Le kudzu est considéré comme une espèce exotique envahissante floristique qui présente un
risque faible
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pour la biodiversité et l’environnement du Québec. Il est visé par le Règlement sur les espèces floristiques exotiques envahissantes. Il est donc interdit d’en faire la culture (multiplication, production) et la vente au Québec à compter du 4 juin 2026.
Bien que l’espèce soit reconnue comme incapable de survivre aux rudes hivers dans l’est du Canada, il y a des raisons de croire que les organes souterrains résistent à des températures aussi froides que -30 °C. Les conséquences environnementales de cette espèce ont été bien documentées aux États-Unis. Le kudzu a la capacité de former des populations denses qui peuvent recouvrir la végétation indigène, les cultures et mêmes les infrastructures avoisinantes. De plus, il peut altérer le cycle naturel de l’azote dans le sol, entraînant des conséquences à long terme qui sont encore peu documentées.
Il est donc important de faire ce qui suit :
- Surveiller attentivement son introduction dans les milieux naturels;
- Signaler sa présence pour permettre de suivre sa répartition et son évolution;
- Évaluer les risques et les impacts de sa présence.
Méthode de prévention
Des gestes simples et efficaces peuvent être posés afin de prévenir l’introduction et la propagation du kudzu :
- Apprendre à le reconnaître;
- Éviter de le semer, de le planter, de le multiplier ou de le transporter;
- Éviter de disperser ses graines et ses fragments de racines lors du déplacement de terre et de machinerie;
- Éviter également d’utiliser cette terre;
- Rester sur les sentiers et les chemins désignés lors de vos sorties en forêt;
- S’assurer de nettoyer vos chaussures et vos vêtements afin d’éviter de disperser des graines avant et après vos sorties en nature;
- Jeter aux poubelles les résidus de kudzu qui contiennent des fruits et des racines. Ne pas les laisser dans la nature ni les composter.
Méthodes de contrôle
La lutte contre le kudzu n’a pas été testée au Québec. Toutefois, étant donné que l’espèce se reproduit de façon végétative, la lutte est présumée ardue. Il est donc préférable de commencer les travaux de contrôle dès l’apparition de nouvelles colonies, en se concentrant sur la prévention et la détection précoce. Après les interventions, un suivi rigoureux est nécessaire pour éliminer les nouveaux plants.
Le défi de la lutte contre le kudzu repose sur la difficulté d’éliminer les parties souterraines de la plante.
Une fauche répétée plusieurs fois durant l’été donne parfois de bons résultats pour réduire la biomasse. Toutefois, même après plusieurs années, les colonies sont rarement éradiquées.
En dernier recours, vous pouvez utiliser des herbicides homologués. Avant leur utilisation, assurez-vous de respecter la règlementation en vigueur et les conditions d’utilisation du produit. Pour plus d’information, consultez la page Application de pesticides commerciaux.
Pour les interventions dans les milieux humides ainsi que sur les rives et le littoral des lacs et des cours d’eau, il peut être nécessaire d’obtenir des autorisations. Consultez votre municipalité et le bureau du Ministère de votre région avant d’intervenir dans ces milieux.