L'activité physique est une forme d'activité qui met le corps en mouvement et qui entraîne une dépense énergétique : activités récréatives, sportives, utilitaires ou de déplacements. De façon plus globale, un mode de vie physiquement actif est une manière d'être. Il s'agit d'une façon de vivre où le fait de bouger, sous ses diverses formes, se concrétise au quotidien.

En contexte scolaire, les actions à privilégier devraient :

  • soutenir les jeunes dans l'adoption d'un mode de vie physiquement actif en leur offrant des occasions adaptées de pratique d'activités physiques de type, de fréquence, de durée et d'intensité variables;
  • faire en sorte que les différentes façons d'être actif physiquement soient valorisées et intégrées au quotidien;
  • mettre en place des environnements favorables qui stimulent le goût et le plaisir de bouger et qui font en sorte qu'être actif soit le choix le plus facile à faire pour les jeunes.

Mots-clés

  • Développement moteur
  • Éducation physique
  • Esprit sportif
  • Jeu actif
  • Loisirs
  • Mode de vie physiquement actif
  • Plein air
  • Sécurité
  • Sports
  • Transport actif

Note : La pratique d'activités physiques peut être un substitut à la consommation d'alcool, de drogues ou de tabac.

Moments-clés pour la réalisation d'interventions éducatives structurées

  • Préscolaire
  • 2e année du primaire
  • 5e année du primaire
  • 2e année du secondaire

Conseils spécifiques

  • Maximiser le temps physiquement actif des élèves.
    • Augmenter le temps alloué aux récréations à l’extérieur et aux cours d’éducation physique et à la santé;
    • Intégrer des pauses activités à divers moments de la journée;
    • Favoriser les apprentissages par l’action motrice;
    • Prévoir un ou plusieurs moments dans la journée, où tous les élèves seront actifs en même temps;
    • Offrir des activités physiques variées lors des périodes du service de garde et des activités parascolaires (sportives et de plein air), pour tous les âges et répondant aux intérêts des filles et des garçons;
  • Favoriser les déplacements actifs et sécuritaires vers l’école.
  • Éviter l’utilisation des écrans (télévision, ordinateur, équipement audiovisuel) autrement qu’à des fins pédagogiques.
  • S'assurer que les activités sont adaptées au développement des jeunes pour prévenir les blessures à court ou à moyen terme. Par exemple, l'entraînement musculaire devrait débuter au secondaire et l'accent devrait être mis sur la maîtrise du mouvement plutôt que sur les charges.
  • Offrir aux jeunes des activités physiques adaptées à leurs capacités, mais qui présentent un défi ou une difficulté surmontable.
  • Être sensible au fait qu'à partir du 3e cycle du primaire ainsi qu'au secondaire, les filles peuvent préférer des activités physiques totalement différentes de celles des garçons.
  • Ne pas utiliser le retrait ou l'ajout d'une activité physique comme moyen de punition.
  • Ne pas peser les élèves ni calculer leur indice de masse corporelle (IMC) ou prendre des mesures anthropométriques (plis cutanés, tour de taille, etc.)
  • Prêter des vêtements d'éducation physique aux élèves qui les ont oubliés.
  • Éviter d'utiliser des activités d'évaluation de la condition physique comme moyen d'évaluation pour le cours d'éducation physique et à la santé. Le cas échéant, privilégier une comparaison et un cheminement personnel plutôt que de situer l'élève par rapport à des normes nationales.
  • Trouver des activités adaptées pour les élèves ayant une blessure plutôt que d'annuler leur participation au cours.
  • Éviter de parler de la prévention de l'obésité comme un objectif du cours. Une telle approche peut stigmatiser les jeunes présentant un surplus de poids et encourager l’adoption de comportements à risque pour la santé comme les (diètes amaigrissantes, la pratique d’activité physique excessive, etc.
    • S’assurer que les jeunes se fixent des objectifs liés à des éléments sur lesquels ils ont le pouvoir d’agir, c’est-à-dire en lien avec les habitudes de vie et non le poids.
    • Amener les jeunes à comprendre que leur poids ou leur composition corporelle n’est pas nécessairement le reflet de leur niveau de pratique d’activité physique, de leurs habitudes de vie ou de leur condition physique.