Le secteur porcin est le deuxième secteur agroalimentaire en importance au Québec. Le Québec est le premier producteur de porcs d’abattage au Canada avec près de 34% de l’abattage de porcs au Canada. De plus, la production québécoise comble environ 40% de la consommation canadienne et 70% de la consommation québécoise.
L'industrie porcine a su mettre en place une structure qui permet d’élever, d’abattre et de transformer chez nous près de 100% de la production du Québec. Elle procure ainsi 29000 emplois directs ou indirects (2020).
Les consommateurs sont de plus en plus exigeants quant aux pratiques d'élevage. Au plus tard en 2029, toutes les entreprises porcines devront répondre aux plus récentes normes en matière de bien-être animal, en fournissant notamment de plus grandes superficies d’élevage aux truies et aux porcs.
Voici un portrait statistique de l'industrie porcine au Québec (données de 2023) :
nombre d’entreprises de production : 1943;
volume de production : 6,9millions de bêtes;
consommation au Canada : 22,8kg par personne;
recettes en provenance du marché : 1,6milliard$;
recettes provenant de la transformation : 4,4milliards$.
Répartition des producteurs de porcs au Québec
Les entreprises porcines sont réparties dans toutes les régions du Québec, mais elles se trouvent principalement en Montérégie (31%), Chaudière‑Appalaches (30%), dans le Centre-du-Québec (13%) et en Estrie (8%).
Porc de qualité
L’élevage de porcs est exigeant. Il comprend de nombreuses activités, dont la reproduction, la production de porcelets et l’engraissement des animaux. Les éleveurs québécois se spécialisent dans une seule de ces activités ou en mènent plusieurs à la fois.
Les producteurs adaptent leurs pratiques en fonction de la demande et des préférences des consommateurs (p. ex. : porc bio, porc sans antibiotique, etc.). À cet égard, différents facteurs, comme la génétique, le type d’élevage ou l’alimentation des animaux, influent sur les caractéristiques de la viande : pourcentage de gras, couleur, persillage, texture, etc.
Porc bio
Le Québec est un joueur de premier plan dans la production, la transformation et l’exportation de viande de porcs biologiques en Amérique du Nord. On compte une vingtaine d’entreprises qui produisent du porc certifié bio. La majorité de ces entreprises sont petites et se spécialisent dans le commerce de proximité.
L’ensemble des activités de transformation du porc est présent au Québec. On compte 6grandes entreprises d'abattage et de désossage et plus de 500 établissements qui s'emploient à la préparation de pièces de viande et de produits prêts à manger destinés aux consommateurs.
Parmi les viandes préférées des Canadiens, la viande porcine arrive en troisième position. Sa part de vente était de 21% dans le comptoir des viandes fraiches et congelées des grands détaillants alimentaires du Québec (moyenne 2022-2023).
La viande de porc sert notamment à la fabrication :
de charcuteries (jambon, cretons, saucisse, pâté, bacon, etc.);
de mets préparés (viande marinée, osso buco, porc effiloché, pâté à la viande, etc.).
Exportations
Le Québec est le plus important exportateur de viande de porc du Canada. Il fournit environ 35% des exportations canadiennes de viande de porc. Cela représente 1,6milliard$ quant à la valeur des exportations.
À l’échelle internationale, le Québec se situe au cinquième rang des principaux exportateurs pour les viandes réfrigérées et congelées, après l’Union européenne, les États-Unis, le Brésil et le reste du Canada. Le porc du Québec est exporté dans 70pays.
Principales destinations des exportations de viande de porc (en valeur)
Le Québec exporte principalement la viande de porc aux États-Unis (35%), en Chine et à Hong Kong (19%), aux Philippines (12%), au Japon (9%), et au Mexique (7%).
Développement durable
L’industrie porcine est soumise à une règlementation environnementale rigoureuse. Des mesures sont mises en œuvre, entre autres, pour minimiser les odeurs et les risques de contamination de l’eau et des sols. Ces mesures concernent notamment :
l’amélioration des pratiques d’élevage;
la gestion du lisier de porc;
l’aménagement des bâtiments;
l'utilisation de nouveaux équipements et outils.
Le regroupement Les Éleveurs de porcs du Québec présente ses engagements et son bilan en matière de développement durable dans son rapport de responsabilité sociale tous les trois ans.
Bien-être animal
Les établissements de production porcine doivent satisfaire aux exigences du Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage. Les nouvelles règles portent sur les aires de vie, les soins et le transport des animaux. Elles sont en vigueur depuis 2014 et ont été révisées par un groupe d’experts en 2020. Les éleveurs ont jusqu’en 2029 pour s’y conformer.