Le cabomba de Caroline est considéré comme une espèce exotique envahissante floristique qui présente un
risque modéré
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pour la biodiversité et l’environnement du Québec. De plus, il est visé par le Règlement sur les espèces floristiques exotiques envahissantes. Il est donc interdit d’en faire la culture (multiplication, production) au Québec à compter du 4 juin 2026. La vente de cette espèce fait l’objet d’un délai d’application. Il sera interdit d’en faire la vente au Québec à compter du 4 juin 2027.
Les conséquences de la présence du cabomba de Caroline sur l’environnement et la société sont surtout documentées en Australie et en Chine. Toutefois, on s’attend à des conséquences similaires en Amérique du Nord. L’espèce forme des herbiers denses qui interceptent presque toute la lumière, ce qui nuit aux plantes aquatiques indigènes. Les herbiers peuvent aussi obstruer les canaux, les fossés, les marais et les étangs. On présume que l’arrivée du cabomba de Caroline dans la région des Grands Lacs et du Saint-Laurent entrainerait des conséquences importantes telles que les suivantes :
- Réduction de la diversité végétale en raison de l’envahissement de milieux naturels;
- Dégradation de l’habitat de la faune aquatique causée par une diminution de l’oxygène dans l’eau;
- Réduction de la disponibilité en eau attribuable à l’obstruction de prises d’eau;
- Nuisance à la baignade, à la pêche et à la navigation de plaisance.
Il est donc important de faire ce qui suit :
- Surveiller attentivement son introduction dans les milieux naturels;
- Signaler sa présence pour permettre de suivre sa répartition et son évolution;
- Évaluer les risques et les impacts de sa présence.
Méthode de prévention
Des gestes simples et efficaces peuvent être posés afin de prévenir l’introduction et la propagation du cabomba de Caroline :
- Apprendre à le reconnaitre;
- Éviter de naviguer dans les herbiers;
- Nettoyer, vider et sécher toute embarcation ou tout équipement ayant été en contact avec l’eau lors de déplacements entre différents plans d’eau. Consulter les étapes à suivre.
- Surveiller les plans d’eau afin de détecter rapidement son introduction;
- Ne jamais rejeter dans la nature les restes de plantes, l’eau, les poissons et les invertébrés de votre jardin d’eau ou de votre aquarium.
Méthodes de contrôle
En Amérique du Nord, les exemples de lutte contre le cabomba de Caroline sont rares. L’arrachage manuel est efficace, même si son abondance rend la tâche difficile. Comme pour le myriophylle à épis, le
bâchage
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donne de bons résultats, notamment selon l’expérience au lac Kasshabog en Ontario. Lorsque les conditions le permettent, le dragage, le remplissage ou l’assèchement de petits plans d’eau envahis peuvent aussi être envisagés.
Pour toute intervention dans les milieux humides, ainsi que sur les rives ou le littoral des lacs et des cours d’eau, il peut être nécessaire d’obtenir des autorisations. Consultez votre municipalité et les bureaux de la Direction régionale du Ministère ou encore de la Direction de la gestion de la faune du Ministère de votre région avant d’intervenir dans ces milieux.