Le mandat ponctuel du GEA, réalisé à l’hiver et au printemps 2024, avait comme objectif d’identifier les pistes d’action les plus prometteuses et de contribuer à l’élaboration de politiques publiques fondées sur des connaissances scientifiques afin de réduire les impacts néfastes des changements climatiques qui s’accélèrent.
Partageant le constat selon lequel l’ampleur de la crise climatique exige d’agir dès à présent et de mettre de l’avant des actions concrètes, les membres du GEA ont établi une liste de 20 recommandations, auxquelles sont rattachées plus de 90 mesures. Ces mesures s’articulent autour de cinq axes stratégiques interdépendants :
- Assurer une gestion préventive des écosystèmes naturels et des services écosystémiques;
- Protéger la santé, la sécurité et le bien-être de toutes et tous;
- Adapter les bâtiments et les infrastructures et assurer la résilience des systèmes essentiels;
- Favoriser l’adaptation des activités économiques et du système financier en fonction des risques;
- Soutenir la capacité d’adaptation et le passage à l’action de l’ensemble des acteurs.
Lors de la présentation du rapport, Alain Bourque, directeur général d’Ouranos, a souligné qu’encore aujourd’hui, trop souvent, « les risques pourtant évidents liés aux changements climatiques ne sont pas pris en compte dans les projets d’infrastructures. L’intégration systématique de ces risques dans les projets, et ce, dès leur conception, doit être une priorité pour assurer la sécurité et le bien-être de la population ainsi que garantir la résilience des systèmes essentiels au quotidien des Québécoises et Québécois. ».
Pour sa part, Alain Webster, président du Comité consultatif sur les changements climatiques, a insisté sur l’aspect transversal des enjeux climatiques. « De la gestion préventive des écosystèmes naturels au maintien du bien-être des individus et des collectivités et à la transformation de l’économie, l’importance de la transition demande la prise en compte des enjeux climatiques dans tous les secteurs d’activité et dans tous les ministères et organismes. Dans ce contexte, le gouvernement du Québec doit jouer un rôle encore plus important et mettre en place les mesures et le cadre institutionnel nécessaires pour soutenir rapidement ce passage à l’action et faire de l’adaptation, ainsi que de la décarbonation, un vaste chantier collectif. »
Consulter les recommandations du Groupe d’experts en adaptation aux changements climatiques (GEA) (PDF 5,04 Mo)
Plusieurs recommandations et mesures sont directement associées aux recommandations antérieures du Comité, notamment dans les avis sur la biodiversité, l’aménagement du territoire et la recherche et l’innovation.
Le GEA a été constitué en septembre 2023 à la demande du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, M. Benoit Charrette, afin de réunir une équipe pluridisciplinaire d’experts québécois. Les deux coprésidents du GEA, M. Alain Webster et M. Alain Bourque, sont membres du Comité consultatif sur les changements climatiques. Trois autres membres du Comité, Mme Annie Levasseur, Mme Marie-Jo Ouimet et Mme Lota Dabio Tamini, ont contribué aux travaux réalisés dans le cadre de ce mandat.