Pour mieux lutter contre le racisme, le gouvernement du Québec a pris l’engagement de donner suite à l’ensemble des recommandations formulées dans le rapport du Groupe d’action contre le racisme Le racisme au Québec : tolérance zéro, rendu public le 14 décembre 2020. Ce groupe était composé de sept personnes élues dont le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, la ministre des Relations internationales et de la Francophonie alors également ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration ainsi que le ministre responsable des Affaires autochtones. Il a été mis en place le 15 juin 2020 et avait pour mandat d’établir une série d’actions efficaces afin de lutter contre le racisme, notamment en déterminant les secteurs nécessitant des mesures prioritaires.

Dépôt du Bilan final

En février 2026, le ministre responsable de la Lutte contre le racisme, Christopher Skeete, a déposé le Bilan final des avancées et des réalisations du Groupe d’action contre le racisme (PDF 7,16 Mo), confirmant que les 25 actions recommandées dans Le racisme : tolérance zéro sont réalisées ou en voie de l’être. Au total, 11 ministères ont été porteurs d’actions.

La mise en œuvre des actions a notamment permis :

  • La nomination d’un ministre responsable de la Lutte contre le racisme;
  • Des campagnes nationales pour sensibiliser la population québécoise à la lutte contre le racisme et aux réalités des Premières Nations et Inuit;
  • Une croissance des minorités visibles dans la fonction publique et sur les CA des sociétés d’État;
  • Des mesures structurantes en matière policière, dont la production de formations destinées aux policiers, le financement de projets de patrouilles mixtes et l’adoption d’une Ligne directrice sur les interpellations policières;
  • La création d’hébergements pour étudiants autochtones avec milieu de vie culturellement adapté à Trois-Rivières, Sept-Îles et Québec;
  • Des sommes importantes consacrées à améliorer l’accès à la justice pour les Premières Nations et les Inuit.

Une campagne d’information et de sensibilisation

L’information et la sensibilisation sont des leviers importants pour déconstruire des préjugés.

Ainsi, une campagne nationale de sensibilisation au problème du racisme a été entreprise en novembre 2021. La première phase de cette campagne, diffusée jusqu’à la fin du mois de janvier 2022, visait à sensibiliser l’ensemble de la population du Québec à l’existence de certains préjugés envers les personnes issues des communautés ethnoculturelles. Cette campagne publicitaire poursuivait trois principaux objectifs :

  • Provoquer une prise de conscience sur le caractère inacceptable des discriminations fondées sur des préjugés raciaux;
  • Susciter un abandon des pensées fondées sur certains préjugés;
  • Favoriser une dynamique inclusive qui reconnaît l’appartenance à la société québécoise des personnes de toutes origines.

    En 2024, la campagne a traité d’un autre aspect important : les réalités et les conséquences du racisme dans le sport étudiant.

  • Développée en partenariat avec le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), cette initiative a permis de rejoindre un vaste public, en encourageant les acteurs du milieu sportif étudiant et professionnel, dont les athlètes, les entraîneurs, les partisans et les parents, à collaborer activement au mouvement initié par la campagne Mettons le racisme hors jeu. De l’affichage dans les centres sportifs a également eu lieu.
  • Lancée en 2024-2025, elle s’est poursuivie en 2025-2026. La campagne a couvert 22 événements sportifs, permettant de rejoindre 551 équipes sportives.

Le racisme et ses conséquences

Le racisme se nourrit de préjugés et, surtout, d’ignorance. Il a des conséquences concrètes dans la vie quotidienne des personnes. Il se manifeste de plusieurs façons, par exemple :

  • Refuser d’embaucher une personne issue des minorités visibles de façon injustifiée;
  • Douter des capacités professionnelles des personnes issues des minorités visibles;
  • Refuser de louer un appartement à une personne noire ou arabe;
  • Présumer, sans raison, de l’appartenance de jeunes gens noirs à des gangs.

Le racisme peut être comparé à l’apparition d’un mur, parfois invisible, qui rend difficile l’intégration des personnes qui subissent ces comportements discriminatoires. Cette expérience peut entraîner des effets négatifs sur leur santé, leur niveau de vie et leur bien-être.

Toute manifestation de racisme est un coup porté au principe d’égalité entre toutes les personnes, cher à la société québécoise.

Quelques ressources d’aide

La Charte québécoise des droits et libertés de la personne protège le droit à la dignité et à l’égalité de tout être humain.  Elle interdit toute discrimination mettant en cause, notamment, l’origine ethnique ou nationale et la couleur de la peau.

Diverses ressources sont disponibles pour les personnes qui estiment leurs droits lésés, par exemple, en matière d’emploi, de logement ou de contrat. En voici quelques-unes :