QUÉBEC, le 5 nov. 2021 /CNW Telbec/ - La ministre des Affaires municipales et de l'Habitation, Mme  Andrée Laforest, est fière d'annoncer que la Loi modifiant la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, la Loi sur l'éthique et la déontologie en matière municipale et modifiant diverses dispositions législatives, sera en vigueur au moment où les nouvelles et nouveaux élus municipaux entreront en fonction, à la suite de l'élection générale municipale du 7 novembre 2021. En effet, le projet de loi 49 a été adopté hier par l'Assemblée nationale.

Dorénavant, les élues et élus devront entre autres suivre la formation obligatoire en éthique et déontologie, qu'ils en soient à leur premier mandat ou à un mandat subséquent. Son contenu sera déterminé par la Commission municipale du Québec (CMQ).

Des dispositions sont également prévues afin d'éviter les conflits d'intérêts ou les apparences de conflit d'intérêts. Ainsi, il sera à présent interdit pour les élues et élus d'accepter tout don, quelle qu'en soit la nature ou la valeur, de tout fournisseur de biens ou de services ou encore d'occuper à la fois un poste d'élu municipal et un poste d'administrateur au sein d'un centre de services scolaire.

Par ailleurs, afin de favoriser un meilleur accès à l'information et aux décisions prises par les conseils municipaux, les municipalités devront soit permettre au public d'enregistrer les séances du conseil, soit diffuser gratuitement sur leur site Internet la captation en son et en images des séances du conseil, afin qu'elles soient accessibles à toute la population de façon transparente et équitable, et ce, pour l'ensemble des municipalités.

En somme, les mesures du projet de loi visent notamment à assurer que les fonctions des élues et élus ainsi que celles du personnel des cabinets politiques puissent se dérouler dans le respect et la civilité. La CMQ aura entre autres plus de pouvoirs et son mandat sera bonifié.

Par ailleurs, soulignons qu'une autre importante mesure accorde temporairement un pouvoir aux municipalités afin qu'elles puissent mettre en place des programmes pour la construction, la rénovation ou la location annuelle de logements locatifs. Tout règlement d'une municipalité pour la mise en place d'un tel programme devra faire l'objet de l'approbation de la ministre des Affaires municipales et de l'Habitation. Les municipalités seront donc des actrices clés qui favoriseront l'augmentation de l'offre de logements locatifs, notamment, ceux à prix abordable sur leur territoire. Elles pourront prévoir un congé de taxes pour une certaine période ou accorder une subvention, à un promoteur privé ou communautaire qui contribue à l'offre des logements locatifs à prix abordables. Elles devront par ailleurs fixer des plafonds aux loyers pour les logements admissibles au programme.  

Pour en connaître davantage sur les dispositions du projet de loi 49, vous êtes invités à consulter l'annexe ci-jointe.

Citation

« Le projet de loi 49, c'est plus de transparence, de respect, d'intégrité et de civisme en milieu municipal. J'en suis à mon cinquième projet de loi adopté par l'Assemblée nationale et celui-ci me rend particulièrement fière. Les élues et élus municipaux en poste au lendemain de l'élection générale municipale auront tous les outils nécessaires pour effectuer un travail exemplaire et les Québécoises et Québécois pourront compter sur des élues et élus municipaux irréprochables. De plus, la CMQ aura maintenant plus de force de frappe pour agir en cas de besoin. Nos élues et élus municipaux sont essentiels pour nos collectivités et ils font un travail remarquable! J'invite toutes les Québécoises et les Québécois à aller voter ce dimanche pour choisir celles et ceux qui les représenteront pendant les quatre prochaines années. »

Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l'Habitation

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Annexe

Principales mesures de la Loi modifiant la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, la Loi sur l'éthique et la déontologie en matière municipale et modifiant diverses dispositions législatives.

FORMATION

  • La formation obligatoire, dispensée par des formateurs reconnus par la Commission municipale du Québec (CMQ), est dorénavant obligatoire pour l'ensemble des élues et élus, tant pour leur premier mandat que pour leurs mandats subséquents.
  • La formation obligatoire porte notamment sur le rôle et la fonction d'élu municipal, ainsi que sur le respect et le civisme.
  • La CMQ est chargée d'en déterminer le contenu.
  • Le personnel de cabinet de toutes les municipalités concernées devra également suivre une formation obligatoire.

RESPECT, DÉONTOLOGIE ET PROBITÉ

  • La notion de civilité devra être ajoutée aux valeurs devant être introduites dans le code d'éthique et de déontologie applicables aux élues et élus.
  • Une interdiction devra être ajoutée au code d'éthique et de déontologie applicable aux élues et élus indiquant qu'ils ne peuvent se comporter de façon irrespectueuse envers les autres membres du conseil, le personnel municipal ainsi que les citoyennes et les citoyens, sous peine de sanctions.
  • Une interdiction devra être ajoutée au code d'éthique et de déontologie applicable aux élues et élus municipaux ainsi qu'au personnel politique et municipal afin qu'ils ne puissent pas accepter tout don, quelle qu'en soit la nature ou la valeur, de tout fournisseur de biens ou de services.
  • Il est dorénavant impossible pour les élues et élus d'occuper un poste d'administrateur au sein d'un centre de services scolaire.
  • Les municipalités peuvent réclamer le remboursement des frais de défense des élues et élus dans certaines situations d'abus ou dans les cas d'infractions ou de manquements graves, de façon à ce que les citoyennes et citoyens n'aient pas à les assumer.
  • Afin de favoriser un meilleur accès à l'information et aux décisions prises par les conseils municipaux, les municipalités devront permettre au public ou assurer elles-mêmes la captation en son et en images des séances du conseil.

POUVOIRS DE LA COMMISSION MUNICIPALE DU QUÉBEC

  • À compter du 1er avril 2022, la CMQ aura la responsabilité de traiter les divulgations d'actes répréhensibles en plus de celles relatives à l'éthique et à la déontologie qu'elle traitait déjà.
  • Les directrices et directeurs généraux devront, à partir de cette date, transmettre à la CMQ tout renseignement porté à leur attention qui pourrait démontrer qu'un acte répréhensible a été commis à l'égard de leur municipalité.
  • La CMQ peut imposer une pénalité aux élues et élus allant jusqu'à 4 000 $ par manquement, selon la gravité du geste posé.
  • Elle peut intenter des recours pour rendre inhabiles les élues et élus à exercer leur fonction à la suite de manquements graves.
  • La CMQ peut imposer la suspension des élues et élus pour une période dont la durée peut désormais s'étaler sur plus d'un mandat.

Cision Consulter le contenu original : http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/November2021/05/c6429.html

Dernière mise à jour : 5 novembre 2021