).

Si vous prenez soin d’une personne ayant reçu un diagnostic de la COVID‑19, vous devez prendre des mesures pour vous protéger de la maladie. Consultez la page Comment prendre soin d’une personne atteinte de la COVID‑19 à la maison – Conseils aux soignants Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. du site Web du gouvernement du Canada pour en savoir plus.

Non, ceci est risqué et les bénéfices sont incertains. Il y a des risques réels, même chez les jeunes, d’attraper la COVID‑19 et d’être hospitalisés ou admis aux soins intensifs.

Par ailleurs, même si les personnes infectées développent des anticorps contre ce virus, il est impossible de savoir pour le moment si ceci fournit une défense naturelle ou une immunité efficace et durable.

Oui, sauf si vous avez reçu la consigne de vous isoler pendant 14 jours. Dans ce cas, vous devez rester confiné à la maison, ce qui inclut aussi que vous ne pouvez pas aller marcher jusqu’à la fin de votre isolement.

Si vous n’avez pas reçu la consigne de vous isoler :

  • Pour les personnes qui vivent dans un CHSLD ou une résidence privée pour aînés ou celles qui sont confiées en ressources intermédiaires et en ressources de type familial (RI‑RTF), les sorties à l’extérieur sont tolérées, mais elles doivent être faites sous supervision.
  • Toutes les autres personnes peuvent sortir à l’extérieur pour prendre l’air et marcher. L’important est de garder une distance minimale de 2 mètres (environ 6 pieds) entre vous et les autres personnes qui ne vivent pas sous votre toit.

Lors de la tenue d’élection, les mesures sanitaires de votre région s'appliquent.

Consultez la page Élections en temps de COVID-19 Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. du site Élections Québec pour en savoir plus sur les mesures pour les élections municipales et les élections scolaires.

Consultez la page Mesures de santé et de sécurité Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. du site Élections Canada pour en savoir plus sur les mesures pour prévenir la propagation de la COVID-19 dans ses bureaux et dans les lieux de scrutin lors d’élection fédérale.

Vaccination

Les raisons de se faire vacciner sont nombreuses. On le fait entre autres pour se protéger des complications et des risques liés à plusieurs maladies infectieuses, mais aussi pour empêcher la réapparition de ces maladies évitables par la vaccination.

Consultez la section Pourquoi se faire vacciner de la page Comprendre la vaccination pour en savoir plus.

La vaccination est l’un des plus grands succès de la médecine. Elle est l’une des interventions les plus efficaces dans le domaine de la santé.

Cela dit, comme tout autre médicament, aucun vaccin n’est efficace à 100 %. L’efficacité d’un vaccin dépend de plusieurs facteurs, dont :

  • l’âge de la personne vaccinée;
  • sa condition ou son état de santé (p. ex. : grossesse, système immunitaire affaibli, etc.);
  • le degré de parenté entre les souches de virus qui circulent et celles que contient le vaccin.

L’impact des vaccins en un coup d’œil

  • L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que la vaccination permet d’éviter plus de 2 millions de décès dans le monde chaque année.
  • Depuis l’introduction, en 1920, des programmes de vaccination au Canada, la poliomyélite a disparu du pays et plusieurs maladies (comme la diphtérie, le tétanos ou la rubéole) y sont maintenant très rares.
  • La variole a été éradiquée à l’échelle planétaire.
  • La principale bactérie responsable de la méningite bactérienne chez les enfants (Hæmophilus influenzæ de type b) est maintenant beaucoup plus rare.
  • L’hépatite B a pratiquement disparu chez les plus jeunes, car ils ont été vaccinés en bas âge.

Une vidéo complémentaire existe à ce sujet : La vaccination est-elle efficace? Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Les fabricants de vaccins ont l’obligation légale de recommander seulement le protocole étudié dans leurs essais cliniques.

Pour en savoir plus sur les étapes nécessaires à la fabrication d’un vaccin, nous vous invitons à consulter la page Processus de développement d’un vaccin.

Cette campagne de vaccination vise à prévenir les complications graves et les décès liés à la COVID‑19, et à freiner la circulation du virus de façon durable. Par la vaccination, on cherche à protéger notre système de santé et à permettre un retour à la normale.

Une vidéo complémentaire existe à ce sujet : Pourquoi faut-il se faire vacciner? Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Le vaccin contre la COVID‑19 est gratuit et est distribué uniquement par le Programme québécois d’immunisation. Il n’est pas possible de se procurer des doses sur le marché privé.

Au Québec, le vaccin contre la COVID‑19 est gratuit et il est offert uniquement par les établissements du réseau de la santé et des services sociaux. Il n’est donc pas possible de se le procurer sur le marché privé.

Toute communication électronique ou téléphonique proposant un vaccin contre la COVID‑19 moyennant des frais est frauduleuse.

Si vous pensez avoir été victime d'une communication frauduleuse, veuillez en informer le Centre antifraude du Canada Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

Oui. Les vaccins contre la COVID‑19 ont fait l’objet d’études de qualité portant sur un grand nombre de personnes et ont franchi toutes les étapes nécessaires avant d’être approuvés.

Toutes les étapes menant à l’homologation d’un vaccin ont été respectées, et certaines ont été réalisées de façon simultanée, ce qui explique la rapidité du processus.

Santé Canada procède toujours à un examen approfondi des vaccins avant de les autoriser, en accordant une attention particulière à l’évaluation de leur sécurité et de leur efficacité.

Au Canada, un vaccin doit franchir les 5 étapes suivantes avant d’être jugé sécuritaire :

  • essais non cliniques, en laboratoire et sur des animaux;
  • 3 phases d’essais cliniques chez des humains;
  • validation de chaque étape de fabrication par des spécialistes de Santé Canada;
  • vérification de la qualité (lorsque Santé Canada teste des échantillons provenant de 3 lots consécutifs ou plus);
  • visite d’établissement et délivrance de licence par des inspecteurs de Santé Canada ou des organismes internationaux de réglementation partenaires dignes de confiance;
  • au besoin, réévaluation annuelle.

Les vaccins contre la COVID-19 sont soumis aux mêmes exigences scientifiques et normes de qualité rigoureuses, aux mêmes essais et à la même surveillance post-commercialisation que tout nouveau vaccin dont l’utilisation est approuvée au Canada.

Une vidéo complémentaire existe à ce sujet : Les vaccins contre la COVID-19 sont-ils sécuritaires? Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Des symptômes peuvent apparaître à la suite de la vaccination, par exemple une rougeur ou de la douleur à l’endroit de l’injection, de la fatigue, de la fièvre et des frissons. Moins fréquentes chez les personnes âgées de plus de 55 ans, ces réactions sont généralement bénignes et de courte durée.

Certains problèmes peuvent survenir par hasard et n’ont aucun lien avec le vaccin (p. ex. un rhume ou une gastro).

Le vaccin ne peut pas causer la COVID‑19, car il ne contient pas le virus SRAS‑CoV‑2 responsable de la maladie. Par contre, une personne qui a été en contact avec le virus durant les jours précédant la vaccination ou dans les 14 jours suivant la vaccination pourrait quand même développer des symptômes et contracter la COVID‑19. Il est important de continuer d’appliquer les mesures sanitaires jusqu’à ce qu’une majorité de la population ait été vaccinée.

Consultez les pages Symptômes du vaccin à ARN messager contre la COVID‑19 et Symptômes du vaccin vaccin à vecteur viral contre la COVID‑19 pour connaître les réactions connues.

Une vidéo complémentaire existe à ce sujet : Quels sont les effets secondaires du vaccin contre la COVID‑19? Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Les personnes âgées de 12 ans et plus peuvent recevoir le vaccin, à moins de contre-indications. Les études se poursuivent pour autoriser la vaccination chez les personnes âgées de moins de 12 ans.

Le gouvernement du Canada a signé des accords d’achats anticipés pour sept vaccins prometteurs contre la COVID‑19 auprès des compagnies suivantes : AstraZeneca, Johnson & Johnson, Medicago, Moderna, Novavax, Pfizer et Sanofi Pasteur/GlaxoSmithKline. Ces achats sont conditionnels à l’autorisation des vaccins par Santé Canada.

À ce jour, les vaccins des compagnies AstraZeneca, Pfizer et Moderna ont obtenu l’autorisation d’être distribués au Canada. Des vaccins de plus d’une compagnie seront utilisés afin d’accélérer la vaccination contre la COVID‑19.

Les efforts déployés par le passé, notamment lors de l’épidémie de SRAS en 2003, ont permis de faire avancer la recherche sur les vaccins contre les coronavirus et d’accélérer la lutte contre la COVID-19.

Actuellement, près d’une cinquantaine de vaccins contre la COVID-19 font l’objet d’essais cliniques partout dans le monde – fruit d’une collaboration scientifique sans précédent. Pour favoriser le développement rapide des vaccins dans le respect des exigences réglementaires, des ressources humaines et financières considérables ont été investies.

Les autorités de santé publique et réglementaires de plusieurs pays, dont le Canada, travaillent activement pour s’assurer qu’un plus grand nombre de vaccins sécuritaires et efficaces contre la COVID-19 soient disponibles le plus rapidement possible.

Non. Dans un vaccin comme celui contre la COVID-19, le code servant à produire la protéine présente à la surface du virus responsable de la maladie (l’ARN messager) est injecté dans le corps et transporté dans les cellules.

Une fois entré dans la cellule, l’ARN est décodé par la cellule, qui produit alors la protéine en question. Cela stimule le système immunitaire à produire des anticorps contre la protéine virale produite par les cellules.

L’ARN messager n’entre pas dans le noyau de la cellule et n’a aucun contact avec l’ADN qui y est contenu. Il ne peut donc y apporter aucun changement.

Trois types de vaccins font l’objet d’études à l’heure actuelle.

  • Vaccins à ARN : Ces vaccins activent le système immunitaire en utilisant une partie de l’ARN du virus.
  • Vaccins à vecteurs viraux : Ces vaccins utilisent des virus modifiés génétiquement, inoffensifs pour l’humain.  
  • Vaccins à base de protéines : Ces vaccins contiennent des fragments non infectieux de protéines qui imitent l’enveloppe du virus.

Une vidéo complémentaire existe à ce sujet : Quels types de vaccins contre la COVID-19 sont étudiés actuellement? Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Le début de la vaccination ne signifie pas la fin des mesures sanitaires. Plusieurs mois seront nécessaires pour protéger une part suffisamment importante de la population. La distanciation physique de deux mètres, le port du masque ou du couvre-visage et le lavage fréquent des mains sont des habitudes à conserver jusqu’à nouvel ordre.

Une vidéo complémentaire existe à ce sujet : Pourquoi continuer de se protéger après avoir été vacciné contre la COVID-19? Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Le vaccin ne peut pas causer la COVID-19, car il ne contient pas le virus SRAS-CoV-2 responsable de la maladie. Par contre, une personne qui a été en contact avec le virus durant les jours précédant la vaccination ou dans les 14 jours suivant la vaccination pourrait quand même développer des symptômes et contracter la COVID-19.

Tests de dépistage

En cas de doute, faites l’évaluation des symptômes sur Québec.ca/decisioncovid19 ou contactez le 1 877 644-4545 dans les plus brefs délais et suivez les directives qui vous seront transmises.

De plus, pour les personnes résidant dans des régions ou des quartiers où l’on observe une plus haute densité de transmission communautaire qui développent des symptômes doivent consulter le site Web de leur CISSS ou CIUSSS pour connaître les lieux et les modalités pour effectuer un test diagnostic. La liste des sites Web des CISSS et CIUSSS se trouve à la section Tests pour la COVID‑19

Le test de dépistage de la COVID‑19 peut être offert même si vous n’avez pas de symptôme et n’avez pas été exposé au virus. Le test peut être recommandé, par exemple si :

  • vous travaillez dans le milieu de la santé;
  • vous allez séjourner dans un milieu qui héberge des personnes vulnérables à la COVID‑19;
    • dans le but de protéger des communautés éloignées ou isolées ou dans le but de protéger le personnel dans certains milieux de soins de santé;
  • vous voyagez dans des régions éloignées ou isolées.

Dans les cas où vous n’avez pas de symptôme ou que n’avez pas été exposé au virus, l’efficacité du test pour éviter de transmettre le virus n’est pas encore démontrée actuellement.

Si vous passez un test de dépistage alors que vous n’avez pas de symptôme, il y a un plus grand risque que le test donne des résultats faussement positifs (un test peut être positif même si vous n’êtes pas infecté par le virus) ou faussement négatifs (un test peut être négatif même si vous êtes infecté par le virus). Vous pourriez alors être placé inutilement en isolement ou être faussement rassuré quant au risque de transmettre la maladie à votre entourage.

Le test de dépistage de la COVID‑19 n’est pas obligatoire. Chaque personne à qui il est offert doit décider si elle accepte de le faire ou non. Dans tous les cas, quelle que soit votre décision, il est important de suivre toutes les recommandations de la santé publique et de continuer à appliquer les consignes sanitaires.

En cas de doute, faites l’évaluation des symptômes sur Québec.ca/decisioncovid19 ou contactez le 1 877 644-4545 dans les plus brefs délais et suivez les directives qui vous seront transmises.

Les personnes résidant dans des régions ou des quartiers où l’on observe une plus haute densité de transmission communautaire qui développent des symptômes doivent consulter le site Web de leur CISSS et ou CIUSSS pour connaître les lieux et les modalités pour effectuer un test diagnostic. La liste des sites Web des CISSS et CIUSSS se trouve à la section Tests pour la COVID-19

Aucun document ou démarche ne devrait être requis pour retourner à l'école ou au travail après un test de dépistage si votre résultat est négatif et que vous n'avez pas reçu de consignes d'isolement.

Jusqu'à maintenant, il n’est pas possible de confirmer que les tests faits chez des personnes asymptomatiques sont concluants. Toutefois, pour une personne qui a des symptômes compatibles à la COVID‑19 et qui a été en contact étroit avec un cas confirmé, il est possible de considérer que cette personne a la COVID‑19, et ce, sans faire de test.

Un contact étroit est lorsque vous êtes à moins de 2 mètres d’une personne contagieuse de la COVID‑19, durant plus de 15 minutes, sans qu’elle ou vous ne portiez pas de masque.

Une personne est contagieuse de la COVID‑19 2 jours avant le début de ses symptômes jusqu’à sa guérison. Une personne qui n’a pas de symptôme est contagieuse 2 jours avant son test de dépistage et jusqu’à sa guérison.

En général, il n’y a pas de contre-indication. Certaines situations nécessitent une évaluation médicale avant de passer un test de dépistage :

  • Votre enfant est âgé de 0 à 3 mois;
  • Vous avez une obstruction des voies nasales autre qu’une congestion nasale;
  • Vous vivez actuellement un épisode de saignement de nez;
  • Vous avez vécu un épisode de saignement de nez dans la dernière semaine;
  • Vous avez subi une chirurgie :
    • de la bouche dans la dernière semaine;
    • du nez dans le dernier mois pour une personne adulte;
    • du nez dans les 3 dernières semaines pour un enfant;
  • Vous présentez un épisode de respiration sifflante.

Dans toutes ces situations, vous pouvez appeler au 1 877 644‑4545 afin d’obtenir une évaluation de votre situation.

Santé Canada a autorisé des trousses de diagnostic pour la COVID‑19, mais leur utilisation est réservée aux professionnels de la santé et aux utilisateurs formés. Si vous pensez avoir contracté la COVID‑19, remplissez l’outil d’autoévaluation des symptômes de la COVID‑19 en ligne.

Puisque la COVID-19 se propage de personne en personne, il n’est pas recommandé actuellement de tester les animaux, sauf dans des circonstances exceptionnelles ou dans le cadre de certaines activités de recherche.

Si vous avez des préoccupations quant à la santé de votre animal, communiquez avec votre médecin vétérinaire. Discutez avec lui de ce qui vous préoccupe, mais aussi des autres maladies connues pouvant affecter les animaux. Les connaissances sont limitées au sujet des animaux susceptibles d’être infectés par le SARS-CoV-2.

Les médecins vétérinaires qui ont des interrogations particulières touchant la santé animale ou la santé publique peuvent se renseigner en composant le 1 844 ANIMAUX.

Port du masque ou du couvre-visage

Les masques d’intervention, aussi appelés masques médicaux ou de procédure, peuvent faire référence à l’équipement médical et sont certifiés par les instances gouvernementales avant leur utilisation. Le couvre‑visage est un masque artisanal utilisé comme moyen de protection pouvant être fabriqué à la maison. Il peut être utilisé en complément des mesures de prévention de base (lavage des mains, tousser dans son coude, 2 mètres de distance, etc.), mais ne les remplace pas. Il ne protège pas la personne qui le porte, mais pourrait permettre de diminuer le risque qu’une personne infectée, qui a peu ou pas de symptômes, transmette le virus de la COVID‑19 à d’autres personnes.

Les données sont en constante évolution, autant sur la transmission du virus que sur l’efficacité des masques et des couvre‑visages. En fonction de données variables selon les études récentes et considérant qu’un nombre inconnu de personnes infectées n’ont pas ou ont peu de symptômes, une analyse des avantages et des inconvénients a été faite. Elle nous a amenés à proposer une mesure additionnelle, soit le port du couvre-visage ou du masque d’intervention dans certaines circonstances. Il faut rappeler que le port du couvre-visage ou du masque ne doit pas remplacer les autres mesures de prévention de base, comme le lavage des mains.

Des organismes de référence, soit l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ou l’INSPQ, ont pris position en faveur du port du couvre-visage, qui peut être utilisé par la population générale en contexte de transmission communautaire, plus spécifiquement dans des contextes où la distanciation physique de deux mètres ne peut être maintenue dans les lieux publics.

Également, le ministère de la Santé et des Services sociaux a demandé à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) de faire une recension des écrits et de produire un avis afin de pouvoir orienter la prise de décision. L’avis produit par l’INSPQ est disponible dans la page COVID‑19 : Port d’un couvre-visage par la population générale Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.. Il indique que le port du masque d’intervention (masque de procédure) confère une protection au porteur et aux personnes autour de lui lorsque le masque est bien positionné et recouvre le nez et la bouche.

Le port du couvre-visage (masque artisanal), pourrait permettre de diminuer la transmission du virus de la COVID‑19 d’une personne infectée qui a peu ou qui n'a pas de symptômes à d’autres personnes. Il n’y a pas de données probantes qui prouvent que le port du couvre-visage dans la communauté protège la personne qui le porte. Le port du masque dans les lieux publics doit obligatoirement s’accompagner des autres mesures de protection, comme l’application des mesures d’hygiène et la distanciation physique (2 mètres) le plus souvent possible.

Le port du masque d’intervention (masque de procédure) confère une protection au porteur et aux personnes autour de lui lorsque le masque est bien positionné et recouvre le nez et la bouche. Consultez l’avis produit par l’Institut national de santé publique Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. pour obtenir plus d’information.

Pour savoir comment fabriquer un couvre-visage, consultez la page Fabriquer un couvre-visage​​​​​​​.

Le port du masque ou du couvre-visage (masque artisanal) est obligatoire dans les transports en commun pour les personnes de 10 ans et plus. Cette obligation s’applique donc aux autobus, au métro, aux traversiers, aux taxis, aux services de voiturage, etc.

Le port du masque ou du couvre-visage couvrant le nez et la bouche est obligatoire dans les lieux publics fermés ou partiellement couverts pour les personnes de 10 ans et plus.

Certains lieux sont visés par des mesures spécifiques. Consultez les mesures en vigueur dans votre région ou votre municipalité pour obtenir plus d’information.

Certaines personnes se trouvant dans des situations particulières ne sont pas visées par l’obligation de porter un masque. Afin de connaitre la liste des personnes exemptées ou pour savoir comment fabriquer un couvre-visage et utiliser un masque, consultez la page Masque ou couvre-visage en contexte de pandémie de COVID-19.

Le port du couvre-visage est fortement recommandé dans les rues très achalandées où la distanciation physique n’est pas possible, mais il n’est pas obligatoire.

Pour les enfants de moins de 2 ans, il n’est pas recommandé de porter un couvre-visage. Pour les enfants de 2 à 9 ans, le port du couvre-visage est fortement recommandé, mais il est toléré qu’ils ne le portent pas. Pour les enfants de 10 ans et plus, il est obligatoire dans les transports en commun et les lieux publics fermés ou partiellement couverts.

Comme les enfants sont plus susceptibles de toucher leur visage, les parents ou les personnes qui en sont responsables doivent donc se laver les mains avec de l’eau et du savon ou avec une solution hydroalcoolique et laver celles des enfants fréquemment.

Certains lieux sont visés par des mesures spécifiques variant en fonction des paliers d’alerte. Consultez les mesures en vigueur dans votre région ou votre municipalité pour obtenir plus d’information.

Vous pouvez également consulter la page Masque ou couvre-visage en contexte de pandémie de COVID-19 afin de savoir comment fabriquer un couvre-visage et utiliser un masque.

Le port du masque ou du couvre-visage, n’est pas nécessaire pour les enfants dans les services de garde éducatifs à l’enfance.

Le port du masque d’intervention ou du couvre-visage n’est pas obligatoire pour les enfants au niveau préscolaire.

Pour connaître les mesures en vigueur dans les établissements d’enseignement primaire, secondaire, collégial, universitaire ou dans les centres d’éducation des adultes et de formation professionnelle, consultez les mesures en vigueur dans votre région ou votre municipalité pour obtenir plus d’information.

Les personnes dont la condition médicale particulière empêche le port du masque ou du couvre-visage ne sont pas visées par l'obligation de porter un masque ou un couvre-visage. Voici des exemples de situations dans lesquelles les personnes pourraient être exemptées de porter un masque ou un couvre-visage en raison de leur condition médicale particulière :

  • les personnes qui sont incapables de le mettre ou de le retirer par elles-mêmes en raison d'une incapacité physique,
  • les personnes qui présentent une déformation faciale,
  • les personnes qui, en raison d’un trouble cognitif, une déficience intellectuelle, un trouble du spectre de l'autisme, un problème de toxicomanie ou un problème de santé mentale sévère, ne sont pas en mesure de comprendre l'obligation ou pour lesquelles le port du masque ou du couvre-visage entraîne une désorganisation ou une détresse significative,
  • les personnes qui présentent une affection cutanée sévère au niveau du visage ou des oreilles qui est aggravée significativement en raison du port du masque ou du couvre visage.

Il est recommandé que les personnes exemptées de porter un masque ou un couvre-visage en raison d’une condition de santé évitent, autant que possible, les endroits où ils sont obligatoires. Leur accès à des lieux où le masque d’intervention ou le couvre-visage est obligatoire ne doit toutefois pas être limité par une tierce personne. Si elles fréquentent ces endroits, il est recommandé que les personnes exemptées respectent strictement la distanciation physique de 1 mètre avec les autres, sauf avec leur accompagnateur, s’il y a lieu.

Par ailleurs, les personnes souffrant d’une condition chronique, incluant les maladies cardiovasculaires et les maladies pulmonaires, ne font pas partie des personnes exemptées de porter le masque ou le couvre-visage. Ces personnes figurent parmi celles pour lesquelles les bénéfices du port du masque ou du couvre-visage sont les plus élevés. Lorsque cela est possible, ces personnes devraient privilégier l'utilisation du masque d’intervention (masque de procédure) puisqu’il offre une meilleure protection contre le virus.

Pour en savoir plus, consultez la page Port du masque ou du couvre‑visage dans les lieux publics en contexte de pandémie de COVID‑19.

Non. Une personne n’a pas à nommer la condition qui l'empêche de porter un masque. Elle n’est pas obligée de présenter un billet de son médecin. Ce n’est pas aux exploitants des lieux de déterminer si l’exemption est légitime ou non. L’exploitant devrait permettre l’accès aux lieux en rappelant l’importance des autres mesures comme l’hygiène des mains et la distanciation de un mètre pendant leur présence dans le lieu.

Il est recommandé que les personnes exemptées de porter de masque ou de couvre-visage en raison d’une condition de santé évitent autant que possible les endroits où ils sont obligatoires. Elles peuvent faire appel à des proches pour leurs achats ou faire des commandes en ligne. Leur accès à des lieux où le couvre-visage est obligatoire ne doit toutefois pas être limité par une tierce personne. Si elles fréquentent ces endroits, il est recommandé que les personnes exemptées respectent strictement la distanciation physique de un mètre avec autrui, sauf avec leur accompagnateur ou leur accompagnatrice, s’il y a lieu.

Le port prolongé du masque d’intervention ou du couvre-visage, n’est pas recommandé. Il devrait être porté dans les lieux publics fermés ou partiellement couverts, les transports en commun ainsi que dans les lieux publics extérieurs où la distanciation physique de 1 mètre ne peut être respectée, puis retiré par la suite. Il devrait également être changé lorsqu’il est souillé, humide ou endommagé.

Pour en savoir plus, consulter la section Trucs et consignes de la page Fabriquer un couvre-visage.

Les personnes qui présentent des symptômes de la COVID‑19 ne doivent pas fréquenter les lieux publics. Si vous refusez de porter le masque ou le couvre-visage dans un lieu où il est obligatoire, l’exploitant pourrait tout d’abord vous rappeler cette obligation. Ensuite, considérant que l’exploitant risque des sanctions financières si des usagers ne portent pas le masque ou le couvre-visage, il pourrait refuser de vous servir. Si vous vous présentez dans un lieu public sans masque ni couvre-visage et que vous présentez des symptômes compatibles avec la COVID‑19, vous risquez fortement de contaminer les gens autour de vous. Vous ne devriez pas sortir de la maison sauf pour des raisons médicales. Dans ce cas, portez un masque ou un couvre-visage. Vous pouvez consulter en tout temps les Consignes à suivre pour la personne qui présente des symptômes de la COVID‑19.

En cas de doute, faites l’évaluation des symptômes sur Québec.ca/decisioncovid19 ou contactez le 1 877 644-4545 dans les plus brefs délais et suivez les directives qui vous seront transmises.

Le port de la visière ne remplace aucunement le port du masque ou du couvre-visage dans les endroits où celui-ci est obligatoire. Les citoyens qui portent uniquement la visière se verront refuser l’accès aux transports publics et aux commerces.

La visière n’offre pas une protection suffisante au niveau de la projection de gouttelettes. Il n’y a aucune étanchéité, donc les gouttelettes sont répandues dans l’air par les côtés ou en dessous de la visière.

La visière sert uniquement à protéger les yeux de la personne lorsque des aérosols sont produits (ex. : lors de l’intubation d’une personne), ce qui n’est jamais le cas dans les commerces ou autres lieux publics.

Le cache-cou ou le foulard peuvent être considérés comme un couvre-visage s’ils sont en tissu et qu’ils couvrent le nez et la bouche. Il est toutefois recommandé que le tissu soit souple et tissé serré, comme le coton, qui permet à l’air de passer pendant votre respiration. Utilisez au moins deux épaisseurs de tissu et assurez-vous que votre couvre-visage soit confortable et bien ajusté à votre visage. Ainsi, un cache-cou ou un foulard qui nécessiteraient d’être étiré pour permettre de respirer aisément ou encore d’être remonté à cause du glissement vers le bas du visage ou vers le cou ne sont pas recommandés.

Toute couture au niveau du nez et de la bouche réduit l’étanchéité du masque artisanal, aussi appelé couvre-visage, considérant que les élastiques tirent sur cette couture, ce qui laisserait davantage passer les particules. Il faut s’assurer d’avoir au moins deux couches de tissu sans couture au niveau de la bouche et du nez. Donc, un modèle comportant des couches internes pleines (non cousues) serait adéquat.

Le masque artisanal, aussi appelé couvre-visage, doit être lavé quotidiennement. Dès votre retour au domicile, placez-le dans la machine à laver avec le reste de votre lessive. N’oubliez pas de vous laver les mains après l’avoir manipulé. Le masque artisanal devrait idéalement être lavé à l’eau tiède avec votre détergent à lessive habituel. Placez-le ensuite dans la sécheuse ou laissez-le sécher à l’air libre. Assurez-vous que le masque artisanal soit complètement sec avant de l’utiliser à nouveau.

S’il s’agit d’un masque artisanal en tissu, aussi appelé couvre-visage, repliez les parties extérieures du masque l’une sur l’autre et déposez-le dans un sac propre. Lavez votre masque artisanal dès votre retour à la maison avec le reste de votre lessive.

S’il s’agit d’un modèle jetable, placez-le dans une poubelle fermée après chaque utilisation.

Vous devez vous laver les mains après avoir retiré votre masque.

C’est effectivement la responsabilité de l’employeur de fournir l’équipement de protection nécessaire à ses employés.

Traitement

Il n'existe pas de traitement spécifique pour la COVID‑19 pour l’instant. La plupart des personnes atteintes du virus se rétablissent par elles-mêmes en restant à la maison, sans avoir besoin d’aller à l’hôpital.

Toutefois, les personnes infectées par le virus, surtout celles qui sont gravement malades, doivent recevoir des soins particuliers pour soulager et traiter les symptômes. Par exemple, il peut être nécessaire de leur administrer de l’acétaminophène en cas de fièvre, de l’oxygène en cas de difficultés respiratoires ou de leur faire une perfusion en cas de déshydratation.

Certaines personnes présentant de grandes difficultés respiratoires auront besoin d’un traitement de soutien supplémentaire pour les aider à respirer (exemples : tube dans le conduit respiratoire et respirateur mécanique).

Enfin, plusieurs études sont en cours afin d’évaluer l’efficacité de médicaments ou de traitements déjà utilisés pour d’autres maladies chez les patients ayant un diagnostic de COVID‑19, notamment la chloroquine. Par ailleurs, plusieurs équipes de chercheurs tentent de développer de nouveaux médicaments, mais aucun n’est actuellement disponible.

Aucun aliment, supplément, vitamine ou produit de santé naturel peut vous protéger de la COVID‑19 ou vous soigner de cette maladie.

Il n’est pas possible de renforcer votre système immunitaire par l’alimentation.

Toutefois, pour assurer un fonctionnement efficace du système immunitaire, il est important de consommer chaque jour une variété d’aliments sains, tel que recommandé par le Guide alimentaire canadien. Pour en savoir plus, consultez la page Alimentation saine.

Santé mentale

Des manifestations liées au stress, à l’anxiété et à la déprime sont normales dans un contexte de pandémie. La plupart des gens possèdent les ressources et les facultés pour s’adapter à ce type de situation. Pour en savoir plus pour vous et votre famille, consultez la page Stress, anxiété et déprime associés à la maladie à coronavirus COVID-19.

Faire le deuil d’une personne est une réalité de la vie qui peut parfois être très difficile, particulièrement dans le contexte inhabituel de la pandémie de COVID‑19.

Le deuil est un processus qui peut varier d’une personne à l’autre. L’intensité et la durée des réactions varient aussi d’un individu à l’autre. Il est normal d’être perturbé et ébranlé. C’est pourquoi il est très important de s’accorder le temps nécessaire pour se rétablir et, surtout, d’adopter une attitude de bienveillance envers soi‑même et les autres.

Pour connaître les réactions fréquentes, les moyens pour surmonter le deuil et les ressources disponibles, consultez la page Deuil en raison de la pandémie (COVID‑19).

Tout comme les adultes, les enfants et les adolescents peuvent vivre la perte d’une personne chère en tout temps, et particulièrement en période de pandémie de COVID‑19. Le décès d’un être estimé est bouleversant. Dans tous les cas, il s’agit d’une expérience douloureuse, difficile et complexe.

Chaque enfant et chaque adolescent est unique. Chacun possède sa façon bien à lui de comprendre la mort et d’exprimer son chagrin, ses malaises, ses inquiétudes. Ses réactions seront déterminées par son âge, sa maturité, sa culture, le lien qui l’unissait à la personne disparue, son réseau de soutien et plusieurs autres facteurs.

Pour connaître les manifestations possibles du deuil chez les enfants et les adolescents, les moyens pour les aider et les ressources disponibles, consultez la page Deuil en raison de la pandémie (COVID‑19).