Comme grand événement international, l’organisation des Jeux Olympiques de Paris 2024 mobilise une partie importante de ses ressources à assurer la sécurité des Jeux pour leur bon déroulement. Dans cet objectif, la question de la cybersécurité prend une dimension majeure.
Mais par leurs caractéristiques bien spécifiques, les Jeux Olympiques peuvent-ils relever des mêmes principes et pratiques de cybersécurité que des organisations plus traditionnelles ? Autrement dit, les mesures de cybersécurité plus traditionnelles, de nature essentiellement organisationnelle, peuvent-elles être les mêmes que pour un grand événement tel les Jeux Olympiques ? En quoi, les principes, les pratiques et les contraintes sont-ils différents entre la cybersécurité d’une organisation et la cybersécurité d’un grand événement ? Or, l’étude du cas des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 donne l’occasion paroxysmique (en termes d’ampleur, de cybermenaces, de cyberrisques et d’impacts) d’étudier cette cybersécurité des grands événements.
C’est dans cette perspective que trois chercheurs du Centre de recherche interdisciplinaire en cybersécurité de l’Université de Sherbrooke (CRICUS) se sont engagés dans une collaboration avec la Direction de la technologie et systèmes d’information du Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024 depuis l’automne 2023. La finalité de ce projet est d’améliorer la cyberrésilience des futurs grands événements tout en augmentant leur acceptabilité sociale.
Plus précisément, les objectifs de cette collaboration sont :
- de renforcer les capacités de la recherche sur le thème de la cybersécurité des grands événements absent de la littérature scientifique
- de faciliter le transfert des connaissances entre le milieu de la pratique et le milieu de la recherche en vue de la sensibilisation et de la formation des acteurs d’autres grands événements
- de publier les meilleures pratiques et les leçons retenues en matière de cybersécurité afin de constituer un corpus théorique et méthodologique utile pour les acteurs du milieu, mais aussi pour la recherche sur les grands événements.
Cette recherche est financée par le Fonds Émérillon de la Commission permanente de coopération franco-québécoise du Ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec et par l’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique (OBVIA).
Les chercheurs participant à ce projet sont :
- Sylvana Al Baba Douaihy, Ph. D. Chercheure postdoctorale au CRICUS
- Hugo Loiseau, professeur titulaire, directeur de l’École de politique appliquée de l’UdeS
- Pierre-Martin Tardif, professeur agrégé à l’École de gestion de l’UdeS
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Source : Université de Sherbrooke