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Article Quatre bonnes raisons de planifier nos cultures de couverture au moins douze mois à l’avance


Les dernières voitures de grains sortent à peine des champs, et déjà nous commandons les semences de nos cultures commerciales pour le printemps prochain. Mais qu’en est-il des cultures de couverture?

Il est important de bien comprendre les principes derrière ces cultures pour s’assurer d’en tirer le meilleur profit.  

Voici quatre bonnes raisons de planifier les cultures de couverture au moins douze mois à l’avance. 

Apprendre tout ce que l’on peut sur les cultures de couverture

Il faut embrasser le concept de cultures de couverture. Faire des cultures de couverture, c’est beaucoup plus qu’acheter des semences, souvent à quelques jours du semis! Comme pour nos cultures commerciales, il faut se donner des stratégies gagnantes d’implantation et des moments d’observation. Prenons le temps d’aller observer leur développement, leur germination, leur croissance, leur architecture, jusqu’aux résidus au printemps suivant.  

Établir un plan B

Si la température joue les trouble-fêtes et retarde les semis, si la gestion des mauvaises herbes est difficile, si l’épandage de lisier est retardé, si les semences désirées ne sont plus disponibles, si… Il est important d’être prêt à saisir des occasions inattendues : une céréale d’automne qui subit les tourments de l’hiver, un été qui s’étire ou un automne favorable sans gel hâtif, par exemple. 

Être ouvert aux différentes stratégies

Les cultures intercalaires, les cultures à la dérobée, les cultures à relais, même le drone peut devenir un allié en faisant attention de maintenir des conditions optimales pour la germination. La germination, trop souvent négligée, est pourtant au cœur du succès des cultures de couverture. En semant à la volée avec un drone, on gagne en rapidité, mais on sacrifie le contact entre la semence et le sol, ce qui nuit à la germination. Pour minimiser les conséquences, il est suggéré d’augmenter le taux de semis. Ce faisant, les coûts augmenteront aussi.

S’offrir de meilleures fenêtres d’intervention au cœur des cultures commerciales

Avant une culture de soya, pourquoi ne pas choisir des hybrides de maïs-grain avec des unités thermiques, mais un peu plus courtes, afin d’avoir davantage de temps pour l’implantation de seigle d’hiver, par exemple? Il est également possible d’ajuster les mélanges pour assurer une meilleure survie des cultures intercalaires après la récolte dans le maïs ensilage. Voilà une autre préoccupation à prendre en compte dans le choix des hybrides de maïs. 

Ajuster les herbicides

Attention aux effets résiduels! Ils pourraient être plus importants dans le cas d’une monoculture. Les mélanges de cultures de couverture contenant différentes familles de plantes offriraient une meilleure résistance. 

Comprendre les conséquences sur la fertilité et la fertilisation

Le choix des cultures de couverture, particulièrement dans le temps, aura une incidence très positive sur les besoins en fertilisation de nos cultures commerciales. Les résidus des cultures issus des mélanges avec beaucoup de graminées bien développées exigeront plus d’azote pour amorcer leur décomposition au printemps, ce qui n’est peut-être pas un bon choix avec du maïs-grain. Cependant, dans le cas du soya, ce sera beaucoup moins problématique. D’un autre côté, les crucifères, particulièrement les radis, recyclent l’azote et le relâchent rapidement au printemps. Ainsi, il sera possible de diminuer les doses d’azote dans l’avenir.

Finalement, nous ne manquons pas de bonnes raisons de planifier les cultures de couverture plusieurs mois à l’avance. Il est donc grand temps d’y penser, et ce, au même moment que nous planifions l’achat des semences des grandes cultures.