Opérations de surveillance et de contrôle de la rage du raton laveur

Déplacement d’animaux interdit en Estrie et en Montérégie

Jusqu’au 6 avril 2026, il est interdit de déplacer ou relocaliser les ratons laveurs, mouffettes rayées, renards gris et roux ainsi que les coyotes et leurs hybrides, lorsqu’ils sont vivants, sur le territoire des municipalités (PDF 201 Ko) situées autour des cas connus de rage du raton laveur. 

Si vous capturez un animal importun (raton laveur, mouffette rayée, renard gris, renard roux ou coyote) et qu’il n’a pas été possible au préalable de l’effaroucher ou de l’empêcher de causer des dommages sur votre propriété, deux options s’offrent à vous :

  • Relâcher l’animal sur place (à l’extérieur d’un bâtiment);
  • Abattre l’animal (en dernier recours). Aucun permis n’est requis dans ce contexte, et cela peut être fait en dehors des périodes de chasse et de piégeage.

La rage, un risque pour vous et vos animaux de compagnie

Si vous avez été mordu ou griffé par un animal ou en contact avec sa salive, consultez la section Que faire après un contact avec un animal possiblement infecté de la page Rage chez l’humain.

Si vous soupçonnez que votre animal domestique a eu un contact avec un animal atteint de la rage, consultez immédiatement votre médecin vétérinaire.

Si vous soupçonnez qu’un animal sauvage est atteint de la rage, tenez-vous à distance et signalez sa présence au 1 877 346-6763 ou remplissez le formulaire en ligne. L’animal pourrait être récupéré pour analyse.

Le gouvernement du Québec a mis en place un plan de lutte contre la rage du raton laveur. Il prévoit des opérations de surveillance et de contrôle afin de limiter la propagation de ce variant de la rage au Québec. 

Les animaux visés par les opérations de surveillance et de contrôle de la rage du raton laveur sont les ratons laveurs, les mouffettes et les renards.

Opérations de surveillance

Les opérations de surveillance consistent à recueillir, dans les zones à risque, les animaux morts ou qui présentent des signes de la rage, afin de procéder à des analyses pour déterminer s’ils sont ou non atteints de la maladie.

La surveillance de la rage du raton laveur a pour objectifs de :

  • Détecter les cas de rage du raton laveur chez les animaux sauvages en territoire québécois afin d’identifier rapidement l’apparition d’un foyer de rage;
  • Mesurer l’intensité et la durée de l’éclosion de rage du raton laveur au Québec, ainsi que l’étendue du territoire touché;
  • Suivre la situation de la rage du raton laveur hors du Québec, car la maladie pourrait représenter une menace pour de nouveaux secteurs;
  • Fournir des données qui permettront d’établir des constats scientifiques et épidémiologiques et de réaliser des analyses de risque.

Pour en savoir plus, consultez la carte sur la répartition des spécimens collectés (PDF 1,74 Mo) dans le cadre de la surveillance de la rage du raton laveur au Québec. Vous pouvez également consulter la liste des cas de rage détectés au Québec.

Des bilans de ces opérations de surveillance sont disponibles :

Zone de surveillance rehaussée

La zone de surveillance rehaussée, située en Montérégie et en Estrie, est le secteur où la probabilité de détecter des cas de rage chez les animaux sauvages est la plus élevée, en raison de la présence de cas dans ce secteur au Québec ou dans les territoires voisins. Dans cette zone, les citoyens sont mis à contribution pour signaler les animaux suspects tout au long de l’année. Leur collaboration est essentielle, car parmi tous les spécimens analysés, c’est chez les animaux signalés par les citoyens que les chances de trouver un animal atteint de la rage sont les plus grandes.

La zone comprend 180 municipalités, territoires autochtones et territoires non organisés (TNO). Consultez la Liste des municipalités de la Montérégie et de l’Estrie visées par la surveillance rehaussée (PDF 216 Ko) et la Carte de la zone de surveillance rehaussée (PDF 1,26 Mo) de la rage du raton laveur au Québec pour connaître l’étendue du territoire de cette zone.

Retour de la rage du raton laveur au Québec

En décembre 2024, un cas de rage du raton laveur a été détecté sur le territoire québécois, et ce, malgré les opérations de contrôle réalisées au Québec et au Vermont. Il s’agit du premier cas détecté depuis celui découvert dans le sud-ouest de la Montérégie en 2015. D’autres cas ont été découverts en Estrie et en Montérégie depuis janvier 2025.

Depuis mars 2022, plusieurs cas de rage du raton laveur ont été détectés chez des ratons laveurs et des mouffettes dans le secteur de Burlington, dans l’État du Vermont, aux États-Unis. En 2023 et 2024, les cas détectés se sont rapprochés du Québec. Des interventions d’envergure sont déployées par les autorités américaines afin de limiter l’expansion de ce foyer épidémique et de l’éliminer. L’étroite collaboration avec les autorités américaines se poursuit afin que les meilleures stratégies soient mises en œuvre pour limiter la propagation de la rage du raton laveur de part d’autre de la frontière canado-américaine.

De 2006 à 2009, un total de 104 cas de rage du raton laveur avaient été confirmés chez les animaux sauvages au Québec. Les opérations de contrôle avaient alors permis de freiner la propagation de la rage du raton laveur dans la province après cette première introduction. Un seul autre cas isolé avait été détecté par la suite en 2015.

Signaler un animal suspect

Seuls les ratons, les mouffettes et les renards des régions de l’Estrie et de la Montérégie font actuellement l’objet d’une surveillance. Vous pouvez signaler ces animaux sauvages s’ils sont malades, blessés ou morts, ou si vous les suspectez d’avoir des signes de la rage.

Remplir le formulaire en ligne

Ailleurs au Québec, si vous trouvez que le comportement ou l’état de santé d’un raton, d’une mouffette ou d’un renard semble anormal, vous pouvez également le signaler.

Biodiversité, Faune et Parcs - Service clientèle

Opérations de contrôle

Les opérations de contrôle ont pour but de contenir, de réduire ou d’éliminer la rage du raton laveur dans un territoire donné. La vaccination des animaux sauvages par épandage manuel et aérien d’appâts vaccinaux est le moyen principal d’intervention. Elle vise à immuniser des ratons laveurs, des mouffettes et des renards contre la maladie, afin de protéger la santé humaine.

En 2024, en raison du risque élevé de retour de la rage du raton laveur, les opérations de contrôle ont repris en Estrie et en Montérégie. En 2025, deux opérations de contrôle ont été réalisées : en avril et en août-septembre. Une troisième sera menée en octobre. Ces opérations devront se poursuivre dans les prochaines années afin de freiner la propagation de la maladie au Québec et de l’éliminer.

Épandage manuel

Du 23 au 31 octobre 2025, un épandage manuel d’appâts vaccinaux aura lieu en Estrie. Les appâts seront déposés près des zones boisées, des cours d’eau, autour des champs, des installations agricoles et des bâtiments abandonnés, et près des poubelles. Les équipes du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs couvriront environ 1 600 km² dans 24 municipalités de l’Estrie, en dispersant 134 000 appâts vaccinaux. Consultez la Liste des municipalités de l’Estrie (PDF 95 Ko) visées par les opérations de contrôle et la Carte des opérations de contrôle de la rage du raton laveur (PDF 1,63 Mo) au Québec pour connaître l’étendue du territoire visé par l’épandage.

Appât vaccinal

Les appâts vaccinaux utilisés lors des opérations de contrôle contiennent un vaccin destiné aux animaux sauvages. Leur composition a été élaborée pour attirer spécifiquement certaines espèces plus que d’autres. Le vaccin contenu dans l’appât est considéré comme sécuritaire pour les humains, les animaux domestiques et l’environnement. Il ne peut pas transmettre la rage aux humains ou aux animaux. 

Toucher les appâts avec les mains peut les rendre moins attirants pour les animaux visés et donc moins efficaces. Il faut éviter de les manipuler. Il existe une faible possibilité qu’une personne dont le système immunitaire est affaibli développe une infection (de type rhume) et des complications si elle est en contact avec le liquide vaccinal. Comme un médicament, un appât vaccinal doit être manipulé avec précaution.

L’appât vaccinal ressemble à un sachet de ketchup verdâtre ou à un ravioli vert kaki. Il dégage une odeur sucrée qui attire les espèces visées. Son enveloppe est conçue pour résister à l’impact d’un largage aérien et aux intempéries. En raison de sa couleur « camouflage », une fois épandu, il se confond avec l’environnement et il est très difficile à repérer par les humains.

Si vous trouvez un appât vaccinal

Si l’appât est intact, qu’il se trouve dans un lieu accessible aux animaux sauvages et à l’écart de l’activité humaine, laissez-le sur place sans le manipuler. Il sera ainsi disponible pour être consommé par les animaux visés.

Pour vous débarrasser d’un appât vaccinal intact qui se retrouverait par inadvertance dans un lieu passant, dans une récolte ou dans l’environnement immédiat d’animaux d’élevage, jetez-le aux poubelles. Il est recommandé de porter des gants pour le manipuler et de le placer dans un contenant étanche (sac de plastique, plat en plastique, etc.). Nettoyez soigneusement les fruits ou légumes qui auraient pu être en contact avec l’appât.

Si l’appât est perforé ou brisé, évitez d’entrer en contact avec le liquide vaccinal et utilisez des outils, comme une pelle, pour le jeter dans un contenant étanche. Il faut toujours bien se laver les mains après ces manipulations.

En cas de contact avec un appât perforé ou brisé, joignez Info-Santé 811 ou composez le numéro qui apparaît au dos des appâts, afin d’évaluer s’il y a un risque pour la santé. 

Si un appât vaccinal a été en contact avec des fruits ou légumes destinés à la consommation humaine ou encore ingéré par un animal d’élevage, informez le Centre canadien des produits biologiques vétérinaires au 1 855 212-7695 et les autorités du programme provincial de vaccination des animaux sauvages contre la rage du raton laveur du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs au 1 877 346-6763. 

Si votre animal domestique a mangé un appât et que vous avez des questions ou des inquiétudes, consultez un médecin vétérinaire. Il est très important de noter que vous ne pouvez pas considérer votre animal de compagnie comme vacciné contre la rage s’il a consommé un appât vaccinal. Les appâts vaccinaux sont conçus pour les animaux sauvages comme les ratons laveurs et les mouffettes, qui sont les principales espèces « réservoir » de la maladie en milieu naturel. Leur efficacité n’a pas été testée ni prouvée chez les animaux domestiques.

Dernière mise à jour : 10 février 2026

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