QUÉBEC, le 5 juill. 2021 /CNW Telbec/ - L'honorable Jean-Yves Duclos, président du Conseil du Trésor du Canada et député de Québec, M. Jonatan Julien, ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Mme Geneviève Guilbault, vice-première ministre et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale,  M. Benoit Charette, ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, M. Régis Labeaume, maire de Québec et M. Martin Beaumont, président-directeur général du CHU de Québec - Université Laval, étaient réunis ce matin pour annoncer le financement du projet de valorisation de la vapeur de l'incinérateur pour le nouvel hôpital de l'Enfant-Jésus.

Le coût global du projet s'élève à 43,8 M$. Le gouvernement du Canada y investit 16,9 M$, dans le cadre du volet Infrastructures vertes du plan d'infrastructure Investir dans le Canada. De son côté, le gouvernement du Québec accorde une aide financière de plus de 14,1 M$, par l'entremise du Fonds d'électrification et de changements climatiques. Il reviendra à la Ville de Québec d'assumer le reste du financement, soit l'équivalent de 12,8 M$.

« Les changements climatiques représentent un enjeu clé pour notre qualité de vie à long terme. C'est pourquoi il est important d'investir dans des infrastructures éco-efficientes qui favorisent la santé environnementale et le développement durable, a déclaré l'Honorable Jean-Yves Duclos, président du Conseil du Trésor du Canada et député de Québec. Fort d'un investissement fédéral de 16,9 millions de dollars, ce projet contribuera à la transition énergétique du Québec et aidera la relance économique en créant des emplois et en appuyant les entreprises locales. Le plan d'infrastructure du Canada permet d'investir dans des milliers de projets, de créer des emplois partout au pays et de bâtir des collectivités plus propres et plus inclusives. »

« La valorisation des rejets thermiques figure au nombre des mesures sur lesquelles notre gouvernement mise dans la transition énergétique vers un Québec plus sobre en carbone. Le projet que nous annonçons aujourd'hui permettra non seulement de réduire les émissions de GES issues du secteur institutionnel, mais il contribuera clairement à l'avancement de cette filière qui est actuellement en développement chez nous. À terme, c'est donc tout le Québec qui en sortira gagnant. Je souhaite donc bon succès aux responsables de la mise en œuvre de ce projet d'économie circulaire très porteur pour l'avenir énergétique du Québec. », a indiqué M. Jonatan Julien, ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles.

Projet de développement durable
En finançant ce projet, les gouvernements du Canada et du Québec encouragent la Ville de Québec à acheminer la vapeur excédentaire produite à l'incinérateur vers le futur hôpital afin de l'alimenter en énergie.

« Ce projet s'inscrit en droite ligne dans notre Stratégie de développement durable dévoilée récemment et à laquelle est associé un Plan de transition et d'action climatique, a mentionné M. Régis Labeaume, maire de Québec. La valorisation de la vapeur pour combler les besoins énergétiques de l'Hôpital de l'Enfant-Jésus est spécifiquement identifiée comme une action concrète vers la décarbonisation, ce qui en fait un pilier de notre stratégie. »

Ce projet novateur permettra au CHU de Québec de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 10 000 tonnes équivalent CO2 par année. L'Hôpital de l'Enfant-Jésus deviendra ainsi le premier centre hospitalier universitaire de cette envergure pratiquement carboneutre au Québec.

« Les technologies de récupération et de valorisation des rejets de chaleur représentent des perspectives intéressantes en matière d'économie d'énergie et de réduction d'émissions de gaz à effet de serre, et le Québec a tout avantage à développer cette filière. Ce sont d'ailleurs des moyens qui figurent dans notre Plan pour une économie verte 2030. Nous sommes fiers de soutenir une initiative telle que celle de la Ville de Québec qui, en faisant la démonstration des multiples bénéfices découlant de la valorisation des rejets thermiques, encouragera certainement d'autres institutions et entreprises à se lancer dans cette aventure. », a mentionné M. Benoit Charette, ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Projet d'économie circulaire
En brûlant à l'incinérateur, les matières résiduelles produisent de la chaleur. Cette chaleur est captée par un réseau d'eau installé dans les murs de la chaudière des fours, ce qui contribue à produire de la vapeur. Ce véritable projet d'économie circulaire utilisera de la vapeur actuellement rejetée dans l'atmosphère par l'incinérateur pour remplacer la presque totalité de la consommation de gaz naturel et une bonne part de la consommation d'électricité de l'hôpital. On utilise donc les rejets de l'un pour diminuer les besoins en ressource de l'autre, c'est le principe de l'économie circulaire. Remplacer le gaz naturel par une énergie renouvelable produite à partir de vapeur résiduelle permettra :

  • d'améliorer la santé humaine en diminuant les impacts environnementaux de la consommation d'énergie fossile en valorisant la vapeur produite par les déchets;
  • d'offrir un milieu de vie de qualité pour les citoyens.

« Avec ce projet, notre région de la Capitale-Nationale servira de tremplin à la filière de la valorisation des rejets thermiques au Québec. Accueillir l'une des premières grandes initiatives en ce sens tout en permettant à un établissement public d'en bénéficier, c'est faire preuve de vision et d'innovation. Je suis convaincue que ce projet pavera la voie à d'autres réalisations poursuivant les mêmes objectifs en matière de réduction des GES. Bravo à tous ceux qui l'ont rendu possible », a ajouté Mme Geneviève Guilbault, vice-première ministre, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale.

Afin d'assurer la rigueur du projet en matière de santé, la Direction de la santé publique a posé six conditions en lien avec le fonctionnement de l'incinérateur. Chacune de ces conditions a été considérée par la Ville et des mesures ont été prises pour y répondre.

Des économies réinvesties en santé
Modifier l'apport énergétique de l'hôpital en passant d'une énergie fossile à la valorisation de la vapeur permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre de l'hôpital de 95 % par année, équivalant à 2 500 voitures. Le projet permettra d'économiser 60 000 000 de litres d'eau potable par année équivalent à 2 000 piscines hors terre de 18 pieds notamment grâce à la vapeur, qui une fois condensée, sera retournée à l'incinérateur.

« Les économies réalisées grâce à ce projet seront réinjectées dans les soins de santé et dans des projets de développement durable. Ce projet s'inscrit en droite ligne avec nos valeurs d'innovation et d'excellence », a précisé M. Martin Beaumont, président-directeur général du CHU de Québec-Université Laval. 

Dans les faits, ce projet permettra au CHU de Québec de réaliser des économies de 2 M$ en frais d'énergie. Quant à la Ville de Québec, elle réinvestira dans le projet le 1 M$ provenant de l'économie du traitement de 60 millions de litres d'eau pour payer les équipements.

Rappelons que le projet prévoit la mise en place d'un réseau de conduites et d'une centrale de trigénération qui sera alimentée par des rejets de vapeur de l'incinérateur de la Ville de Québec. Cette nouvelle centrale convertira, au profit de l'hôpital de l'Enfant-Jésus, la vapeur de l'incinérateur en eau de chauffage, en eau de refroidissement et en électricité.

Pour en savoir plus sur le projet, il suffit de consulter ville.quebec.qc.ca dans la section Citoyens, onglet Installations municipales sous Incinérateur.

Cision Consulter le contenu original : http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/July2021/05/c0600.html Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Dernière mise à jour : 5 juillet 2021