Un chantier colossal auquel le Québec a contribué
Le 7 décembre dernier restera gravé dans l’histoire en marquant, après cinq ans et demi de travaux, la fin du « chantier du siècle » et rendant sa splendeur à ce chef-d'œuvre de l'art gothique. Cette renaissance a été rendue possible grâce au savoir-faire de milliers d’artisans. Parmi ceux-ci, le forgeron taillandier québécois Mathieu Collette, fondateur de Les Forges de Montréal spécialisée dans la confection d’outils pour les métiers traditionnels, a contribué à la création des 60 haches utilisées pour tailler la charpente de la cathédrale.
L’artisan, formé en France à la fin des années 1990, a contribué à recréer la forêt de poutres de chêne en ayant recours à des techniques semblables à celles utilisées au XIIIe siècle.
« J'ai été extrêmement honoré d'être sollicité. C’est sûr que c'est une expérience inoubliable que je ne pourrai probablement jamais répéter », explique le forgeron.
Bien installé au cœur de la métropole québécoise, Mathieu Collette se concentre sur la promotion de ce savoir-faire de son côté de l’Atlantique, mais il entend bien poursuivre les échanges avec ses camarades français.
Une réalisation hors norme saluée lors de l'événement inaugural soulignant la restauration de ce joyau architectural, symbole de Paris qualifié de « fierté française » par M. Macron.