Le diabète de type 1 (DT1) est une maladie auto-immune qui détruit des cellules du pancréas qui produisent l’insuline. En l’absence d’insuline le taux de sucre (glycémie) s’élève. Les personnes qui vivent avec le DT1 doivent prendre de l’insuline avec des injections ou une pompe pour toute la vie avec comme but principal viser des glycémies proches de la normale afin d’éviter des complications par exemple au niveau des vaisseaux des yeux, des reins ou du cœur.
Avec cette maladie la pratique de l’activité physique est un défi car l’activité physique fait varier les glycémies : le plus souvent à la baisse (hypoglycémie avec des symptômes très désagréables et un risque de malaise) mais parfois comme lors des compétitions à la hausse (hyperglycémie avec un risque d’endommager les vaisseaux sanguins). Pour minimiser ces fluctuations du taux de sucre, les personnes qui vivent avec le diabète doivent ajuster leurs doses d’insuline et/ou prendre des collations en tenant compte de multiples facteurs tels que le type d’activité physique, la durée, l’intensité, l’heure, etc.
Nous cherchons des solutions innovantes pour aider les personnes qui vivent avec le DT1 à minimiser les fluctuations du taux de sucre pendant et après l’activité physique. Ces travaux visent à simplifier la gestion de la maladie, réduire les barrières à l’activité physique réduire le risque de malaise (hypoglycémie) et de dommages aux vaisseaux (hyperglycémie) afin que les personnes qui vivent avec le DT 1 puissent pratiquer plus facilement et en sécurité les activités physiques de leur choix.
Nous avons regroupé 2 équipes de recherche de l’Institut de Recherches Cliniques de Montréal et de l’Unité de Recherche Pluridisciplinaire Sport Santé Société de l’université de Lille pour établir un Laboratoire Associé International (REGALE-1, c’est-à-dire ‘REgulation Glycémique A L'Exercice dans le diabète de type 1’ avec une Chaire de recherche Internationale, SPORT-1, financée par l’I-SITE de Lille). Nos études valorisent l’expérience des patients, optimisent des solutions technologiques (pancréas artificiel) et explorent les bénéfices de l’activité physique sur les vaisseaux.
Notre travail vise à avoir un impact sur le continuum soins, recherche et enseignement afin de donner des outils pratiques aux patients et aux équipes de soins, de mieux comprendre l’impact de l’exercice sur les vaisseaux sanguins et de former la relève scientifique grâce à la formation d’étudiants en cotutelle en France et au Québec.
Par Elsa Heymann PhD & Rémi Rabasa-Lhoret MD, PhD
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En savoir plus sur l'équipe Activité Physique, Muscle, Santé (APMS) de l'Université de Lille