Résultats du sondage

En 2017, le ministère du Tourisme a mandaté la firme SOM pour effectuer ce sondage auprès de 1004 entreprises touristiques du Québec. Ces entreprises provenaient de cinq secteurs de l’industrie 

  • arts et spectacles;
  • divertissements et loisirs;
  • hôtels;
  • autres hébergements;
  • services de voyage.

Il avait notamment pour but de dresser le portrait des enjeux en matière :

  • de financement;
  • d'investissements;
  • de développement de produits;
  • de main-d'œuvre.

Les résultats permettent d'appuyer la mise en œuvre de mesures d'accompagnement adaptées et bénéfiques aux cinq secteurs ciblés et à l'ensemble du marché.

Profil des entreprises touristiques

Les établissements touristiques se composent de :

  • 71 % d’entreprises privées,
  • 23 % d’organismes à but non lucratif,
  • 2 % de coopératives,
  • 2 % de corporations municipales,
  • 3 % de sociétés d’État provinciales ou fédérales.

Un peu plus de la moitié des établissements se trouvent dans les zones périphériques, c’est-à-dire qu’ils ne se situent ni dans les zones urbaines ni dans les zones éloignées. Les entreprises familiales représentent un peu moins de la moitié des entreprises touristiques (42 %).

Les trois quarts ont un chiffre d’affaires inférieur à 500 000 $.

Les deux tiers sont en activité depuis moins de trente ans.

Quelque 65 % des établissements sont actifs à l’année et 35 % le sont de façon saisonnière.

Parmi les établissements saisonniers, plus de 80 % sont en activité de juin à septembre.

Au total, 67 % de la clientèle des établissements touristiques vient du Québec alors que 21 % se compose de touristes internationaux, y compris des touristes américains.

Situation d’emploi dans les établissements

En tout, 57 % des établissements comptent moins de dix employés.

En moyenne, les employés à temps plein représentent un peu moins des deux tiers du nombre total d’employés (63 %).

Plus de la moitié des établissements embauchent des étudiants, parmi lesquels 42 % sont employés à temps partiel.

Au cours des douze derniers mois, 32 % des établissements ont embauché une personne retraitée ou semi-retraitée.

Les mois de juillet et d’août sont ceux où l’on trouve le maximum d’employés dans les établissements (respectivement 65 % et 63 %).

Parmi les établissements sondés, 27 % affirment que leur situation d’emploi est en croissance et 67 % affirment qu’elle est stable.

Contexte d’affaires

Au cours des trois dernières années, 59 % des établissements sondés ont réalisé des projets d’investissement totalisant 2,3 milliards de dollars.

Parmi ces projets, 44 % ont fait l’objet d’une demande de financement :

  • 68 % des établissements utilisent le crédit;
  • 64 % font appel aux institutions financières pour du financement de tout genre;
  • 34 % ont recours aux organismes publics et parapublics;
  • Plus du tiers des entreprises affirment avoir conçu un nouveau produit ou service depuis les trois dernières années et près des trois quarts disent avoir amélioré un nouveau produit ou service.

En tout, 69 % des établissements ayant mis au point un nouveau produit disent que leur chiffre d’affaires est en croissance.

Profil des dirigeants

Les dirigeants d’entreprise sont composés de presque autant d’hommes (51 %) que de femmes (49 %).

Leur moyenne d’âge est de 51 ans. Parmi les dirigeants d’entreprise, 49 % ont fait des études universitaires et 39 % des études collégiales.

Parmi les propriétaires et les actionnaires, 72 % ont l’intention de rester propriétaire de leur entreprise au cours des trois prochaines années et 22 % ont déjà trouvé leur relève.

Arts et spectacles, divertissement et loisirs

Le secteur des arts et spectacles et celui du divertissement et des loisirs représentent 31 % des entreprises de l’industrie touristique du Québec. Leurs clientèles se composent de 40 % à 50 % de touristes, dont plus de 70 % sont des touristes québécois.

Profil des entreprises

En tout, 38 % des entreprises du secteur des arts et spectacles se situent dans les zones urbaines, soit 11 % de plus que l’ensemble des entreprises de l’industrie touristique.

Les entreprises du secteur des arts et spectacles réalisent généralement un chiffre d’affaires plus important. 47 % génèrent plus de 500 000 $, comparativement à 27 % pour les entreprises du secteur du divertissement et des loisirs.

Peu d’entreprises du secteur des arts et spectacles exploitent des établissements familiaux (8 % contre 42 % pour l’ensemble de l’industrie touristique).

En tout, 89 % des entreprises du secteur des arts et spectacles sont des organismes à but non lucratif (OBNL), alors que les entreprises du secteur du divertissement et des loisirs se composent à 41 % d’OBNL et à 31 % de sociétés par actions.

Capital humain

Les employés du secteur du divertissement et des loisirs occupent en majorité des emplois temporaires (69 %).

En tout, 71 % des entreprises du secteur des arts et spectacles et 67 % des entreprises du secteur du divertissement et des loisirs embauchent des étudiants.

De plus, le secteur du divertissement et des loisirs embauche beaucoup de personnes retraitées ou semi-retraitées (43 %).

Saisonnalité

La majorité des entreprises du secteur du divertissement et des loisirs sont actives de façon saisonnière (60 %).

Durant la saison estivale, le taux d’activité des entreprises du secteur des arts et spectacles actives de façon saisonnière varie de 55 % à 62 % de juin à septembre (il est d’environ 35 % de novembre à mai).

Profil des dirigeants

Au total, 76 % des dirigeants d’entreprise du secteur des arts et spectacles ont fait des études universitaires, comparativement à 49 % pour les dirigeants d’entreprise du secteur du divertissement et des loisirs.

Au cours des trois prochaines années, 30 % des dirigeants d’entreprise du secteur des arts et spectacles ont l’intention de vendre leur entreprise à un tiers. 27 % d’entre eux ont déjà trouvé leur relève.

Investissements réalisés

De 2014 à 2017, 74 % des entreprises du secteur du divertissement et des loisirs ont réalisé des investissements, comparativement à 40 % des entreprises du secteur des arts et spectacles.

En contrepartie, les entreprises du secteur des arts et spectacles ont investi des sommes plus importantes, avec une moyenne de 1,29 million $ par investissement, alors que celles du secteur du divertissement et des loisirs ont injecté en moyenne 509 000 $ par investissement.

Les entreprises du secteur des arts et spectacles ont présenté davantage de demandes d’aide financière (75 %).

La subvention représente le principal type de financement accordé pour :

  • 89 % des entreprises du secteur des arts et spectacles;
  • 63 % des entreprises du secteur du divertissement et des loisirs.

Les crédits ou les prêts constituent le deuxième type de financement accordé.

Investissements prévus

Au cours des trois prochaines années, 64 % des entreprises du secteur du divertissement et des loisirs pensent investir dans des projets, soit 10 % de moins que ce qui devrait être réalisé dans les faits.

Toutefois, les sommes investies seront plus importantes que celles des années précédentes, avec une moyenne de 810 000 $ par investissement.

Parmi les entreprises du secteur du divertissement et des loisirs qui réaliseront des investissements, 67 % d’entre elles pensent utiliser leurs fonds propres.

Les investissements seront plus élevés dans le secteur des arts et spectacles, avec une moyenne de 2,04 millions $.

Amélioration et développement

Plus de 80 % des entreprises des secteurs des arts et des loisirs disent avoir amélioré un produit ou un service.

Il semble y avoir eu un plus grand renouvellement de l’offre chez les entreprises du secteur des arts et spectacles.

En tout, 64 % disent avoir conçu un nouveau produit ou service, alors que 31 % disent avoir mis fin à un produit ou service.

Accompagnement-conseil

Au total, 61 % des entreprises du secteur des arts et spectacles et 52 % des entreprises du secteur du divertissement et des loisirs ont fait appel à des organismes pour la promotion ou la mise en marché de leurs produits et services.

Plus de 50 % d’entre elles ont eu recours à des entreprises privées et plus de 35 % à des associations touristiques régionales.

Hôtels et autres hébergements

Le secteur des hôtels et celui des autres hébergements représentent plus de la moitié (55 %) des établissements touristiques sondés.

Profil des établissements

Les établissements hôteliers sont actifs depuis plus longtemps que les autres hébergements :

  • hôtels : 30 ans en moyenne;
  • autres hébergements : 21 ans en moyenne.

Le secteur des hôtels affiche parmi les chiffres d’affaires les plus élevés de l’industrie :

  • hôtels : 48 % réalisent plus de 500 000 $;
  • autres hébergements : 13 % génèrent plus de 500 000 $.

Par ailleurs, l’hébergement connait une hausse de son chiffre d’affaires :

  • hôtels : 67 %;
  • autres hébergements : 54 %.

Capital humain

Les établissements hôteliers sont en moyenne de plus grande taille :

  • hôtels  37 employés;
  • autres hébergements : 16 employés.

Ces secteurs sont marqués par la saisonnalité de leurs activités :

  • hôtels : 43 % des employés ne sont pas permanents;
  • autres hébergements : 63 % des employés ne sont pas permanents.

Les étudiants et les retraités sont en forte demande dans ces secteurs.

Au total, 56 % des établissements embauchent des étudiants et environ 30  % des retraités.

Période d’activité

Ces établissements sont majoritairement en activité à l’année, mais connaissent aussi une forte saisonnalité, surtout ceux du secteur des autres hébergements.

Établissements ouverts à l’année :

  • hôtels : 84 %;
  • autres hébergements : 62 %.

Établissements saisonniers

Les établissements hôteliers et les autres hébergements sont très actifs durant la saison estivale, surtout de juin à août :

  • hôtels :
    • 96 % sont en activité de juin à août et 93 % en septembre;
    • 67 % sont actifs durant six mois ou plus.
  • autres hébergements :
    • plus de 93 % sont actifs de juin à août;
    • 55 % sont en activité durant moins de cinq mois.

Les établissements hôteliers et les autres hébergements sont peu actifs durant la saison hivernale :

  • hôtels : entre 10 % et 26 % sont ouverts de novembre à avril;
  • autres hébergements : moins de 10 % sont ouverts de novembre à avril.

Profil des dirigeants

En moyenne, les dirigeants du secteur des autres hébergements sont plus âgés que ceux du secteur des hôtels :

  • hôtels : 51 ans;
  • autres hébergements : 55 ans.

La relève représente un défi important pour le secteur des hôtels. 42 % des propriétaires ont l’intention de vendre leur entreprise à un tiers. Seulement 23 % des hauts dirigeants (présidents-directeurs généraux, directeurs généraux, propriétaires) ont déjà trouvé leur relève.

Investissements réalisés

Un grand nombre d’établissements ont réalisé des investissements depuis 2014 :

  • hôtels : 69 %;
  • autres hébergements : 60 %.

En moyenne, les investissements sont substantiels, particulièrement chez les hôteliers :

  • hôtels : près de 870 000 $;
  • autres hébergements : plus de 200 000 $.

En ce qui concerne les demandes de financement, le crédit et le prêt ont la cote. Près de 80 % des établissements d’hébergement ont recours aux institutions financières pour du financement :

  • hôtels  : 45 % des investissements ont nécessité du financement, dont :
    • 96 % sous forme de crédit ou de prêt;
    • 14 % sous forme de subvention.
  • autres hébergements : 34 % des investissements ont nécessité du financement, dont :
    • 79 % sous forme de crédit ou de prêt;
    • 34 % sous forme de subvention.

Investissements en immobilisations prévus

D’ici 2020, les investissements en immobilisations seront plus importants dans ces secteurs malgré un nombre d’investisseurs légèrement inférieur à celui des années précédentes :

  • hôtels : 52 %;
  • autres hébergements : 50 %.

En moyenne, les hôtels sont prêts à investir des sommes plus importantes :

  • hôtels : plus de 1 200 000 $
  • autres hébergements : 36 00 $.

Afin de se financer, les établissements d’hébergement se tournent encore vers le crédit ou le prêt. Près de 60 % prévoient utiliser le crédit ou le prêt pour se financer.

Accompagnement-conseil

Le capital humain est important pour les gestionnaires du secteur des hôtels.

Le recrutement du personnel et la rétention du personnel sont les enjeux les plus importants du secteur.

Depuis 2014, 36 % des gestionnaires ont fait appel à un ou des organismes pour répondre à leurs besoins liés au capital humain 

  • 71 % ont fait appel à Emploi-Québec pour le recrutement de la main-d’œuvre;
  • 49 % ont fait appel aux entreprises privées pour de la formation ou du mentorat.

La promotion ou la mise en marché est un autre enjeu considérable qui touche les deux secteurs :

  • hôtels : 62 % ont fait appel aux entreprises privées;
  • autres hébergements : 51 % ont fait appel aux entreprises privées.

Services de voyage

Très peu d’établissements des services de voyage sont situés dans les zones éloignées :

  • dans les zones urbaines : 50 %;
  • dans les zones périphériques : 45 %.

La moyenne des années d’activités pour l’ensemble des secteurs est de 25,3 ans. Pour les établissements de services de voyage, il s’agit de 23,5 ans.

Les services de voyage sont principalement des compagnies :

  • sociétés par actions : 61 %;
  • entreprises individuelles : 16 %.

Les chiffres d’affaire des compagnies de service de voyage sont les plus élevés de l’industrie. En tout, 75 % des établissements ont un chiffre d’affaires de 1 M$ et plus.

Dans l’ensemble des secteurs, seulement 24 % des établissements ont un chiffre d’affaires de 1 M$ et plus.

Cependant, la croissance du chiffre d’affaires est plus faible que la moyenne de l’industrie. 45 % des établissements affirment avoir un chiffre d’affaires en croissance. Ensemble des secteurs : 55 % des établissements affirment avoir un chiffre d’affaires en croissance.

Capital humain

Les entreprises de service sont de petite taille :

  • services de voyage : moyenne de 12 employés;
  • ensemble des secteurs : moyenne de 24 employés.

Ces emplois ont des horaires stables à l’année :

  • à temps plein : 74 % des établissements embauchent majoritairement des employés à temps plein;
  • permanents : 72 % des établissements embauchent majoritairement des employés de façon permanente.

Par ailleurs, les étudiants sont peu sollicités, tout comme les retraité :

  • étudiants : 18 % des établissements embauchent des étudiants;
  • retraités : 21 % des établissements embauchent des retraités.

Période d’activité

Les établissements du secteur des services de voyage sont en activité à longueur d’année, étant moins dépendants de la saisonnalité :

  • services de voyage : 98 %.
  • ensemble des secteurs : 65 %.

Nombre maximal d’employés : répartition plus égale de l’embauche d’employés tout au long de l’année.

Au total, 40 % des établissements atteignent le nombre maximal d’employés durant les mois de janvier à mars et de septembre à novembre.

Durant la saison estivale (de mai à août), 30 % des établissements atteignent ce nombre.

Profil des dirigeants

En ce qui concerne le niveau de scolarité, les dirigeants sont plus nombreux que ceux de l’ensemble de l’industrie à avoir terminé des études collégiales :

  • services de voyage : 46 % collégial et 42 % universitaire.
  • ensemble des secteurs : 30 % collégial et 49 % universitaire.

Il s’agit d’un secteur prisé par les hommes :

  • services de voyage : 68 % sont des hommes.
  • ensemble des secteurs : 54 % sont des hommes.

En ce qui concerne la relève, les dirigeants restent en poste pour le moment. Uniquement 15 % des dirigeants ont l’intention de vendre leur entreprise.

Au total, 27 % des dirigeants ou des propriétaires/actionnaires affirment pouvoir compter sur une relève.

Investissements en immobilisations

Peu d’établissements ont réalisé des investissements en immobilisations depuis 2014 :

  • services de voyage : 2 %;
  • ensemble des secteurs  : 59 %.

5 % des établissements de l’ensemble des secteurs ont réalisé des investissements de moins de 100 000 $.

Pour ce qui est du secteur des services de voyage, la proportion monte à 73 % des établissements.

Les demandes de financement ne sont pas nécessaires pour beaucoup d’établissement. Seulement 22 % des investissements réalisés ont nécessité le dépôt d’une demande de financement.

La totalité des établissements ont eu recours au crédit ou à un prêt :

  • organismes sollicités pour du financement Institutions bancaires : 79 %.
  • ministère ou organismes provinciaux : 22 %.
  • ministère ou organismes fédéraux : 13 %.

D’ici 2020, le nombre d’investisseurs sera encore plus bas que les années précédentes, mais les investissements réalisés seront plus importants.

En tout, 20 % prévoient investir. De ce nombre, 43 % prévoient réaliser des investissements de plus de 100 000 $.

En ce qui concerne le type de financement, au total, 63 % pensent avoir recours au crédit ou à un prêt.

Les investissements touchent l’acquisition ou la rénovation de bâtiments :

  • acquisition ou agrandissement d’un bâtiment : 59 %;
  • rénovation d’un bâtiment : 27 %.

Produits et services

De nombreux établissements ont réalisé des améliorations depuis 2014. Plus de 70 % ont amélioré un produit ou service.

En tout, 40 % ont mis au point un nouveau produit ou service.

Un plus grand pourcentage d’établissements prévoient bonifier leur offre d’ici 2020 :

  • améliorer un produit ou service déjà existant : 77 %;
  • mettre au point un produit ou service : 49 %.

Dans ce secteur, les établissements sont bien établis :

  • en croissance : 48 %;
  • à maturité : 43 %.

Accompagnement-conseil

Depuis 2014, les établissements de ce secteur font appel au soutien de divers organismes, principalement pour favoriser leur réseautage et leur promotion. 43 % nécessitent un accompagnement sur le plan de la concertation ou du réseautage :

  • 34 % ont fait appel à des organismes de développement local;
  • 4 % ont fait appel à des entreprises privées.

41 % nécessitent un accompagnement pour assurer leur promotion ou voir à la planification de leur mise en marché. 64 % ont fait appel à des entreprises privées.

Document

Rapport final : Sondage auprès des entreprises touristiques (PDF 1,97 Mo)