Québec, le 28 novembre 2018. – Quelques semaines après une élection historique, qui a porté au pouvoir le tout premier gouvernement de la Coalition Avenir Québec, le premier ministre, François Legault, a prononcé, mercredi, son discours d’ouverture à l’Assemblée nationale. Il a livré un vibrant plaidoyer pour un Québec nationaliste, fier et audacieux, qui ne recule devant aucun défi. Son discours a jeté les bases d’une nouvelle réalité politique pour le Québec, alors que le nouveau gouvernement a réussi à mettre fin à près d’un demi-siècle de bipartisme.

François Legault a affirmé que le nouveau gouvernement qu’il dirige « prône un nationalisme rassembleur, dont l’objectif premier est d’assurer le développement économique du Québec à l’intérieur du Canada, tout en défendant avec fierté son autonomie, sa langue, ses valeurs et sa culture. Dans les domaines de notre compétence, nous sommes maîtres chez nous ».

Le premier ministre a établi les grandes priorités qui guideront les actions de son équipe ministérielle, soit l’économie, la santé et l’éducation. Il souhaite mettre de l’avant une approche intègre et transparente pour atteindre ses objectifs et envoyer un message très clair : son gouvernement sera, d’abord et avant tout, celui des Québécois, et non pas celui d’une idéologie ou de groupes organisés.

Concernant l’éducation, le premier ministre a annoncé que les élèves et les enseignants bénéficieront d’un financement accru qui sera utilisé pour rénover des écoles, offrir des meilleures conditions de travail et effectuer un dépistage plus efficace des enfants en difficulté. Les élèves seront mieux encadrés que jamais, alors qu’ils auront la possibilité d’accéder à la maternelle dès l’âge de 4 ans. Le premier ministre croit sincèrement que « l’éducation constitue l’un des plus grands facteurs de bien-être et de richesse, d’épanouissement des individus, mais aussi des collectivités ».

Au sujet de l’économie, le premier ministre a affirmé que l’équipe gouvernementale partage le désir d’enrichir les Québécois afin de leur donner les moyens de leurs ambitions. En plus de créer un environnement fiscal qui permettra à la classe moyenne de reprendre son souffle, le nouveau gouvernement souhaite créer des conditions propices à attirer des investissements privés au Québec. L’objectif est de stimuler les investissements productifs qui génèrent de la richesse et encouragent les entrepreneurs d’ici.

Cet enrichissement des Québécois se fera dans le respect de l’environnement. À ce titre, le premier ministre a annoncé que son gouvernement s’engage à mettre sur pied des projets fondés sur « des faits, des chiffres et une saine dose de réalisme ». Les divers chantiers de transport collectif et structurant, qui sont en voie de réalisation par le gouvernement, sont un excellent exemple de ces initiatives qui allient environnement et réalisme.

Par ailleurs, M. Legault a invité les militants de l’environnement qui veulent à la fois la réduction des GES et la fin des projets hydroélectriques à mettre de l’eau dans leur vin, en expliquant qu’il est nécessaire d’élargir notre vision en matière de lutte contre les changements climatiques. « Il va falloir non seulement tenir compte de ce qu’on peut faire sur notre territoire, mais aussi à l’extérieur, par exemple en exportant notre électricité verte pour remplacer celle de nos voisins, tirée du charbon, du gaz ou du nucléaire », a-t-il affirmé.

Dans le domaine de la santé, le premier ministre a déclaré que son objectif « est de permettre aux Québécois de voir rapidement un médecin, une infirmière ou un pharmacien quand ils sont malades. Ça devrait aller de soi, et pourtant, ce n’est pas le cas ». L’atteinte de cette cible passe par un renforcement des soins de première ligne, davantage de soutien aux proches aidants ainsi que la création de Maisons des aînés. Ces mesures permettront d’humaniser les soins de santé et d’en maximiser l’accès pour tous. M. Legault a également rappelé que, grâce au nouveau gouvernement, une véritable étude comparant le salaire des médecins spécialistes du Québec avec celui d’ailleurs au Canada est en marche et permettra un réajustement sur la base de données précises.

Le gouvernement sera aussi en action pour proposer des solutions concrètes à la pénurie de main-d’œuvre qui sévit actuellement. Des révisions aux lois sur l’immigration permettront d’arrimer les besoins des entreprises et des organismes publics du Québec aux critères de sélection des personnes immigrantes. Le premier ministre a rappelé que « tous les élus de l’Assemblée nationale sont en faveur de l’immigration ». Il souhaite débattre calmement et sereinement d’immigration. L’accent sera placé sur l’intégration des personnes immigrantes, qui passe par l’apprentissage du français et le partage de valeurs communes.

Le dossier de la laïcité sera également traité rapidement. Le premier ministre a affirmé, à ce sujet, que « cette question traîne depuis plus de dix ans maintenant. Les Québécois en ont assez ». Le gouvernement ira donc de l’avant en interdisant rapidement les signes religieux pour les employés de l’État en position d’autorité, incluant les enseignants.

Le premier ministre a aussi réitéré sa volonté d’apporter des modifications au mode de scrutin afin d’atténuer la partisannerie au sein de la culture politique. Le nouveau mode de scrutin permettra « une représentation des élus plus fidèle aux votes exprimés, mise en équilibre avec le poids des régions et la stabilité des futurs gouvernements ». Le nouveau gouvernement est déjà au travail pour proposer une solution, qui devra faire consensus au sein des partis politiques.

François Legault a poursuivi son discours en s’adressant aux 124 élus de l’Assemblée nationale : « Dans les prochaines années, on va certainement avoir des débats animés, parfois très vifs. Mais n’oublions pas une chose : ce que nous partageons est plus important que ce qui nous divise. » Il a conclu en affirmant aux Québécois : « Nous formons votre gouvernement. Nous avons un adversaire redoutable : la peur. La peur de ne pas être capable. La peur de nous tromper. La peur du changement. Ce sentiment est humain, très humain. Mais on doit le vaincre en y opposant la fierté et l’audace. »

Le premier ministre, François Legault, a parlé de l’audace d’agir dans le discours d’ouverture de la première session de la 42e législature.