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Prix Solange-Chalvin

Édition 2026

Le prix Solange-Chalvin souligne la contribution du personnel enseignant, les efforts des adultes qui ont appris ou apprennent le français au Québec et l’apport des bénévoles et des partenaires qui les accompagnent ou les ont accompagnés tout au long de leur apprentissage de notre langue commune.

Le prix comprend quatre catégories pour lesquelles cinq récompenses seront remises :

  • Adulte ayant suivi ou suivant un parcours d’apprentissage du français au Québec;
  • Personnel enseignant du MII;
  • Partenaires du MII en apprentissage du français :
    • Organisme à but non lucratif,
    • Établissement d’enseignement.
  • Bénévole qui accompagne des personnes en apprentissage du français au sein d’un organisme partenaire en francisation.

Les prix seront remis lors d’un événement à Montréal pendant la Semaine québécoise des rencontres interculturelles 2026 qui aura lieu du 2 au 8 novembre.

Découvrez les finalistes de l’édition 2026!

Adulte ayant suivi ou suivant un parcours d’apprentissage du français au Québec

Fangfang Chen - Montérégie

Originaire de Chine, Fangfang commence son apprentissage du français dès son arrivée au Québec, en 2023.

À l’automne 2025, quelques semaines après la naissance de son fils, elle entreprend un certificat en français en communication professionnelle à l’Université McGill.

Apprendre une nouvelle langue, tout en travaillant et en s’occupant d’un nouveau-né, est un défi de taille. Entre les déplacements de Brossard, où elle habite, à Montréal, où elle étudie, les nuits écourtées et les responsabilités familiales, chaque heure consacrée à ses études, demande de la discipline et de la détermination. Toutefois, Fangfang ne rate jamais un cours, ce qui lui permet d’améliorer rapidement son français.

Aujourd’hui, elle peut effectuer ses démarches administratives, communiquer avec les professionnels de la santé, faire ses courses ou simplement échanger avec ses voisins en français.

De plus, à l’aide de ses compétences de développeuse Web, elle a créé un site gratuit destiné aux nouveaux arrivants, pour les aider à comprendre les démarches administratives, la culture québécoise et les ressources disponibles pour apprendre le français.

Son expression préférée résume bien son parcours : « Petit à petit, l’oiseau fait son nid. »

Victor Ramon Fupuy Chiong - Montréal

Il y a une dizaine d’années, Victor, qui est originaire du Pérou et issu d’une famille d’origine chinoise, commence son parcours d’apprentissage du français. À l’époque, il souhaite vivre une expérience internationale et la connaissance du français devient une condition à remplir pour réaliser son projet d’immigration au Québec.

Il s’investit alors dans l’étude de la langue française pour passer son examen d’entrée au pays. Dès son arrivée à Montréal, il poursuit son apprentissage au sein de l’organisme INICI.

Rapidement, il comprend qu’apprendre le français ne signifie pas seulement apprendre une langue, mais aussi une culture. Il décide donc de poursuivre son apprentissage en intégrant une troupe de théâtre, québécoise, au sein de laquelle il joue en français.

Parallèlement, il obtient une maîtrise en génie industriel, intègre le marché du travail et devient membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec. Mais Victor ne s’arrête pas là. Il s’implique auprès de Francogénie, une association québécoise qui regroupe ingénieurs et scientifiques formés à l’étranger, et facilite leur intégration professionnelle au Québec. Il y anime des activités, coordonne du mentorat et siège même au conseil d’administration.

Son mot français préféré est : « contribution », car, pour Victor, le français est devenu bien plus qu’une compétence professionnelle : c’est une façon de contribuer à la société québécoise, avec son expertise et son expérience de vie.

Maria del Pilar Pérez Estrada – Montérégie

Originaire de Colombie, Maria commence son parcours en français en 2016, chez elle, alors qu’elle prépare son projet d’immigration au Québec.

Elle intensifie ensuite son apprentissage du français dès son arrivée au pays, en décembre 2023.

Mais pour Maria, apprendre une nouvelle langue représente un défi hors du commun. En effet, à la suite d’une surdité bilatérale profonde diagnostiquée durant son enfance, lire sur les lèvres constitue son principal moyen de communication. Chaque nouveau son du français doit donc être observé, puis mémorisé, avant d’être reproduit.

Elle apprend à reconnaître les sons grâce aux mouvements des lèvres, aux explications de ses enseignantes et à une pratique constante.

À l’organisme la Clé des mots, à Saint-Constant, puis au Centre de services scolaires des Grandes-Seigneuries, un partenaire de Francisation Québec, elle réussit cinq niveaux de francisation, puis une formation en insertion socioprofessionnelle. Ses efforts portent ses fruits.

Aujourd’hui, Maria est conseillère en environnement et développement des affaires chez Environnement Faucon qui œuvre dans le contrôle écologique de la faune dans les aéroports et les sites d’enfouissement.

Lorsqu’on lui demande comment elle va, sa réponse est souvent la même, toujours accompagnée d’un sourire, car son expression préférée est : « Ça va super! »

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Personnel enseignant du MII

Patrick Beaulieu - Montréal

Après 22 ans consacrés à l’enseignement de l’univers social au secondaire, Patrick a choisi, il y a cinq ans, de réorienter sa carrière vers l’enseignement du français aux adultes. Présentement, il enseigne au Centre social d’aide aux immigrants (CSAI), où il s’est imposé comme un professeur rassembleur, communicatif et profondément engagé auprès de ses élèves et de son milieu.

Il a créé Le Français à pied, une initiative qui réunit, chaque session, une vingtaine d’élèves en francisation de différents groupes du CSAI autour d’une activité toute simple : marcher ou courir ensemble en parlant français. Pendant une trentaine de minutes, chaque semaine, la langue devient un outil de rencontre, de mouvement et de découverte du quartier.

Les élèves participent eux-mêmes à la conception du projet : ils choisissent l’itinéraire, déterminent l’horaire et présentent leur projet à leurs collègues et membres du personnel du centre.

Des liens se créent, participantes et participants s’entraident et découvrent que le français va occuper une place importante dans toutes les sphères de leur vie.

L’initiative permet également d’aborder différents sujets, tels que la mobilité durable, la diversité culturelle, les saines habitudes de vie et les différentes dimensions d’une intégration réussie.

Patrick aime rappeler son expression préférée : « Un esprit sain dans un corps sain. » D’ailleurs, ses déplacements pour se rendre au CSAI enseigner se font... à la course!

Une philosophie qu’il met en pratique avec ses groupes, été comme hiver.

Chanelle Tremblay – Capitale-Nationale

Formée en enseignement du français et en création littéraire, Chanelle poursuit aujourd’hui une maîtrise consacrée à l’enseignement du français aux adultes.

Au ministère de l’Immigration et de l’Intégration, elle a développé une expertise particulière auprès des personnes ayant des besoins importants en apprentissage du français, notamment dans le parcours FIPA. Celui-ci est un programme d'apprentissage du français destiné aux personnes immigrantes peu alphabétisées ou peu scolarisées, pour lequel elle a participé à la création et à la diffusion du matériel pédagogique.

Elle s’est aussi investie dans un autre projet : faire vivre le français en dehors de la classe. C’est ainsi qu’est née l’initiative 24 h en français. Pendant une journée entière, ses élèves sont invités à intégrer le français à leur quotidien : écouter de la musique, écrire des messages, modifier la langue de leurs appareils ou simplement multiplier les occasions de communiquer. Aujourd’hui, l’initiative concerne tous les groupes de francisation au Cégep de Sainte-Foy de Québec.

Chanelle prépare les élèves à relever ce défi, recueille leurs témoignages après l’activité et souligne leur engagement par une remise de certificats.

Avec son écoute, sa patience et son humour, Chanelle Tremblay aide ses élèves à franchir une étape déterminante pour leur épanouissement, en français, au Québec.

Son mot français préféré est : « Timonier », simplement parce qu’il la fait rire.

Rachel Sauvé - Montréal

Depuis 26 ans, dont 24 ans au ministère de l'Immigration et de l'Intégration, Rachel enseigne le français aux adultes.

Linguiste de formation, spécialisée en phonétique et en prononciation, elle a notamment enseigné au Cégep de Saint-Laurent. Rachel a toujours cherché à faire évoluer sa pratique, notamment en intégrant les nouvelles technologies à son enseignement.

Ainsi, en 2012, elle a participé, avec certains de ses collègues, à l’élaboration de la méthode Par ICI, une approche pédagogique pour apprendre le français, axée sur la réalité québécoise.

Aujourd’hui utilisée par plusieurs enseignantes et enseignants, la méthode intègre le français québécois, la culture ainsi que des réalités de Montréal et des régions. Rachel forme également des stagiaires et accompagne ses collègues.

En plus de faire bénéficier ses élèves de son expérience, elle partage son matériel avec ses collègues.

Son mot préféré est : « Vagabonder », un mot qui évoque pour elle le plaisir de marcher et de découvrir de nouveaux endroits.

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Partenaires du MII en apprentissage du français : Organisme sans but lucratif

Centre d’accueil et de référence pour immigrants (CARI) St-Laurent

Au CARI St-Laurent, la francisation a notamment pour objectif de soutenir les personnes immigrantes qui rencontrent des difficultés.

En 2025, l’organisme a ainsi multiplié les initiatives pour accompagner, entre autres, les personnes sous-scolarisées ou analphabètes.

Aussi, plusieurs services offerts par l’organisme contribuent concrètement à la persévérance et à la réussite des élèves en francisation. Parmi ceux-ci figurent, notamment, Espace familles, Femmes du monde et Espace hommes.

Parmi les initiatives mises en place, notons des ateliers de lecture et d’écriture, offerts après les cours. Aussi, un service de halte-garderie sur place permet aux élèves en francisation d’alléger leurs responsabilités familiales et de poursuivre ainsi leur parcours d’apprentissage du français.

L’équipe du CARI St-Laurent a également offert plusieurs activités pédagogiques hors classe, permettant aux élèves de parler français dans des situations du quotidien et de découvrir leur milieu de vie.

Aussi, lors des cérémonies de remises des diplômes, les élèves en francisation reçoivent leur diplôme devant leurs collègues et leurs enseignants et des capsules vidéo racontent leur parcours et mettent en lumière leur réussite.

Pour certains, ce moment représente bien plus qu’un diplôme. Il marque la reconnaissance du chemin parcouru dans l’apprentissage de notre langue commune, ce qui leur procure une grande fierté.

Centre d'appui aux communautés immigrantes (CACI)

Au Centre d’appui aux communautés immigrantes (CACI), apprendre le français signifie aussi pouvoir prendre pleinement sa place au Québec.

En collaboration avec Francisation Québec, le CACI a mis en place un projet pilote de francisation à temps complet à son point de service de Salaberry. Son objectif : offrir aux personnes immigrantes qui le souhaitent une formule intensive, tout en les accompagnant au-delà de la salle de classe.

Apprendre le français à temps complet peut être difficile lorsqu’il faut aussi, par exemple, s’occuper de ses enfants. C’est pourquoi le CACI a mis en place un service de halte-garderie. De plus, un minibus de 14 places permet aux groupes de participer à des activités pédagogiques hors classe et de s’exercer en français dans des activités du quotidien.

Sorties culturelles, cafés-rencontres, activités de réseautage deviennent ainsi autant d’occasions de parler français, de mieux comprendre son milieu de vie et de créer des liens. Une mobilisation qui témoigne d’un engagement durable.

Au CACI, l’apprentissage du français devient ainsi une porte d’entrée vers l’autonomie, l’intégration et une participation active à la société québécoise.

INICI (immigrer, intégrer et innover)

À INICI, on a voulu changer le regard que certains élèves en francisation portent sur leur propre capacité à apprendre le français.

En 2026, l’organisme a ainsi lancé un concours de lecture en collaboration avec Francisation Québec, la Bibliothèque Maisonneuve et Liseur public[OC5.1], un projet de lectures ambulantes visant à redonner le goût de lire aux jeunes adultes.

Au départ, le défi semblait simple : lire un livre en français, mais, pour certains, il était également proposé de présenter ce livre en prenant la parole devant les autres élèves. Cela représentait un véritable défi. Quelque 62 participants ont pris part au concours et lu leur premier livre en français. Certains ont même franchi les portes d’une bibliothèque pour la première fois, alors que d’autres, qui n’osaient pas prendre la parole en classe, se sont mis à recommander des livres à leurs collègues.

Ainsi, la lecture est devenue un moyen d’apprendre le français, mais aussi de rencontrer l’autre et de trouver sa place.

Pour le personnel enseignant, ce projet a représenté une source de grande fierté. Parce qu’au fond, le plus beau résultat de ce défi n’est pas le nombre de pages lues.

C’est d’avoir donné à des apprenants l’envie de lire en français et de croire en leurs capacités

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Partenaires du MII en apprentissage du français : Établissement d’enseignement

Collège de Bois-de-Boulogne

Au Collège de Bois-de-Boulogne, la poésie est devenue une façon de prendre la parole en français.

Lors d’une Journée de la poésie, deux groupes de francisation, soit 31 élèves, ont été invités à monter sur scène pour présenter leurs propres textes.

Pendant plusieurs semaines, participantes et participants ont donc exploré la poésie québécoise, découvert le slam et participé à des ateliers d’écriture et de préparation à la prise de parole en public.

Le projet a aussi amené les élèves à raconter leur histoire, parfois à revisiter leur parcours migratoire et les expériences qui les ont conduits au Québec.

Puis, est venu le grand moment. Une salle comble, une scène et des élèves qui prennent la parole en français. Au-delà de la performance, cette expérience a renforcé leur aisance à l’oral, leur confiance et leur sentiment d’appartenance. Elle leur a aussi permis de montrer à toute une communauté les progrès accomplis grâce à la francisation.

Parce qu’apprendre une langue, c’est aussi trouver les mots pour raconter qui l’on est.

Cégep de Rosemont

Au Cégep de Rosemont, le français s’apprend en classe et aussi grâce au programme Exploractions, qui, depuis 2025, invite les élèves en francisation à mettre à profit leur apprentissage dans des milieux bien réels.

Bénévolat, activités culturelles et projets communautaires : chaque activité est choisie avec soin pour permettre aux élèves d’apprendre le français tout en créant des liens avec leur communauté.

Au Café étudiant, dans un restaurant communautaire, à la friperie du cégep ou encore lors d’activités culturelles, les élèves prennent progressivement de l’assurance en s’exprimant en français sans gêne.

Ils accueillent la clientèle, travaillent avec des bénévoles, participent à des événements et découvrent différents milieux de vie québécois.

Le programme repose sur une étroite collaboration entre les équipes de francisation, les enseignants et les organismes partenaires, afin que chaque expérience soit porteuse que ce soit sur le plan linguistique ou socioculturel.

À l’hiver 2026, une trentaine d’élèves ont participé à ces activités. Certains sont même devenus des mentors auprès de leurs pairs.

Exploractions leur permet ainsi de gagner en confiance, d’enrichir leur curriculum vitae et surtout de découvrir qu’ils peuvent contribuer, eux aussi, à leur nouvelle communauté.

Au Cégep de Rosemont, apprendre le français, c’est participer pleinement à la société québécoise grâce à des activités concrètes et stimulantes.

Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu

Au Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu, apprendre le français, c’est aussi apprendre à intégrer le milieu du travail québécois.

À l’hiver 2026, 300 élèves de Francisation Québec ont relevé un défi peu commun : organiser, pendant onze semaines, leur propre salon de l’emploi et travailler ensemble comme une véritable équipe en gestion d’événement.

Logistique, communication, marketing, chacun a pris part à l’organisation et découvert les exigences d’un milieu professionnel. Ils ont appris à utiliser des outils numériques, à communiquer avec des partenaires et à travailler en équipe, le tout en français.

Huit entreprises de secteurs variés ont répondu à l’invitation, près de 400 personnes ont participé au salon et trois d’entre elles ont trouvé un emploi.

Les élèves organisateurs ont accueilli les employeurs, participé à de courtes entrevues et amorcé de véritables démarches professionnelles.

Pour les élèves en francisation de stade débutant, l’événement était aussi l’occasion de mettre à profit leurs connaissances en français, de découvrir le marché du travail québécois et de commencer à bâtir leur réseau.

En complétant l’apprentissage en classe par une expérience concrète, le Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu fait du français un outil pour passer à l’action.

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Bénévole qui accompagne des personnes en apprentissage du français au sein d’un organisme partenaire en francisation

Santiago Ademir Salhuana Alarcon - Centre d’éducation pour adultes Outremont Montréal

Originaire du Pérou, Santiago est arrivé à Montréal avec le désir de bâtir une nouvelle vie. Dès lors, pour lui, apprendre le français fut l’une des premières étapes pour trouver sa place au Québec. Il a d’ailleurs eu un parcours de francisation remarquable, progressant du niveau 1 au niveau 6 en seulement une année.

Depuis plus d’un an, il fait du bénévolat auprès d’adultes en apprentissage du français au Centre d’éducation des adultes à Outremont, un partenaire en francisation du MII. Nouvel arrivant lui-même, Santiago connaît les défis liés à l’apprentissage d’une nouvelle langue. Par son énergie, sa bienveillance et son sens du leadership, il crée un véritable espace d’entraide et, avec lui, les élèves gagnent en assurance, participent davantage en classe et développent un plus grand sentiment d’appartenance.

Pour Santiago, le français n’est pas seulement une langue à apprendre. C’est aussi une façon de créer des liens et de s’entraider.

Son expression préférée est : « Ça n’est pas coulé dans le béton. », car elle rappelle qu’il est toujours possible de changer les choses.

Anne-Marie Begué-Simon - Bibliothèque municipale de Sainte-Julie - Montérégie

Depuis octobre 2025, Anne-Marie anime bénévolement des séances de conversation en français à la bibliothèque municipale de Sainte-Julie où, chaque mois, elle accompagne de petits groupes d’adultes immigrants.

Pour Anne-Marie, une séance de conversation ne consiste pas simplement à parler le français. Sa longue carrière dans le domaine médical lui a appris l’importance de l’écoute et de l’adaptation. Avec douceur et bienveillance, elle crée un climat où toutes et tous peuvent prendre la parole sans craindre de faire des erreurs.

Grâce à elle, participantes et participants gagnent en assurance dans leurs échanges quotidiens et se sentent davantage capables d’évoluer en français dans la société québécoise. Pour certains, cette confiance se reflète même dans leurs démarches professionnelles.

Au-delà des mots, Anne-Marie contribue à créer des liens. Une conversation en français devient une porte d’entrée vers une nouvelle communauté et, chaque mois, elle contribue à ouvrir cette porte.

Son mot préféré est « écouter », parce qu’en écoutant les autres, elle apprend à mieux les comprendre tout en poursuivant son propre cheminement.

Diane Maurais – Carrefour le Moutier - Montérégie

Retraitée de l’enseignement, Diane Maurais a choisi de poursuivre sa mission autrement.

Depuis cinq ans, au Carrefour le Moutier, un partenaire du ministère de l'Immigration et de l'Intégration, elle anime bénévolement des ateliers de français auprès d’adultes nouvellement arrivés au Québec.

Dans ses ateliers, Diane crée un lieu où les élèves peuvent prendre la parole, faire des erreurs, partager leur culture et se sentir accueillis.

Au fil des rencontres, elle est un témoin privilégié de leurs progrès remarquables : les mots apparaissent, les conversations deviennent plus naturelles, la confiance grandit.

Souvent, ces rencontres deviennent pour les participantes et participants un véritable point d’ancrage dans leur parcours migratoire, une occasion de créer des liens et de développer un sentiment d’appartenance.

Diane contribue ainsi à semer un peu de bonheur autour d’elle et à donner aux personnes qu’elle accompagne la confiance nécessaire pour trouver leur place au Québec, en français.

Elle parle de ses ateliers comme de précieuses « bulles de bonheur ».

Son mot français préféré est « résilience », parce qu’il lui fait penser aux personnes immigrantes qu’elle rencontre chaque semaine, à leur courage, à leur persévérance et à leur capacité à avancer malgré les défis.

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À propos de Solange Chalvin (1932-2024)

Tantôt sous les projecteurs, tantôt en coulisses, Solange Chalvin a consacré toute sa carrière à sa passion : la promotion de la langue française.

À ses débuts professionnels, dans les années 1960, Solange Chalvin figure parmi les premières femmes journalistes au quotidien Le Devoir. Pendant près de vingt ans, elle y manifeste déjà un intérêt marqué pour la langue française. En 1962, elle publie avec son mari, Michel Chalvin, « Comment on abrutit nos enfants », livre phare de la Révolution tranquille. Dix ans plus tard, le sociologue Guy Rocher en recommande la lecture dans un article intitulé « Éducation et révolution culturelle ».

Plus tard, elle poursuit sa carrière dans la haute fonction publique québécoise, où elle laisse sa marque par sa contribution exceptionnelle à la promotion et à la qualité de la langue française. Comme gestionnaire à l’Office de la langue française, aujourd’hui l’Office québécois de la langue française (OQLF), Solange Chalvin, par son action et son engagement, a grandement contribué à l’application de la Charte de la langue française, dans les régions et de nombreuses entreprises, en y implantant le français comme langue publique et commune. Également, elle a participé à la francisation des ordres professionnels, en travaillant à l’élaboration de directives, concernant l’utilisation du français comme langue de travail, dans les manuels techniques et les rapports officiels.

Sa contribution remarquable a permis de confirmer la légitimité et l’autorité de l’OQLF autant dans les milieux de travail et l’administration publique qu’auprès de la population.

En 2020, le prix Georges-Émile-Lapalme lui a été remis par le gouvernement du Québec. Ce prix est la plus haute distinction attribuée à une personne pour sa contribution remarquable à la promotion et à la qualité de la langue française parlée ou écrite au Québec.

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Dernière mise à jour : 28 octobre 2026