Fulgore tacheté

Fulgore tacheté adulte photographié en position étalée.
Fulgore tacheté adulte. © Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ

Nom français
Fulgore tacheté

Nom anglais
Spotted lanternfly

Nom scientifique
Lycorma delicatula (White)

Grand groupe
Invertébrés

Sous-groupe
Insectes

Description

Originaire d’Asie, le fulgore tacheté a été introduit aux États-Unis en 2014. Il n’est pas encore présent au Québec. On le trouve aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain ou forestier, ce qui en fait une menace pour l’agriculture, l’acériculture et la foresterie.

Identification

Taille

À l’âge adulte, il mesure 2,5 cm. Au stade de larve, il atteint 1,5 cm. Les œufs font 2 mm et sont pondus en masses de 2,5 cm.

Coloration

Le fulgore tacheté adulte a des ailes antérieures brun clair ou grisâtres. Le bout des ailes antérieures est moucheté et foncé. Le reste des ailes antérieures est tacheté et noir. Les ailes postérieures sont rouges avec des taches noires près du corps, blanches au milieu et foncées à l’extrémité. L’abdomen est jaune avec des rayures noires.

Les jeunes larves sont noires avec des taches blanches sur la tête, le corps et les pattes. Les larves matures sont rouges avec des taches blanches, des bourgeons alaires rouges et des pattes noires.

Les œufs ressemblent à des graines et sont habituellement pondus en quatre à sept rangées verticales sur une surface verticale (ex. : tronc d’arbre), formant une masse d’environ 2,5 cm. Ils sont d’abord recouverts d'une substance cireuse grisâtre qui, avec le temps, sèche et tombe, révélant les œufs.

Distinction

Le fulgore tacheté ressemble à un papillon, mais il appartient en fait à l’ordre des hémiptères. Il est donc plus proche des pucerons ou des punaises que des papillons. Sa coloration et ses motifs distinctifs facilitent son identification.

Répartition

Le fulgore tacheté est présent sur l’ensemble de la côte est des États-Unis et dans les États voisins des Grands Lacs, près de la frontière de l’Ontario.

Présence au Québec

Le fulgore tacheté n’est pas présent au Québec. Originaire d’Asie, il a été introduit aux États-Unis, en Pennsylvanie, en septembre 2014, dans le transport de produits importés. Il s’est rapidement propagé dans les États voisins.

Bien qu’il soit actuellement absent du Canada, le niveau d’alerte le concernant est élevé. Depuis 2020, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a intercepté quelques spécimens (morts et vivants) venus des États-Unis vers le Québec. L’interception de spécimens ne permet pas de confirmer sa présence au Canada.

Origine

Exotique

Statut de résidence des populations

Cette espèce est absente du Québec.

État de la situation

Le fulgore tacheté n’est pas présent au Québec. La limite nordique de son aire de répartition en Amérique du Nord reste à définir. Depuis son introduction aux États-Unis, il progresse vers le nord. L’adaptation de cet insecte aux hivers québécois est peu documentée, mais on suppose que ses œufs pourraient survivre, surtout dans le sud de la province.

Signalement

La présence du fulgore tacheté doit être signalée au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) ou à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). Si vous pensez avoir vu le fulgore tacheté :

  1. Prenez des photos de l’insecte ou des œufs. Si possible, capturez l’insecte et conservez-le dans un contenant rigide au congélateur.
  2. Notez l’emplacement exact de l’observation (adresse, points de repère ou coordonnées GPS).
  3. Signalez-le au MAPAQ par courriel ou à l’ACIA.

Habitat

Le fulgore tacheté s'adapte bien à différents types d'habitats. Aux États-Unis, il vit dans les milieux agricoles, forestiers et urbains.

Alimentation

Le fulgore tacheté se développe de préférence sur l'ailante glanduleux, un arbre exotique et envahissant, aussi appelé « faux vernis du Japon », « vernis de Chine » et « frêne puant », dont il consomme la sève. Au Canada, cet arbre est surtout présent en Colombie-Britannique et en Ontario, mais il est très peu présent au Québec. Il est considéré comme une espèce envahissante en milieu urbain et il pousse dans divers habitats comme les bordures des routes, les berges, les champs agricoles et les forêts.

Le fulgore tacheté peut également attaquer plusieurs plantes, dont la vigne, le houblon, le pommier, le cerisier, le pêcher, l'érable, le peuplier, le noyer et le saule.

La larve et l’adulte s’alimentent en suçant la sève des plantes. Il s’attaque aux tiges, au feuillage, et surtout aux pétioles. Des rassemblements de plusieurs centaines d'insectes, appelés « essaims », peuvent se former sur un même hôte. Cela nuit à la photosynthèse, ralentit la croissance de la plante et peut même entraîner sa mort.

La sécrétion de miellat, un liquide épais et visqueux sécrété par ces insectes, peut favoriser la croissance de champignons et de moisissures, empêchant la croissance des plantes et causant leur mort.

Reproduction

Le fulgore tacheté produit une seule génération par an. Les œufs sont pondus entre septembre et novembre sur les troncs et les branches, puis ils hibernent. Ils peuvent aussi être pondus sur d’autres surfaces comme des voitures, des tracteurs, des meubles de jardin et du matériel agricole.

Les œufs éclosent entre avril et juin. Les jeunes larves montent dans l’arbre pour se nourrir de la sève des pétioles et des jeunes tiges, puis elles tombent au sol. Elles recommencent ce cycle jusqu’à devenir adulte. Ce cycle se prolonge à mesure que les larves se développent, indiquant que les larves matures sont plus aptes à résister aux vents et à s’accrocher à l’arbre.

Une fois matures, les larves se transforment en adultes après une dernière mue. Les adultes apparaissent à la fin juillet, s’accouplent, et les femelles pondent plusieurs masses d’œufs durant l’automne. Ils meurent en novembre, après un ou deux épisodes de gel.

Comportement

Le fulgore tacheté peut se déplacer rapidement sur de courtes distances en marchant, sautant ou volant. Cependant, c’est l’activité humaine qui lui permet de se propager sur de longues distances. L’insecte (principalement les masses d’œufs) peut être déplacé par les véhicules récréatifs ainsi que par le transport de marchandises, de conteneurs et de matériel végétal.

Conséquences, prévention et contrôle

L’établissement et l’augmentation des populations de fulgores tachetés au Québec seraient une menace pour l’agriculture (vignes, arbres fruitiers, cultures ornementales et acériculture) et la foresterie.

Aux États-Unis, contrôler cet insecte est difficile, car il peut infester plusieurs types de plantes dans divers environnements (agricoles, urbains, forestiers). Parmi les méthodes utilisées, citons les insecticides, les pièges collants sur les troncs et le contrôle physique des masses d’œufs, des larves et des adultes. L’éradication de son hôte préféré, l’ailante glanduleux, est aussi recommandée.

Quelques insecticides sont homologués au Canada pour lutter contre cet insecte dans certaines cultures. Il n’existe actuellement aucun piège efficace pour mettre sur pied un réseau de dépistage permettant de détecter rapidement son introduction.

Méthodes de prévention

La sensibilisation de la population est actuellement le meilleur moyen pour prévenir l’établissement du fulgore tacheté au Québec. Les citoyens et les personnes qui travaillent dans les domaines de l’agriculture, de la foresterie, du transport doivent rester vigilants.

Tout voyageur ou travailleur en provenance des États-Unis devrait inspecter son véhicule (voiture, roulotte, camion, etc.) et ses marchandises pour repérer la présence du fulgore tacheté, en particulier les masses d’œufs, afin d’éviter son introduction au Québec.

À consulter aussi

Dernière mise à jour : 19 mars 2026

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