Le bruit occasionné par la circulation routière peut affecter la santé et la qualité de vie de la population vivant à proximité des voies de circulation. C’est pourquoi le gouvernement met en place des moyens pour atténuer le bruit généré par le réseau routier supérieur sous sa gestion.
Mesures du bruit et modélisation
Le gouvernement réalise des études acoustiques notamment pour évaluer le niveau d’exposition au bruit près des routes ou des autoroutes existantes, là où il y a des problèmes connus. Des études sont aussi réalisées pour évaluer l’impact sonore d’infrastructures routières futures, ou existantes appelées à être modifiées. Ces études permettent, entre autres, de définir les mesures efficaces pour réduire le bruit.
Le niveau de bruit se mesure généralement en décibels A (dBA), unités qui tiennent compte de la perception humaine. Plus le bruit est fort, plus le nombre de décibels est élevé. Si le niveau de bruit dépasse un certain seuil, des mesures peuvent être prises pour réduire les nuisances sonores.
Le bruit routier est évalué à la fois sur le terrain et par modélisation informatique. Cette dernière prend en compte plusieurs facteurs, comme le volume de circulation, la vitesse des véhicules et les caractéristiques du terrain. Entre également en jeu l’ensemble des sources de bruit dans le secteur, y compris le réseau routier local. Cependant, le gouvernement est uniquement responsable de la gestion du bruit provenant de son réseau routier.
Corriger et prévenir le bruit routier
Conformément à la Politique de gestion du bruit routier, le gouvernement utilise deux approches complémentaires pour réduire les effets du bruit routier dans les zones sensibles. Ces zones résidentielles, institutionnelles ou récréatives sont situées près du réseau routier sous sa gestion. Les approches servent, pour l’une, à corriger le bruit routier et, pour l’autre, à le prévenir:
Approche corrective: elle s’applique aux zones sensibles pour lesquelles un permis de construction a été délivré par la municipalité avant mars 1998. Cette approche se fait en collaboration avec la municipalité concernée. Elle vise à atténuer les principaux problèmes de pollution sonore reliés au réseau routier sous la gestion du gouvernement. L’écran antibruit est la mesure d’atténuation la plus couramment utilisée.
Approche préventive: elle s’applique aux projets de construction ou de modification d’infrastructures routières lorsqu’ils peuvent changer le niveau de bruit dans les zones sensibles situées à proximité. Elle s’applique également à l’aménagement du territoire et encadre les expansions de zones sensibles à proximité du réseau routier. Elle vise à prévenir les éventuels problèmes de pollution sonore liés à la circulation routière.
En plus de ces deux approches, le gouvernement mise également sur la sensibilisation et sur un cadre légal, notamment le Code de la sécurité routière et les règlements municipaux sur les nuisances, qui visent à régir les bruits provenant de véhicules trop bruyants ou de comportements dérangeants.
Aménagements pour réduire le bruit
En architecture, on peut organiser les pièces et orienter les fenêtres, les systèmes de ventilation et les balcons pour limiter la pénétration du bruit dans les logements. On peut, par exemple, les placer du côté opposé à la source de bruit. Il est également possible d’utiliser des matériaux qui absorbent le son sous les balcons. En ce qui concerne les murs, les toits, les fenêtres et les portes, il est possible d’augmenter leur insonorisation pour empêcher le bruit extérieur de pénétrer.
En urbanisme et en design urbain, on peut créer des espaces tampons, comme des zones vertes, ou utiliser la topographie pour bloquer le son. Par exemple, une colline ou un terrain en pente peuvent aider à créer une barrière naturelle qui dévie ou absorbe le bruit. Si c’est impossible, des écrans antibruit peuvent être installés le long des routes et des autoroutes pour atténuer le son de la circulation routière dans les zones sensibles. De même, des bâtiments industriels ou commerciaux orientés de manière stratégique peuvent servir de barrière contre le bruit.
Il existe également des solutions qui peuvent être mises en place pour atténuer le bruit routier à la source. Les revêtements routiers peuvent être choisis de manière à réduire le bruit provenant de la chaussée. La modification à la baisse des limites de vitesse peut également être envisagée. De plus, la modification de la géométrie et du tracé de la route peut aider à éloigner la source de bruit des résidents à proximité.