Les changements climatiques et l'accroissement des échanges commerciaux internationaux ont favorisé l'introduction de nouveaux organismes nuisibles (insectes et maladies) au Canada. Ces organismes peuvent causer des pertes économiques importantes aux productions agricoles et forestières.

Cas de la quarantaine

Pour empêcher l’introduction ou la propagation d’organismes nuisibles exotiques, certaines plantes doivent être mises en quarantaine. Cette stratégie vise à protéger les cultures contre des menaces venues d’ailleurs.

Un « organisme de quarantaine » est un organisme nuisible exotique qui fait l’objet d’une lutte officielle en raison de son potentiel de nuisance économique. Il peut être absent d’une zone ou y être présent de façon limitée.

Les organismes nuisibles exotiques peuvent s’introduire dans un pays par :

  • le transport de marchandises;
  • le bois d'emballage;
  • les semences et les végétaux;
  • des produits végétaux infectés;
  • des particules de sols contaminés;
  • des véhicules, des équipements ou des contenants usagés.

Identification des organismes

Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation et l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) assurent une surveillance des organismes nuisibles sur l'ensemble du territoire québécois. Une détection rapide de ces organismes est essentielle pour limiter leur propagation.

La réussite de ce mandat repose sur la collaboration de tous : citoyens, producteurs agricoles et forestiers, organisations agroalimentaires, conseillers agricoles ou en agroenvironnement.

Des organismes réglementés peuvent déjà être établis dans certaines régions du Canada. Communiquez avec l'ACIA si un organisme nuisible est trouvé dans une zone où sa présence n'est pas connue.

Voici quelques exemples d’organismes de quarantaine ou réglementés :

  • la flétrissure bactérienne des pélargoniums;
  • la galle verruqueuse de la pomme de terre;
  • la mineuse de la tomate;
  • la mouche de la pomme;
  • la mouche du bleuet;
  • la mouche européenne des cerises;
  • la pyrale brun pâle de la pomme;
  • la pyrale du buis;
  • le fulgore tacheté;
  • le longicorne asiatique;
  • le phylloxéra de la vigne;
  • le potyvirus de la sharka du prunier;
  • le scarabée japonais;
  • le virus du fruit rugueux brun de la tomate.

La plateforme iNaturalist permet à toute personne d’observer, d’identifier et de partager des données sur les espèces vivantes rencontrées dans son environnement quotidien.

Des cartes produites par l’ACIA peuvent également vous aider à identifier les phytoravageurs. Vous pouvez signaler la présence d’un phytoparasite en remplissant un formulaire en ligne sur le site Web de l’ACIA.

Les producteurs agricoles peuvent aussi s’abonner aux communiqués du Réseau d’avertissements phytosanitaires pour suivre l’évolution des organismes nuisibles dans leur région.

Restrictions en matière de mouvement des végétaux (plantes hôtes)

La mouche du bleuet et le scarabée japonais sont des organismes de quarantaine déjà présents au Québec. Selon l’emplacement, des restrictions en matière de déplacement de végétaux peuvent s’appliquer à ces deux organismes nuisibles. Avant d’expédier du matériel végétal vers une autre MRC, une autre province canadienne ou un État américain, il est fortement recommandé de consulter l’ACIA.

Dernière mise à jour : 28 novembre 2025

Évaluation de la page
Veuillez compléter la vérification reCAPTCHA.

L’information sur cette page vous a-t-elle été utile?

Pourquoi l’information n’a pas été utile?

Vous devez sélectionner une option

Quel est le problème?

Vous devez sélectionner une option

Pourquoi l’information a été utile?

Veuillez préciser la nature du problème