La Ville de Candiac a choisi de construire son nouveau garage municipal en gros bois d’œuvre, une ressource locale et renouvelable. L’utilisation du bois contribue de plus au développement durable au Québec.
Malgré l’absence de freins légaux, l’acier est privilégié par rapport au bois lors de la construction des structures de garages municipaux, et ce, pour des raisons économiques. D’ailleurs, à ce jour, il y a peu de bâtiments industriels en bois au Québec, et ceux qui existent sont de 2 à 10fois plus petits que le garage municipal prévu par la Ville de Candiac. Cette dernière désire innover et faire la démonstration qu’il est possible de privilégier une structure en bois pour un bâtiment industriel tout en respectant les contraintes budgétaires. Pour s’assurer d’obtenir une conception de bâtiment adaptée, stratégique et performante, la Ville travaillera de concert avec les ingénieurs concepteurs et les manufacturiers de structure en bois. À terme, ce bâtiment pourra servir de vitrine technologique en bois et démontrer les possibilités d’utilisation du bois dans la construction de bâtiments municipaux et industriels.
Le nouveau garage municipal de Candiac comportera une deuxième innovation, soit l’intégration d’un toit végétalisé. Au Québec, aucun bâtiment industriel en bois ne comporte de toit vert, car la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) ne l’autorise pas depuis la publication en 2015 de son guide technique. En raison du caractère novateur de ce projet, la Ville a pris le temps de valider que ce type de projet est pertinent et réalisable. Par exemple, les toits verts sur bâtiments combustibles sont permis dans d’autres villes canadiennes, dont Toronto depuis2009, ainsi qu’en Angleterre. La Chaire industrielle de recherche du CRSNG sur la construction écoresponsable en bois (CIRCERB) a déjà présenté ses résultats de recherche sur la caractérisation et l’analyse des risques incendie dans les toitures végétalisées à la RBQ et cette dernière semblait ouverte à ceux-ci. En outre, plusieurs villes au Canada se basent sur la norme ANSI/SPRIVF-1 pour encadrer la construction de toits verts sur leur territoire et aucun type de structure n’est prohibé par cette norme.
La Ville a ainsi fait appel à des experts en Code du bâtiment, afin de réaliser une analyse du code, des normes et des lois en vigueur, des modélisations et des essais de laboratoire ainsi que la compilation de toutes les preuves démontrant qu’il est possible et sécuritaire d’installer un toit vert sur un bâtiment dont la structure est en bois.