Les cultures de couverture ont la cote ces dernières années. Qu’elles soient implantées en intercalaire dans le maïs-grain et les céréales ou à la dérobée dans les céréales et le soya, elles occupent de plus en plus d’espace dans nos champs. Elles servent principalement à :
- couvrir le sol entre les rangs ou entre les périodes de croissance des cultures commerciales;
- nourrir les microorganismes du sol qui sont essentiels au maintien et à la formation de la matière organique;
- recycler les éléments fertilisants qui pourraient autrement se perdre dans l’environnement.
Le choix des espèces utilisées comme culture de couverture dépend de l’objectif de l’entreprise : apporter davantage d’azote, combiner un sous-solage avec des racines profondes, intégrer des céréales d’automne dans la rotation, lutter contre les mauvaises herbes résistantes, etc.
Dans les dernières années, le raygrass, le pois fourrager, l’avoine, le blé, le radis et la moutarde constituent les espèces les plus ensemencées dans les champs. La gestion de ces cultures est de plus en plus maîtrisée par les entreprises agricoles.
Des espèces à découvrir
Certains producteurs novateurs ont tenté de cultiver de nouvelles espèces de cultures de couvertures. Ils veulent ainsi diversifier les familles de plantes, essayer d’autres types d’architecture ou mieux gérer la reprise au printemps.
Deux nouvelles cultures de couverture gagnent en popularité, et voici pourquoi.
Féverole
Cette légumineuse annuelle croît rapidement, au même titre que le pois fourrager. Elle capte de l’azote à l’aide des nodules sur ses racines, ce qui peut réduire les besoins en fertilisants azotés l’année suivante. Elle doit idéalement être semée en août pour assurer une croissance adéquate, quoiqu’elle tolère des températures basses allant jusqu’à -5 ° C. Son architecture assez droite lui permet de rester debout durant l’hiver et de réchauffer le sol plus rapidement que le pois fourrager. Son système racinaire est très structurant à la surface. Ses grosses racines se déploient autant à la surface qu’en profondeur lorsque la santé du sol est bonne. Son défaut? La semence doit être enfouie dans le sol en raison de sa grosseur. De plus, le prix d’ensemencement est élevé si la féverole est semée seule. Il est donc plus intéressant de la mélanger avec d’autres légumineuses.