Une crise structurelle mondiale
Le Sommet Lumière répond à une crise structurelle du secteur : le cinéma est confronté à des défis sans précédent, avec une baisse de 40 % de la fréquentation des salles dans le monde depuis 2019. Jamais les images n'ont autant circulé et jamais leur abondance n'a autant posé la question de leur financement et de leur découvrabilité dans leur diversité culturelle.
Des enjeux créatifs, économiques et éthiques
Le programme s'articulait autour de quatre grandes thématiques :
- Les nouvelles frontières de la création : explorer comment le cinéma et l'image animée peuvent tirer parti des innovations technologiques, notamment l'IA, tout en priorisant la reconnaissance des créateurs.
- Financer l'ambition créative, partager la valeur : identifier de nouveaux modèles de financement et de partage des risques dans un marché mondial fragmenté.
- Repenser la relation avec les publics : recréer les conditions permettant aux œuvres de rencontrer leurs publics, de créer de la valeur et d’avoir un impact durable.
- Les responsabilités collectives du secteur : ce que doivent préserver, transformer et transmettre les industries du cinéma et de l'image animée pour continuer à mériter la confiance des publics et en particulier de la jeunesse.
Le rôle de l'éducation aux images
En clôture du Sommet, les ministres de la Culture de France et de Corée, Catherine Pegard et Chae Hwi-yong, ont souligné l’enjeu essentiel de l’éducation aux images, « un apprentissage fondamental pour le XXIe siècle ».
La Déclaration Lumière, adoptée à l'issue du Sommet, pose quinze principes d'un multilatéralisme du cinéma, de l'audiovisuel et du jeu vidéo qui implique, pour Emmanuel Macron, « d'investir dans la création, de rémunérer justement les créateurs, de protéger la propriété intellectuelle, de lutter contre le piratage, de penser la révolution de l'intelligence artificielle et les enjeux de découvrabilité, pour parler, inspiré par nos amis québécois. »