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Fiches des espèces floristiques
Ventes et culture interdites
La vente de cette espèce et sa culture à des fins de multiplication sont interdites au Québec en vertu du nouveau Règlement sur les espèces floristiques exotiques envahissantes.
Kudzu. © Daren Mueller, Iowa State University, Bugwood.org
Nom français
Kudzu
Nom anglais
Kudzu
Pueraria montana (Loureiro) Merrill
Groupe de plantes
Herbacées
Situation au Québec
Espèce envahissante
Famille
Fabaceae
Description
Le kudzu est une vigne (plante herbacée vivace) qui s’enroule autour des structures, des arbres, des arbustes, ou sur elle-même, pour recouvrir de vastes superficies. Il peut pousser très rapidement et atteindre une hauteur de 30 m. Originaire d’Asie, il est considéré comme une espèce exotique envahissante.
Identification
Tige
Les tiges du kudzu sont ligneuses et grimpantes, mesurant de 0,5 à 2,5 cm de diamètre et atteignant jusqu’à 30 m de long. Les jeunes tiges sont jaune-vert et poilues. Les tiges peuvent s’allonger de 30 cm par jour.

Tiges et feuilles de kudzu. © Leslie J. Mehrhoff, University of Connecticut, Bugwood.org
Feuilles
Les feuilles du kudzu sont disposées en alternance sur la tige. Elles sont composées de trois folioles Lire le contenu de la note numéro 1 dont chacune peut mesurer de 7 à 25 cm de long sur 5 à 20 cm de large. Ces folioles peuvent être entières ou comporter deux ou trois parties (lobes) chacune. Les feuilles sont couvertes de poils fins répartis sur la surface.

Feuilles de kudzu. © Forest and Kim Starr, Starr Environmental, Bugwood.org
Fleurs
Les fleurs du kudzu sont regroupées en racèmes, c’est-à-dire portées par des rameaux de 10 à 30 cm de long. La couleur des pétales varie de rose à pourpre, et les fleurs sont pollinisées par les insectes. La floraison a lieu de juillet à octobre.

Inflorescence du kudzu. © Peggy Greb, USDA Agricultural Research Service, Bugwood.org
Fruits
Le kudzu produit de longues gousses poilues et aplaties de 2 à 13 cm de long. Elles sont d’abord vertes, puis deviennent brunes à maturité. Elles renferment de 1 à 15 graines qui ressemblent à des fèves. Leur couleur varie de gris à marron.

Gousses du kudzu. © James H. Miller & Ted Bodner, Southern Weed Science Society, Bugwood.org

Fèves du kudzu. © Steve Hurst, USDA NRCS PLANTS Database, Bugwood.org
Racines
Les racines du kudzu sont étendues et tubéreuses. L’ensemble peut mesurer de 18 à 45 cm de diamètre.

Racines du kudzu. © Nancy Loewenstein, Auburn University, Bugwood.org
Distinctions
Le kudzu peut être confondu avec deux espèces indigènes : l’amphicarpe bractéolée et l’herbe à puce. L’amphicarpe bractéolée se distingue par ses fruits (gousses) moins pubescents, ses folioles largement ovées sans lobe et ses fleurs en grappes. L’herbe à puce se distingue par ses feuilles lustrées parfois irrégulièrement dentées et ses fleurs blanches en grappes disposées à l’aisselle des feuilles.
Répartition
Originaire d’Asie, le kudzu a été introduit en Amérique du Nord en 1876 pour des raisons horticoles lors d’une exposition universelle.
Au Canada, l’espèce n’est seulement présente qu’en Ontario, dans la municipalité de Leamington, située à l’extrémité sud de la province. Dans le nord-est des États-Unis, elle est présente dans plusieurs États, dont l’État de New York, voisin du Québec.
Présence au Québec
Origine
Exotique
État de la situation
Le kudzu n’a jamais été observé au Québec, il est donc considéré comme absent.
Signalement
Le kudzu est réglementé par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). Sa présence doit être signalée au ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), au moyen de l’outil Sentinelle, ou à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (
Habitat
Le kudzu pousse principalement dans les régions chaudes et humides, où les hivers sont doux (entre 5 et 15 °C). Il peut toutefois tolérer le gel et croître dans différents milieux et types de sols. Il pousse dans les milieux ouverts, les boisés, les plantations, les vergers, en bordure des forêts ou des routes et dans les champs abandonnés. Il ne tolère pas les sols minces, très humides ou basiques.
Reproduction et propagation
Selon ce qu’on a observé aux États-Unis et en Ontario, le kudzu se propage principalement de façon végétative, c’est-à-dire par la formation de nouvelles tiges qui émergent de son système racinaire étendu. La reproduction sexuée est possible, car la saison de croissance dans le sud du Canada est assez longue pour permettre la production de semences. Toutefois, elle demeure marginale.
Conséquences, prévention et contrôle
Le kudzu est considéré comme une espèce exotique envahissante floristique qui présente un
risque faible
Lire le contenu de la note numéro 2
pour la biodiversité et l’environnement du Québec. Il est visé par le
Bien que l’espèce soit reconnue comme incapable de survivre aux rudes hivers dans l’est du Canada, il y a des raisons de croire que les organes souterrains résistent à des températures aussi froides que -30 °C. Les conséquences environnementales de cette espèce ont été bien documentées aux États-Unis. Le kudzu a la capacité de former des populations denses qui peuvent recouvrir la végétation indigène, les cultures et mêmes les infrastructures avoisinantes. De plus, il peut altérer le cycle naturel de l’azote dans le sol, entraînant des conséquences à long terme qui sont encore peu documentées.
Il est donc important de faire ce qui suit :
- Surveiller attentivement son introduction dans les milieux naturels;
- Signaler sa présence pour permettre de suivre sa répartition et son évolution;
- Évaluer les risques et les impacts de sa présence.
Méthode de prévention
Des gestes simples et efficaces peuvent être posés afin de prévenir l’introduction et la propagation du kudzu :
- Apprendre à le reconnaître;
- Éviter de le semer, de le planter, de le multiplier ou de le transporter;
- Éviter de disperser ses graines et ses fragments de racines lors du déplacement de terre et de machinerie;
- Éviter également d’utiliser cette terre;
- Rester sur les sentiers et les chemins désignés lors de vos sorties en forêt;
- S’assurer de nettoyer vos chaussures et vos vêtements afin d’éviter de disperser des graines avant et après vos sorties en nature;
- Jeter aux poubelles les résidus de kudzu qui contiennent des fruits et des racines. Ne pas les laisser dans la nature ni les composter.
Méthodes de contrôle
La lutte contre le kudzu n’a pas été testée au Québec. Toutefois, étant donné que l’espèce se reproduit de façon végétative, la lutte est présumée ardue. Il est donc préférable de commencer les travaux de contrôle dès l’apparition de nouvelles colonies, en se concentrant sur la prévention et la détection précoce. Après les interventions, un suivi rigoureux est nécessaire pour éliminer les nouveaux plants.
Le défi de la lutte contre le kudzu repose sur la difficulté d’éliminer les parties souterraines de la plante.
Une fauche répétée plusieurs fois durant l’été donne parfois de bons résultats pour réduire la biomasse. Toutefois, même après plusieurs années, les colonies sont rarement éradiquées.
En dernier recours, vous pouvez utiliser des herbicides homologués. Avant leur utilisation, assurez-vous de respecter la règlementation en vigueur et les conditions d’utilisation du produit. Pour plus d’information, consultez la page Application de pesticides commerciaux.
Pour les interventions dans les milieux humides ainsi que sur les rives et le littoral des lacs et des cours d’eau, il peut être nécessaire d’obtenir des autorisations. Consultez votre municipalité et le bureau du Ministère de votre région avant d’intervenir dans ces milieux.
Références
BROUILLET, L., F. COURSOL, S. J. MEADES, M. FAVREAU, M. ANIONS, P. BÉLISLE et P. DESMET (2010+). VASCAN, la Base de données des plantes vasculaires du Canada, [En ligne]. [
LAVOIE, C. (2019). 50 plantes envahissantes : protéger la nature et l’agriculture, Québec, Les Publications du Québec, 415 p.
LINDGREN, C. J., K. L. CASTRO, H. A. COINER, R. E. NURSE, R E. et S. J. DARBYSHIRE (2013). « The Biology of Invasive Alien Plants in Canada. 12. Pueraria montana var. lobata (Willd.) Sanjappa & Predeep », Canadian Journal of Plant Science, vol. 93, no 1, janvier, p. 71-95.
À consulter aussi
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Note de bas de page numéro 1La foliole est une partie d'une feuille composée, c'est-à-dire une division ou un segment de la feuille qui est elle-même divisée en plusieurs segments. Retour à la référence de la note numéro 1
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Note de bas de page numéro 2Espèces dont les impacts sur la biodiversité et les écosystèmes demeurent limités. Pour plus d’information concernant l’exercice de classification du niveau de risque, consultez les Espèces exotiques envahissantes floristiques nuisibles à la biodiversité au Québec (PDF 615 Ko). Retour à la référence de la note numéro 2
Dernière mise à jour : 14 septembre 2026