11 septembre 2025, 14 h 07
Publié par :
Cabinet du premier ministre et responsable de la région de l'Abitibi-Témiscamingue
Je veux saluer,
La lieutenante-gouverneure,
La présidente de l'Assemblée nationale,
La juge en chef,
Les ministres, les députés,
Les membres du corps consulaire,
Les maires, les mairesses,
Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador,
Le secrétaire général du gouvernement,
Le secrétaire général de l'Assemblée nationale,
Les dirigeants des institutions d'enseignement universitaire et collégial,
Et tous les invités.
On en a fait du chemin depuis la formation de notre premier gouvernement en octobre 2018.
On a traversé des crises.
On a fait des changements.
On a atteint certains de nos objectifs.
Parfois, on s'est trompé.
On a fait de notre mieux, à l'intérieur du système qu'on a au Québec depuis des décennies.
Sept ans plus tard, y'é temps de faire le point;
Y'é temps de se donner un nouveau plan pour la suite.
Au cours des derniers mois, j'ai beaucoup écouté.
J'ai beaucoup échangé avec des citoyens.
Et, avec mon équipe, on a préparé un nouveau plan.
Un plan qui va nous servir de feuille de route pour la dernière année du mandat que la population nous a confié.
Aujourd'hui, je vais tracer les grandes lignes de ce nouveau plan.
Le monde a changé
Mais d'abord, j'veux faire deux constats.
Le premier constat, c'est que depuis octobre 2018, le monde a profondément changé.
On a traversé plusieurs crises : pandémie, explosion du coût de la vie, explosion de l'immigration et… retour d'un Donald Trump hyper protectionniste.
En peu de temps, le monde a changé de façon radicale.
Le système a atteint ses limites
Le deuxième constat, c'est que le système dans lequel on évolue depuis des décennies a atteint ses limites.
C'est vrai au Québec et c'est vrai un peu partout en Occident.
On a fait beaucoup de changements depuis 2018.
On a remis beaucoup d'argent dans le portefeuille des Québécois.
On a beaucoup augmenté le financement en santé et en éducation.
On a changé l'approche d'Investissement Québec et on a obtenu de meilleurs résultats économiques que le reste du Canada.
On a posé des gestes importants pour protéger notre identité nationale.
On a fait beaucoup de changements à l'intérieur du système qu'on a au Québec depuis des décennies.
Mais, des citoyens n'arrivent pas financièrement.
Des citoyens sentent une lourdeur bureaucratique dans les services publics.
Des citoyens ne se sentent plus en sécurité.
Des citoyens sont inquiets des impacts de l'explosion de l'immigration.
Quand on regarde ce qui se passe ailleurs dans le monde, on voit les mêmes frustrations, par rapport aux gouvernements, par rapport au coût de la vie, par rapport à la lourdeur bureaucratique, par rapport à la sécurité des citoyens, par rapport à l'immigration massive.
Ce système, qu'on s'est imposé au fil des décennies, est devenu une véritable camisole de force.
Tout est long, compliqué et de plus en plus coûteux.
Maintenant, qu'est-ce qu'on fait, face à cette nouvelle réalité?
On s'est donné un plan, avec quatre champs d'action :
Un : l'économie et le portefeuille des Québécois
Deux : l'efficacité
Trois : la sécurité
Et quatre : l'identité
Économie et portefeuille
Le premier champ d'action, c'est l'économie et le portefeuille des Québécois.
L'économie canadienne vit actuellement des bouleversements importants.
La politique tarifaire de Donald Trump vient ralentir toute l'économie canadienne.
Toute l'économie canadienne perd des emplois de qualité.
Il devient urgent de créer des emplois de qualité dans toutes les régions du Québec, pour nos jeunes, pour tous les Québécois.
Dans le contexte actuel, avec les nouveaux enjeux mondiaux, il devient urgent de redessiner l'économie du Québec.
Au cours des prochaines semaines, je vais présenter, avec la ministre de l'Économie, une toute nouvelle vision économique pour le Québec.
Dans l'immédiat, on doit s'occuper de chaque travailleur en difficulté, chaque entreprise, chaque région.
Ça va être la tâche de nos deux nouveaux ministres délégués à l'économie.
Il faut aussi penser au pouvoir d'achat des Québécois.
Même si on a déjà baissé les impôts et les taxes, et même si on doit éliminer progressivement notre déficit, il faut examiner toutes les façons possibles de soulager le portefeuille des Québécois.
Bureaucratie – sortir du système
Le deuxième champ d'action, c'est l'efficacité.
Il faut sortir du système actuel pour nous libérer de cette camisole de force.
Ça veut dire couper profondément dans la bureaucratie.
Ça nous prend un traitement choc.
Il va falloir que chaque ministère fasse le ménage dans sa bureaucratie…
La nouvelle présidente du Conseil du trésor va avoir la charge de mener à bien ce traitement choc et elle va avoir tout mon appui.
Un effort particulier va devoir être fait au ministère de l'Environnement.
On est tous d'accord pour protéger notre environnement.
Mais on ne peut plus bloquer notre développement avec des délais d'autorisation interminables.
Le nouveau ministre de l'Environnement va être responsable de faire le ménage dans toutes ces règles et ces délais d'autorisation.
Il va aussi revoir complètement le Plan pour une économie verte pour s'assurer qu'on tienne compte du nouveau contexte nord-américain et des priorités des Québécois.
Sortir de ce système, ça veut aussi dire qu'on va devoir avoir le courage de moderniser le régime syndical.
Je compte sur le ministre du Travail pour accomplir cette tâche essentielle.
Sortir du système, ça veut aussi dire remettre en cause le mode de rémunération des médecins.
Le ministre de la Santé mène cette bataille depuis des mois.
C'est aussi un combat essentiel si on veut que les Québécois aient enfin un meilleur accès aux soins de santé.
Il n'est pas question de céder devant les deux syndicats de médecins, comme l'ont fait tous les gouvernements avant nous autres.
Sécurité – loi et ordre
Le troisième champ d'action, c'est la sécurité.
Assurer la sécurité des citoyens, ça reste une des responsabilités centrales de tous les gouvernements.
Le crime organisé, les gangs de rue, l'exploitation des mineurs, le trafic de drogues dures, les crimes sexuels contre les femmes, la cybercriminalité.
On doit s'attaquer avec beaucoup de fermeté à ces fléaux, avec de la prévention oui, mais aussi avec de la répression des corps de police et de la justice.
Le nouveau ministre de la Sécurité publique va être responsable d'annoncer rapidement des mesures concrètes pour améliorer la sécurité des Québécois.
Identité
Le quatrième champ d'action, c'est l'identité.
Le Québec va toujours avoir le défi, en Amérique du Nord, de protéger son identité, sa langue, ses valeurs, sa culture.
Depuis 2018, on a fait beaucoup pour protéger notre identité.
Mais, on a été submergé par une explosion de l'immigration.
Une immigration incontrôlée par le gouvernement fédéral.
Je n'accuse pas les immigrants eux-mêmes; ces femmes, ces hommes, avec leurs enfants, qui cherchent une vie meilleure.
Mais, il y a une limite à notre capacité d'accueil et d'intégration.
Cette explosion démographique a eu de graves conséquences sur le logement, sur le système d'éducation, sur le système de santé et surtout sur notre identité, en particulier à Montréal et à Laval.
On mène le combat pour que le gouvernement fédéral réduise de 200 000 le nombre d'immigrants temporaires à Montréal et à Laval.
On reste confiant de convaincre le nouveau gouvernement fédéral.
Mais on n'exclut aucun moyen pour réduire la pression sur nos services publics et sur notre identité.
Quatre champs d'action
Donc, ce que je vous demande, à toute l'équipe gouvernementale, c'est de vous concentrer sur ces quatre champs d'action :
Un : soutenir nos travailleurs, nos entreprises, nos régions, redéfinir notre économie pour créer des emplois de qualité et protéger le pouvoir d'achat des Québécois.
Deux : se dégager du système qui nous paralyse pour se donner les moyens d'être plus efficace.
Trois : agir avec fermeté pour assurer la sécurité des Québécois.
Et quatre : se donner les moyens pour protéger notre identité nationale.
Conclusion
En conclusion, depuis sept ans, on a fait des changements.
Mais ce n'est pas suffisant.
Le nouveau monde exige de nouveaux changements.
Le nouveau monde exige encore plus de courage.
Le nouveau monde exige, comme on dit en Québécois, de « mettre nos culottes »!
Personnellement, j'ai plus que jamais le goût de me battre.
À l'âge que j'ai, je ne suis plus dans des concours de popularité.
Ce qui me motive, c'est l'amour du peuple québécois!
Donc, ensemble, on va tout donner pour obtenir des RÉSULTATS pour les Québécois.
Et ce sont les Québécois qui vont nous juger en octobre 2026.
Merci.
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Dernière mise à jour : 12 septembre 2025