QUÉBEC, le 2 déc. 2025 /CNW/ - La Commission de la représentation électorale présente une
Les trois commissaires ont adapté certaines des délimitations présentées dans leur
Faits saillants de la proposition révisée
Dans leur proposition révisée, les commissaires maintiennent certains changements issus de leur proposition préliminaire, notamment :
- L'ajout d'une circonscription dans la grande région des Laurentides et de Lanaudière ainsi que d'une autre dans la grande région de l'Estrie et du Centre-du-Québec.
- Au cours des dernières années, la population de ces régions a augmenté beaucoup plus qu'ailleurs au Québec. Cette forte croissance devrait se poursuivre au cours des années à venir.
- Le retrait d'une circonscription dans l'est de l'île de Montréal et d'une autre dans la grande région du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.
- Au cours des dernières années, le nombre d'électrices et d'électeurs n'a pas augmenté au même rythme dans ces régions qu'ailleurs au Québec. Les projections démographiques indiquent qu'il en sera de même dans les années à venir.
Par ailleurs, les commissaires ont revu les délimitations qu'ils proposaient pour plusieurs circonscriptions afin de tenir compte des commentaires de la population et des élus.
- Dans la région de l'île de Montréal, ils ont révisé leur proposition préliminaire de manière importante : ils proposent maintenant le retrait d'une circonscription à l'extrémité est de l'île.
- Dans la grande région de l'Estrie et du Centre-du-Québec, ils ont aussi revu leur proposition, notamment pour conserver la MRC des Sources dans la région administrative de l'Estrie, comme l'ont demandé plusieurs acteurs du milieu.
- Dans la grande région des Laurentides et de Lanaudière, ils répondent à plusieurs demandes de la population, notamment en conservant une circonscription formée uniquement d'une partie du territoire de la Ville de Terrebonne.
- Dans la région de la Montérégie, ils apportent certaines modifications à leur proposition, notamment dans les circonscriptions de Soulanges, de Vaudreuil et de Beauharnois, pour répondre à des demandes du milieu.
Les commissaires maintiennent les modifications proposées dans leur rapport préliminaire dans les autres régions du Québec. Ils expliquent toutes leurs décisions dans leur second rapport.
Prochaines étapes
D'après la Loi électorale, les élus de l'Assemblée nationale doivent tenir un débat pour discuter de la proposition révisée au cours des cinq jours suivant son dépôt. Après ce débat, la Commission de la représentation électorale aura dix jours pour établir la nouvelle carte électorale du Québec. Cette carte devrait être utilisée pour les deux prochaines élections générales provinciales.
Faire connaître son point de vue
La population est invitée à faire part de ses commentaires sur la proposition révisée. Elle peut le faire :
- Sur le site Web
carteelectorale.quebec , où elle peut émettre des propositions ou des commentaires à l'aide d'une carte interactive, répondre à un questionnaire d'opinion et déposer des documents; - Par la poste;
- En appelant au 1 888 ÉLECTION.
Contexte entourant la reprise des travaux
La Commission de la représentation électorale présente cette proposition révisée plus d'un an et demi après l'adoption de la
Par ailleurs, l'Assemblée nationale a adopté cinq projets de loi pour modifier les noms des circonscriptions électorales de Matane-Matapédia, de Laporte, de Rivière-du-Loup-Témiscouata, de Vimont et d'Arthabaska. Ces noms deviennent Matane-Matapédia-Mitis, Pierre-Laporte, Rivière-du-Loup-Témiscouata-Les Basques, Vimont-Auteuil et Arthabaska-L'Érable. La prochaine carte électorale intègrera ces nouveaux noms. Les commissaires avaient dénoncé le fait que des élus décident de modifier le nom de certaines circonscriptions à l'aide de projets de loi, alors que la Loi électorale prévoit que la Commission a la responsabilité d'attribuer ces noms en respectant des normes toponymiques reconnues dans le cadre d'un processus indépendant (voir le
Critères de délimitation prévus par la Loi électorale
La révision de la carte électorale a une dimension numérique : on cherche à établir 125 circonscriptions d'environ 51 000 électrices et électeurs pour que le poids du vote des électeurs soit sensiblement le même d'une circonscription à l'autre. L'exercice comprend également une dimension qualitative : les commissaires cherchent aussi à faire des regroupements cohérents en rassemblant des communautés qui ont des liens naturels entre elles. C'est pourquoi leur proposition révisée contient des circonscriptions d'environ 40 000 électeurs alors que d'autres en comptent quelque 61 000. La Loi électorale prévoit qu'une circonscription peut compter jusqu'à 25 % plus ou moins d'électeurs que la moyenne.
À propos de la Commission
La
Consulter le contenu original pour télécharger le multimédia :
