Description

Le méningocoque est une bactérie qui se trouve dans les voies respiratoires d’une personne. Plusieurs sérogroupes ou types de méningocoque existent, entre autres les méningocoques de sérogroupe A, B, C, W et Y. Au Québec, les méningocoques de sérogroupe B sont les plus fréquents.

Le méningocoque peut causer des maladies graves telles que :

  • la méningite : infection des membranes enveloppant le cerveau;
  • la septicémie : infection du sang.

L’infection à méningocoque est surtout fréquente à la fin de l’hiver et au début du printemps.

Symptômes

Les symptômes d’une infection à méningocoque se développent 1 à 10 jours après qu’une personne ait été infectée par la bactérie. Ils varient selon le site atteint.

Au Québec, 5 % à 10 % des personnes en bonne santé sont porteuses du méningocoque, mais elles n’ont pas de symptômes. Elles peuvent toutefois transmettre la bactérie sans le savoir.

L’infection à méningocoque peut causer la méningite ou la septicémie. Les principaux symptômes de ces maladies sont :

  • forte fièvre;
  • mal de tête important;
  • nausées et vomissements;
  • détérioration de l'état général;
  • rougeurs ou petites hémorragies de la taille d'une tête d'épingle ou plaques bleues sur la peau.

L’infection à méningocoque peut entraîner de graves complications.

Quand consulter

Si vous avez des questions sur votre état de santé ou si vous avez plusieurs de ces symptômes, appelez Info-Santé 811 ou consultez immédiatement votre médecin. Seul un médecin peut diagnostiquer une infection à méningocoque.

Traitements

Des antibiotiques peuvent normalement empêcher l‘infection à méningocoque de se propager, et ce, dans les 24 heures qui suivent le traitement. Plus le traitement est donné tôt après l’apparition de l’infection, plus il est efficace.

Complications

Les complications d’une infection à méningocoque sont variables. Dans le cas de la méningite et de la septicémie, les complications possibles sont :

  • arthrite;
  • surdité;
  • problèmes cardiaques, telle une myocardite ou une péricardite;
  • problèmes de circulation sanguine, telle la coagulation anormale du sang ou la gangrène;
  • dommages permanents au cerveau;
  • amputation des mains ou des pieds, chez 10 % à 15 % des personnes infectées par le méningocoque de sérogroupe C.

Chez 10 % à 15 % des personnes infectées par le méningocoque C, les complications peuvent entraîner la mort.

Transmission

Le méningocoque se transmet par les sécrétions du nez ou de la gorge des personnes infectées, qu’elles soient malades ou non. La transmission se fait d’une personne à une autre par un contact avec les sécrétions du nez ou de la gorge d’une personne infectée, par exemple, lors d’un baiser avec échange de salive.

Protection et prévention

Vaccination

La vaccination est le meilleur moyen de se protéger contre les infections à méningocoque.

Il existe plusieurs vaccins contre les infections à méningocoque. Au Québec, selon le calendrier de vaccination du Québec, les enfants peuvent recevoir le vaccin contre le méningocoque C à l’âge de 12 mois, puis un vaccin de rappel en 3e année du secondaire.

D’autres vaccins pourraient être recommandés dans certaines situations ou selon l’état de santé de la personne.

Démarche pour se faire vacciner

Toute personne de moins de 18 ans peut se faire vacciner gratuitement contre le méningocoque de sérogroupe C dans le cadre du Programme québécois d’immunisation. Consultez la page du Programme québécois d’immunisation pour connaître la démarche pour vous faire vacciner.

Les personnes à risque d’être infectées par le méningocoque devraient consulter un professionnel de la santé pour savoir quels vaccins contre le méningocoque leur sont recommandés.

Personnes à risque

Toute personne qui n’est pas protégée contre le méningocoque peut l’attraper. Les enfants de moins de 12 mois sont ceux qui ont le plus de risques d’attraper une infection à méningocoque.

D’autres groupes ont aussi plus de risques d'attraper une infection à méningocoque :

  • les enfants de moins de 5 ans;
  • les adolescents;
  • les personnes qui cohabitent avec plusieurs personnes;
  • les voyageurs qui se rendent dans des régions où la bactérie est présente;
  • les personnes qui présentent des facteurs de risque génétique précis, telles les personnes n’ayant pas de rate ou dont la rate ne fonctionne pas;
  • les personnes déjà atteintes d'une autre infection respiratoire, par exemple la grippe;
  • les fumeurs;
  • les personnes atteintes du VIH.

Particularités

Au Québec, les infections à méningocoque sont des maladies à déclaration obligatoire (MADO).

Les membres du personnel des laboratoires et les professionnels de la santé qui détectent un cas d’infection à méningocoque doivent donc en informer les autorités de santé publique.