Visiteurs (2018)

96 M de touristes et d'excursionnistes :

  • 35 M : Touristes (personnes qui ont fait un voyage d’une nuit ou plus)
  • 61 M : Excursionnistes (personnes qui font un voyage aller-retour d’au moins 40 km dans la même journée)

Recettes touristiques (2018)

Des recettes touristiques de près de 15,7 G$ (hausse de 4,9 %) :

  • 14,4 G$ de dépenses touristiques (dépenses des touristes et des excursionnistes.
  • 1,3 G$ d'autres dépenses (dépenses au Québec des Québécois pour des voyages faits à l'extérieur du Québec et part des frais payés aux transporteurs canadiens par les Canadiens des autres provinces qui est attribuée au Québec.).

Une industrie performante (2018)

À l'échelle canadienne, 2e rang parmi les provinces avec plus du cinquième des dépenses et plus du quart de tous les visiteurs.

Visiteur

96,0 millions de visiteurs :

  • 26,0 millions de touristes québécois;
  • 9,0 millions de touristes hors Québec;
    • 5,0 millions (autres provinces canadiennes);
    • 2,4 millions (États-Unis);
    • 1,7 million (autres pays);
  • 61,0 millions d'excursionnistes majoritairement québécois (93,6 %).

Recettes touristiques

14.4 G$ de dépenses touristiques :

  • Dépenses des touristes : 10,4 G$
    • Entrée de devises étrangères : 3,8 G$
      • États-Unis : 1,7 G$
      • Autres pays : 2,1 G$
    • Marchés nationaux : 6,6 G$
      • Québec : 4,8 G$
      • Autres provinces canadiennes : 1,8 G$
  • Dépenses des excursionnistes : 4,0 G$

Autres dépenses : 1,3 G$

Retombées pour l’économie québécoise

Près de 10 G$ de produit intérieur brut en 2016 (2,5 % de l'économie québécoise).

Plus de 2 G$ de revenus du gouvernement du Québec en 2016 dont 1 G$ de TVQ (soit 6 à 7 % des recettes totales de la TVQ).

30 159 entreprises au Québec dans les secteurs associés au tourisme (12.2 % de toutes les entreprises du Québec en 2018) :

  • Restauration (46,7 %);
  • Loisirs et divertissements (29,0 %);
  • Hébergement (14,3 %);
  • Transport (6,4 %);
  • Services de voyages (3,7 %).

Quelque 402 000 emplois dans les secteurs associés au tourisme (plus de 9 % de tous les emplois au Québec en 2018) :

  • Restauration (59,0 %);
  • Loisirs et divertissements (15,5 %);
  • Transport (14,7 %);
  • Hébergement (8,3 %);
  • Services de voyages (2,6 %).

Répartition des dépenses des touristes au Québec en 2017

Près de la moitié des dépenses touristiques se concentrent dans les régions touristiques de Montréal et de Québec.

Répartitions des dépenses selon les régions

RégionsPourcentage
Montréal33,1
Québec14,9
Laurentides7,6
Cantons-de-l'Est6,7
Montérégie5,1
Mauricie4,2
Outaouais3,1
Saguenay-Lac-St-Jean2,9
Gaspésie2,7
Charlevoix2,1
Chaudières-Appalaches2,1
Lanaudière2,0
Abitibi-Témiscamigue2,0
Bas-Saint-Laurent2,0
Centre-du-Québec1,6
Duplessis0,9
Laval/td>0,9
Manicouagan0,7
Îles-de-la-Madeleine0,4
Baie-James0,2
Nunavik0,0
Eeyou Istchee0,0
Non précisé4,9

Source : Statistique Canada

Principaux marchés internationaux

Principaux marchés internationaux en 2018, données préliminaires

PaysPourcentage
France15,3
Atlantique-Centre (É.-U.)13,9
Nouvelle-Angleterre (É.-U.)9,3
Sud (É.-U.)8,4
Ouest (É.-U.)7,3
Centre-Ouest (É.-U.)6,2
Mexique4.9
Brésil3,9
Chine3,6
Royaume-Uni3,4

Source : Statistique Canada

Une source importante d'argent neuf

Le tourisme permet des entrées de devises étrangères supérieures aux usines de papier.

En 2018, les dépenses des touristes hors Québec dépassaient les 5,5 G$, dont 3,8 G$ provenaient des États-Unis et des autres pays.

Le Ministère estime qu’en 2019, les dépenses touristiques provenant des États-Unis et des autres pays devraient s’approcher des 4,0 G$, portant à près de 5,9 G$ les dépenses touristiques québécoises provenant des visiteurs hors Québec.

Ces dépenses sont d’importantes rentrées de devises étrangères, au même titre que les exportations internationales de marchandises. À cet effet, la Stratégie québécoise de l’exportation 2016-2020 reconnaît le tourisme comme étant le 5e produit d’exportation en importance dans la province.

Année après année, le Québec affiche une balance touristique déficitaire. Parce qu’il implique un certain niveau de richesse, ce déficit ne représente pas un problème économique structurel. Pour l’année 2017, le déficit de la balance touristique atteint 4,5 G$ au Québec.

4,5 G$ de déficit estimé de la balance touristique 2017 :

  • Dépenses estimées des visiteurs étrangers au Québec : 3,6 G$
  • Dépenses des visiteurs québécois à l'étranger : 8,1 G$

La meilleure façon de travailler à résorber ce déficit, en plus de réduire la dépendance de l’industrie au marché intérieur, est d’attirer davantage de touristes étrangers.

À cet effet, depuis 2015, le dollar américain se maintient autour de 1,25 $CA, ce qui représente un facteur d'attraction non négligeable.

Problématique : le déficit de la balance touristique

Il indique que les citoyens voyagent beaucoup à l'étranger et révèle un certain dynamisme économique.

Une industrie en croissance qui présente des perspectives intéressantes

Si la croissance se maintient, l'aviation pourrait soutenir 100 millions d'emplois dans le monde en 2037 (source : IATA, octobre 2018).

En dépit des nombreuses incertitudes qui ébranlent l’économie mondiale, les perspectives de croissance du tourisme sont intéressantes.

Les arrivées de touristes internationaux dans le monde atteignent 1,4 milliard deux ans plus tôt que prévu (source : Organisation mondiale du tourisme, janvier 2019).

Pour les 20 prochaines années, le taux de croissance annuel du trafic de passagers aériens devrait être de 3,5 % (source : IATA, octobre 2018).

Au Canada, le nombre de touristes devrait croître de 2,0 % en 2019 et de 1,8 % en 2020. Les dépenses des touristes devraient quant à elles augmenter de 5,3 % et 4,9 % pour ces mêmes années (source : Conference Board du Canada).

Au Québec, le ministère du Tourisme s’attend à ce que la hausse du nombre de touristes atteigne 2,7 % en 2019, puis 2,4 % en 2020. Cela aurait pour effet de porter les dépenses des touristes à 10,9 G$ en 2019 et à 11,5 G$ en 2020.

Cette activité touristique supplémentaire aura des retombées positives sur l’ensemble du territoire québécois : en 2018, plus des deux tiers des entreprises liées à l’activité touristique se situaient à l’extérieur des régions de Montréal et de Québec.

Ces entreprises sont majoritairement petites : en 2018, 43,6 % des entreprises comptaient moins de 5 employés et 82,4 % d’entre elles comptaient moins de 20 employés.

Une industrie en mutation

D’importants changements structuraux animent l’activité touristique mondiale et commandent une adaptation rapide des interventions.

Parts de marché du tourisme selon les régions du monde.

Parts de marchéAsie et PacifiqueMoyen-OrientAfriqueEuropeAmériques
201022 %6 %5 %16 %51 %
203030 %8 %7 %14 %41 %
Variation8 %2 %2 %-2 %-10 %

Au mitan du siècle dernier, le Canada occupait le 2e rang des destinations les plus visitées du monde. Son positionnement a régressé de façon accélérée depuis le début des années 2000. En 2017, le Canada occupait le 18e rang quant au nombre de touristes (18e rang au chapitre des recettes).

Le taux de change est un des principaux déterminants de notre performance sur le marché des États-Unis.

Les dépenses des touristes américains au Québec étaient, de façon générale, en baisse depuis l’année record 2002 et cette baisse était directement liée à l’évolution du taux de change. Toutefois, les dernières années ont été témoins d’un retour des Américains au Québec. En 2018, leurs dépenses ont nettement augmenté par rapport à 2017 et le Ministère s’attend à une hausse d’environ 5,5 % pour l’année 2019.

Les dépenses des touristes provenant des autres pays que les États-Unis ont augmenté entre la crise du SRAS de 2003 et la crise économique de 2008-2009. Depuis 2010, la croissance se maintient. Il est attendu que celle-ci se poursuive en 2019.

Au Québec, le tourisme dépend de plus en plus du marché intérieur. En 2000, les dépenses des Québécois représentaient 58,2 % des recettes touristiques du Québec. Elles en représentaient près de 63,0 % en 2017.