QUÉBEC, le 26 févr. 2026 /CNW/ - La députée indépendante de Rimouski, Maïté Blanchette Vézina, a procédé aujourd'hui au dépôt du projet de loi n° 592, Loi sur la régionalisation de l'immigration afin d'instituer des tables régionales de l'immigration et d'affirmer le rôle des régions dans l'accueil et l'intégration des personnes immigrantes, lequel a été rédigé en collaboration avec le Parti conservateur du Québec. Cette loi vise à reconnaître formellement le rôle des régions dans la planification, l'accueil et l'intégration des personnes immigrantes.
Depuis plusieurs années, les régions réclament une approche plus adaptée à leurs réalités démographiques, économiques et sociales. Le projet de loi propose la création d'une table régionale de l'immigration dans chacune des 17 régions administratives du Québec. Ces tables regrouperaient notamment des élus municipaux, des représentants des MRC, des communautés autochtones ainsi que des acteurs du milieu économique et communautaire, et seraient présidées par le ministre responsable de la région.
« L'immigration ne peut pas être pensée uniquement depuis Québec ou Montréal. Chaque région connaît ses besoins en main-d'œuvre, sa capacité d'accueil et ses défis d'intégration. Il est temps que ces réalités soient reconnues et intégrées dans les décisions gouvernementales », a affirmé la députée de Rimouski lors d'un point de presse tenu à l'Assemblée nationale en présence de Stéphane Lachance, chef de l'opposition officielle à la Ville de Québec, Daniel Turcotte, président de la Table régionale des élus municipaux de la Chaudière-Appalaches (TREMCA), Olivier Dumais, préfet de la MRC Nouvelle-Beauce et Patrice Mathieu, préfet de la MRC Beauce-Centre.
Le projet de loi prévoit que chaque table élabore un plan d'immigration régional basé sur les priorités locales, les besoins sectoriels et les stratégies d'intégration propres au territoire. Le ministre de l'Immigration serait tenu de considérer ces plans dans l'élaboration des seuils et orientations gouvernementales.
Pour Maïté Blanchette Vézina, il s'agit d'un renversement de pouvoir. « On souhaite donner des outils aux régions pour qu'elles puissent bien planifier leurs actions et éviter de vivre avec les conséquences des décisions qui proviennent des grands centres », explique-t-elle.
Le projet de loi prévoit aussi une clause de droit acquis permettant aux personnes immigrantes de poursuivre leur processus vers la résidence permanente selon les règles en vigueur à leur arrivée. Cet article viendra ainsi réduire l'incertitude créée par l'abolition du Programme de l'expérience québécoise (PEQ) tel que le demandent les élus municipaux, les PME, les centres de services scolaires, les hôpitaux, etc.
Ce projet de loi est une première étape concrète vers une véritable régionalisation des pouvoirs au Québec. « L'immigration est un point de départ, mais notre vision est plus large. Nous croyons que les régions peuvent assumer davantage de responsabilités en matière d'environnement, de gestion des ressources naturelles, de santé et d'éducation. Les décisions doivent se prendre plus près des citoyens, là où les réalités sont vécues. Redonner des responsabilités aux régions, c'est renforcer leur autonomie, leur capacité d'innovation, de développement, et leur vitalité », termine-t-elle.
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