Le Comité consultatif sur les changements climatiques publie une nouvelle note climatique intitulée Une transition priorisant la mobilité des personnes (PDF 382 Ko).
Cette note vise à mieux faire comprendre le rôle central de la mobilité des personnes dans la transition climatique du Québec. Elle rappelle que le secteur des transports demeure le principal secteur d’émissions de gaz à effet de serre au Québec. Les déplacements des personnes représentent donc un enjeu important pour atteindre les objectifs climatiques.
Le Comité souligne que l’électrification des véhicules est essentielle. Toutefois, elle ne peut pas, à elle seule, transformer durablement le système de mobilité. Pour réduire la dépendance aux énergies fossiles, il faut aussi agir sur l’aménagement du territoire, le transport collectif, le transport actif, les choix d’infrastructures et les mécanismes de financement.
La note rappelle aussi que la dépendance à l’automobile ne relève pas seulement des choix individuels. Elle dépend souvent de l’organisation des milieux de vie, de la distance entre les services, de l’accès au transport collectif, des horaires de travail et des réalités propres aux différents territoires.
Selon le Comité, une mobilité moins dépendante de l’automobile individuelle et des énergies fossiles peut apporter plusieurs bénéfices. Elle peut contribuer à réduire les émissions de GES, améliorer la qualité de vie, diminuer les coûts de transport pour les ménages, réduire la congestion et renforcer la résilience économique du Québec.
Le Comité estime également que les décisions publiques en matière de transport doivent être plus cohérentes avec les objectifs climatiques. Chaque infrastructure, chaque projet et chaque investissement peut influencer les déplacements pour plusieurs décennies.
Dans cette perspective, le Comité considère qu’une feuille de route sectorielle pour les transports serait utile. Elle permettrait de préciser les priorités, les responsabilités, les sources de financement, les cibles intermédiaires et les projets structurants nécessaires à la décarbonation du secteur.
À l’aube d’une nouvelle période électorale, le Comité souhaite mettre ces constats à la disposition des décideurs, des formations politiques et de la population. Cette démarche s’inscrit dans son mandat indépendant de conseil en matière de climat. Elle ne vise aucun parti politique et ne commente aucune plateforme électorale.