QUÉBEC, le 4 déc. 2025 /CNW/ - La fécondité a atteint un niveau historiquement bas au Québec en 2024, soit de 1,33 enfant par femme. Mais qu'en est-il dans les régions? Les disparités régionales de fécondité sont abordées dans un bulletin diffusé aujourd'hui par l'Institut de la statistique du Québec, qui présente aussi pour la première fois des données sur la fécondité à l'échelle des municipalités régionales de comté (MRC).

Indice synthétique de fécondité par régions administratives, Québec, 1996-2024 (Groupe CNW/Institut de la statistique du Québec)

Une fécondité particulièrement faible à Montréal, et relativement élevée dans le Nord-du-Québec

La fécondité tend à diminuer dans toutes les régions administratives, mais elle est particulièrement faible à Montréal (1,11 enfant par femme en 2024). À l'opposé, le Nord-du-Québec (2,28 enfants par femme) est la seule région où la fécondité dépasse le seuil de remplacement des générations. Ailleurs, la fécondité atteint un maximum de 1,65 enfant par femme dans Chaudière-Appalaches. Dans les régions de Montréal, de Lanaudière, des Laurentides, de l'Outaouais, du Bas-Saint-Laurent et de l'Abitibi-Témiscamingue, la fécondité enregistrée en 2024 est la plus basse depuis au moins 1986, soit la première année pour laquelle les données régionales sont disponibles.

L'âge auquel les femmes ont leurs enfants diffère aussi d'une région à l'autre

Montréal est la région où l'âge moyen à la maternité est le plus élevé en 2024 (33,1 ans), mais Laval, la Montérégie et la Capitale-Nationale affichent aussi une fécondité relativement tardive. Dans toutes ces régions, plus de la moitié de la fécondité est réalisée après 30 ans, dont une part non négligeable après 35 ans.

En revanche, ce sont les femmes de 25-29 ans qui demeurent les plus fécondes dans les régions les plus éloignées des grands centres ainsi que dans Chaudière-Appalaches et le Centre-du-Québec. Le Nord-du-Québec se distingue pour sa part avec une fécondité relativement forte chez les femmes de moins de 25 ans.

Une fécondité plus faible et plus tardive dans les MRC où se trouvent les grands centres

Dans plusieurs régions, c'est la MRC où se trouve le plus grand centre urbain qui affiche la fécondité la plus faible et la plus tardive, et les écarts sont parfois importants par rapport aux MRC qui les entourent.

Parmi les MRC où la fécondité est relativement élevée dans le contexte québécois, l'Administration régionale Kativik, dans le Nord-du-Québec, se distingue avec une fécondité d'un peu plus de 3 enfants par femme.

MRC ayant la fécondité la plus faible et la fécondité la plus forte, Québec, 2021-2023 (Groupe CNW/Institut de la statistique du Québec)

Pour en savoir plus sur la fécondité et les naissances dans les régions

Consultez le bulletin complet qui présente plusieurs données complémentaires, y compris sur les lieux de naissance et sur la situation conjugale des parents dans les différentes régions.

L'Institut de la statistique du Québec produit, analyse et diffuse des informations statistiques officielles, objectives et de qualité sur différents aspects de la société québécoise. Il est le responsable de la réalisation de toutes les enquêtes statistiques d'intérêt général. La pertinence de ses travaux en fait un allié stratégique pour la prise de décision et une source d'information incontournable pour toutes les personnes qui désirent en connaître davantage sur le Québec.

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Dernière mise à jour : 4 décembre 2025