Impatiente glanduleuse
Ventes et culture interdites
La vente de cette espèce et sa culture à des fins de multiplication sont interdites au Québec en vertu du nouveau Règlement sur les espèces floristiques exotiques envahissantes.
Impatiente glanduleuse. © Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs
Nom français
Impatiente glanduleuse
Autre(s) nom(s) français
Impatiente de l’Himalaya, balsamine de l’Himalaya, balsamine géante, balsamine glanduleuse, millefleurs
Nom anglais
Purple jewelweed
Autre(s) nom(s) anglais
Glandular touch-me-not, Himalayan balsam, Indian balsam, Ornamental jewelweed, Policeman’s helmet
Impatiens glandulifera Royle
Groupe de plantes
Herbacées
Situation au Québec
Espèce envahissante
Famille
Balsaminaceae
Dans cette page :
Description
L’impatiente glanduleuse est une plante herbacée annuelle de grande taille. Elle produit des fleurs roses, pourpres ou blanches. Originaire du nord de l’Inde et du Pakistan, elle est considérée comme une espèce exotique envahissante.
Identification
Tige
Les tiges de l’impatiente glanduleuse sont droites et parfois ramifiées. Elles sont lisses, creuses et de couleur verte à rougeâtre. Elles peuvent mesurer jusqu’à 2,5 m de haut. Les tiges portent parfois de petites glandes de couleur pourpre à la base des feuilles.

Tige de l’impatiente glanduleuse. © Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs
Feuilles
Les feuilles de l’impatiente glanduleuse sont ovales et effilées aux deux extrémités. Elles mesurent de 6 à 15 cm de long sur 3 à 7 cm de large, et leur contour est dentelé. Elles sont disposées de façon opposée sur la tige, mais il arrive qu’elles soient disposées en groupes de 3 autour de la tige. Les feuilles portent des nervures qui peuvent être rosées.

Feuilles de l’impatiente glanduleuse. © Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs
Fleurs
Les fleurs de l’impatiente glanduleuse sont regroupées en grappes de 2 à 14 fleurs. Elles sont roses, pourpres ou blanches et composées de 5 pétales. Les fleurs ont une forme irrégulière similaire à celle d'un capuchon. Elles mesurent de 3 à 4 cm de long sur 2 cm de large. La floraison a lieu de juillet à fin septembre.

Fleur de l’impatiente glanduleuse. © Louis-M. Landry
Fruits
Les fruits de l’impatiente glanduleuse sont des capsules mesurant de 2 à 3 cm de long. Ils renferment jusqu’à 16 graines sphériques de couleur brune ou noire, pouvant atteindre 7 mm de diamètre. Les capsules matures explosent lorsqu'elles sont touchées, propulsant les graines sur une distance qui peut atteindre 5 m. Chaque plant peut produire jusqu'à 800 graines.

Fruits de l’impatiente glanduleuse. © Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs
Racines
Le système racinaire de l’impatiente glanduleuse est dense et se développe en surface. Les racines sont disposées en rayons autour de la base des tiges. Des racines aériennes peuvent également se développer sur la tige.

Racines de l’impatiente glanduleuse. © Leslie J. Mehrhoff, University of Connecticut, Bugwood.org

Racines aériennes de l’impatiente glanduleuse. © Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs
Espèces similaires
Impatiente pâle (Impatiens pallida)
Impatiente de Balfour (Impatiens balfourii)
Distinctions
Les impatientes du Cap et pâle peuvent facilement être différenciées de l’impatiente glanduleuse par la teinte de leurs fleurs, qui varie du jaune pâle au rouge orangé, ainsi que par l’absence de coloration pourpre sur la tige et les feuilles.
L’impatiente de Balfour se distingue par ses fleurs bicolores : la partie supérieure de la fleur est blanche, alors que la partie inférieure est rose pâle. De plus, son centre est souvent taché de jaune.
Répartition
Originaire du nord de l’Inde et du Pakistan, l’impatiente glanduleuse a été introduite en Amérique du Nord au 19e siècle à des fins ornementales. La première observation en milieu naturel au Québec a eu lieu en 1939, à Montréal.
L’espèce est présente dans toutes les provinces de l’est du Canada, soit l’Ontario, le Québec et les provinces maritimes. Dans le nord-est des États-Unis, elle est présente dans plusieurs États, dont ceux voisins du Québec : l’État de New York, le Vermont et le Maine.
Bien qu’elle soit présente dans toutes les régions du Québec, sauf le Nord-du-Québec, l’impatiente glanduleuse est surtout abondante dans le sud-ouest de la province.
Présence au Québec
Origine
Exotique
État de la situation
L’impatiente glanduleuse est établie au Québec. Puisqu’elle se propage facilement dans différents types d’habitats, de nouvelles observations sont signalées chaque année.
Signalement
Puisque l’impatiente glanduleuse est une espèce exotique envahissante au Québec, il est important de signaler sa présence à l’aide de l’outil Sentinelle afin de permettre de brosser un meilleur portrait de la situation au Québec et de suivre son évolution.
Habitat
L'impatiente glanduleuse a besoin de lumière, mais peut tolérer un ombrage modéré. Elle pousse dans les sols humides, les tourbières ou les plaines inondables. Elle peut être observée en milieu agricole, dans les clairières, les bandes riveraines, les prairies et les milieux urbains ou perturbés.
Reproduction et propagation
L’impatiente glanduleuse se reproduit par ses graines. Après l’éclatement des capsules à maturité, les graines peuvent être transportées par l’eau, surtout lors des crues. Les graines possèdent un mécanisme de dormance qui est levé après une exposition au froid (4 °C et moins) pendant plusieurs jours. La littérature n’indique pas que les graines sont viables plus d’un an.
L’espèce est encore parfois utilisée en horticulture, et cette pratique peut contribuer à sa propagation.
Conséquences, prévention et contrôle
L’impatiente glanduleuse est considérée comme une espèce exotique envahissante floristique qui présente un
risque modéré
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pour la biodiversité et l’environnement du Québec. Elle figure sur la liste des espèces contre lesquelles on doit lutter en priorité au Québec. De plus, elle est visée par le
En formant rapidement des colonies denses, l’impatiente glanduleuse nuit à la croissance des plantes indigènes, réduisant ainsi considérablement la diversité floristique des milieux qu’elle envahit. Elle peut également favoriser l’érosion des rives.
Il est donc important de faire ce qui suit :
- Surveiller attentivement son introduction dans les milieux naturels;
- Signaler sa présence pour permettre de suivre sa répartition et son évolution;
- Évaluer les risques et les impacts de sa présence.
Méthode de prévention
Des gestes simples et efficaces peuvent être posés afin de prévenir l’introduction et la propagation de l’impatiente glanduleuse :
- Apprendre à la reconnaître;
- Éviter de la semer, de la planter, de la multiplier ou de la transporter;
- Éviter de disperser ses graines lors du déplacement de terre et de machinerie;
- Éviter également d’utiliser cette terre;
- Rester sur les sentiers et les chemins désignés lors de vos sorties en forêt;
- S’assurer de nettoyer vos chaussures et vos vêtements afin d’éviter de disperser des graines avant et après vos sorties en nature;
- Jeter aux poubelles les résidus d’impatiente glanduleuse qui contiennent des graines. Ne pas les laisser dans la nature ni les composter.
Méthodes de contrôle
L’arrachage des plants à la main est la principale méthode de contrôle recommandée. Les travaux doivent idéalement se dérouler de l’amont vers l’aval, lorsque l’espèce est présente sur les rives. Cela évitera une réinvasion du site par l’apport de graines transportées par le cours d’eau.
Il est préférable d’entamer les travaux tôt en saison avant la période de floraison. La plante sera alors plus facile à extraire, et les autres plantes pourront recouvrir le sol avant l’automne.
Les plantes arrachées qui ne contiennent pas de fruits peuvent être laissées sur place, car elles n’ont pas la capacité de s’enraciner de nouveau.
Il est recommandé d’effectuer un suivi quelques semaines après les travaux pour repérer les tiges qui auraient été oubliées. De plus, un suivi devrait être effectué l’année suivant les travaux pour s’assurer qu’il n’y a pas de nouveaux plants.
En dernier recours, vous pouvez utiliser des herbicides homologués. Avant leur utilisation, assurez-vous de respecter la réglementation en vigueur et les conditions d’utilisation du produit. Pour plus d’information, consultez la page Application de pesticides commerciaux.
Pour les interventions dans les milieux humides, ainsi que sur les rives et le littoral des lacs et des cours d’eau, il peut être nécessaire d’obtenir des autorisations. Consultez votre municipalité et le bureau du Ministère de votre région avant d’intervenir dans ces milieux.
Pour en savoir plus
Références
BROUILLET, L., F. COURSOL, S. J. MEADES, M. FAVREAU, M. ANIONS, P. BÉLISLE et P. DESMET (2010+). VASCAN, la Base de données des plantes vasculaires du Canada, [En ligne]. [
CLEMENTS, D., K. FEENSTRA, K. JONES et R. STANIFORTH (2008). « The biology of invasive alien plants in Canada. 9. Impatiens glandulifera Royle », Canadian Journal of Plant Science, vol. 88, novembre, p. 403-417.
LAVOIE, C. (2019). 50 plantes envahissantes : protéger la nature et l’agriculture. Québec : Les Publications du Québec, 415 p.
À consulter aussi
-
Note de bas de page numéro 1Espèces qui peuvent nuire à certaines espèces indigènes ou perturber certains écosystèmes, sans causer d’impacts graves. Pour plus d’information concernant l’exercice de classification du niveau de risque, consultez les Espèces exotiques envahissantes floristiques nuisibles à la biodiversité au Québec (PDF 615 Ko) Retour à la référence de la note numéro 1
Dernière mise à jour : 17 juillet 2026